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  5. Céline Abi Khalil : l’art-thérapie en pratique

Céline Abi Khalil : l’art-thérapie en pratique

  • mis à jour le mercredi 16 décembre 2020
  • 22 Min d'écoute

/ 5.

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Qu’est-ce que l’art-thérapie ?

Depuis la nuit des temps, les hommes ont toujours perçu un pouvoir thérapeutique dans l’art, mais il faudra attendre le début du 20e siècle pour en prendre pleinement conscience. Des psychiatres étudient des productions de personnes internées dans les hôpitaux psychiatriques et en dégagent une catégorie qu’ils nomment art psychopathologique. En parallèle, Freud théorise et enseigne la symbolisation, qui deviendra le socle du développement de l’art-thérapie.

Dans son sens premier d’origine latine, le mot « art » signifie « faire avec », et c’est de cela qu’il s’agit en séance.

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L’art-thérapie ce n’est donc pas un atelier de dessin ou de sculpture, c’est un atelier de bricolage qui emmène la personne vers un lâcher-prise qui lui permet d’oser une voie singulière pour se réinventer, se dire, reprendre sa parole, à l’abri de tout jugement, de tout objectif esthétique ou de quoique ce soit d’autre. C’est un rendez-vous avec soi-même et une forme de médiation créative, comme un support qui va nous permettre de mettre des mots sur nos maux.

Pour comprendre au mieux cette pratique, nous rencontrons Céline Abi Khalil qui a accepté de nous raconter son parcours et son expérience d’art-thérapeute.

Rencontre avec l’art-thérapeute, Céline Abi Khalil

De comptable à sculptrice

  • Céline, depuis 6 ans tu es art-thérapeute après avoir été comptable. Pourquoi as-tu voulu changer de vie professionnelle ?
  • Céline Abi Khalil : Après plusieurs années, entre vie de famille, travail et loisir, l’ordre des choses tenait tant bien que mal. Avec un sentiment de lassitude et de non-sens récurrent au niveau professionnel. J’ai toujours eu beaucoup d’intérêt pour la psychologie et la psychanalyse et il y a 6 ans je décide d’en entreprendre une.

Ce travail psychanalytique m’a fait prendre conscience que je devais aller vers la sculpture, de faire d’un loisir mon activité principale. Mais pas seulement, j’ai compris aussi que c’était lors de la création, lorsque je modelais la terre, grattais du plâtre, taillais de la pierre etc. que je me sentais bien.

Mais cela ne serait pas complet sans évoquer mon expérience de maman de 2 enfants de 24 et 22 ans, dont l’un souffre de dyspraxie. Il a fallu redonner confiance à un enfant exclu scolairement par les enseignants et par les enfants. Alors c’est un autre chemin que nous avons décidé d’entreprendre. Un chemin où il y avait de la place pour toute forme de curiosité, d’invention et de création à la maison, sans le savoir, on créait et on était heureux. Et finalement, le reste suivait. Cette expérience m’a emmené sur une réflexion plus globale sur « l’accompagnement autrement » pour se diriger vers un mieux-être.

De sculptrice à art-thérapeute

  • Comment s’est passée la transition entre le métier d’artiste à celui d’art-thérapeute ?
  • Céline Abi Khalil : Je n’étais pas forcément heureuse d’exposer ou de vendre mais j’étais bien dans le processus de création. C’était lui qui me permettait de me sentir mieux, de transformer mes maux en autre chose.

Ma recherche a été alors de comprendre où était le pivot, le point où j’arrivais à prendre ce recul pour relancer cet élan créatif, cet élan de vie.

La deuxième étape a été de comprendre comment travailler cette approche, la transmettre et en vivre. J’ai trouvé une école, Profac, orientée vers la psychanalyse. Leur formation dure entre 1 et 3 ans et n’est pas la plus simple, car il faut se mettre soi-même au travail avant de vouloir prétendre accompagner les autres.

Cela vient remuer des choses au fond de vous, mais c’est grâce à ce travail que j’ai pu comprendre ce qui était charnière dans le processus créatif et devenir art-thérapeute.

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Depuis sa formation terminée, Céline intervient dans divers endroits, essentiellement auprès des enfants :

  • En cabinet avec des enfants en échec et/ou en souffrance scolaire, la moyenne d’âge est entre 11 et 14 ans.
  • En institution médico-éducative avec des enfants entre 4 et 18 ans présentant des troubles autistiques.
  • En entreprise dans un programme de jeunes en inclusion professionnelle.

L’art-thérapie en pratique

Quand et pourquoi consulter ?

  • Comment on se dit « tiens j’ai besoin d’une séance d’art-thérapie » ?
  • Céline Abi Khalil : On peut en avoir besoin n’importe quand. Que l’on soit un enfant, un adolescent, un adulte, une personne âgée, que l’on présente un handicap ou des troubles autistiques ou psychotiques, nous rencontrons tous différentes sources de souffrance à un moment de notre vie.

Les sources de souffrances étant :

      • Le manque de confiance en soi,
      • Les difficultés d’expression de communication,
      • Le sentiment d’être différent,
      • Les problèmes de résultats scolaires, les problèmes comportementaux,
      • Les difficultés à affirmer sa personnalité,
      • Les difficultés sociales,
      • Les changements familiaux,
      • Les troubles liés à l’angoisse,
      • La gestion des émotions,
      • La dépression,
      • L’isolement,
      • Enfin quand les personnes n’arrivent plus à faire avec.
  • Comment se passe une séance ?
  • Céline Abi Khalil : Il y a d’abord une première rencontre où la personne vient aborder les choses qui ne vont pas bien pour elle. Mon objectif est alors de mettre en place pour les séances suivantes un dispositif où la personne va pouvoir élaborer, bricoler quelque chose. Ce bricolage est souvent accompagné d’une invitation poétique qui va permettre à la personne de partir sur un chemin où elle va pouvoir s’ouvrir à quelque chose d’autre.

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Une séance peut durer entre 30 min et 1h, cela dépend des personnes. Certains vont avoir envie de partager quelque chose, d’autres auront besoin de silence. Ce n’est pas le rôle de l’art-thérapeute de les solliciter. Le plus important est que le processus soit enclenché et dure en dehors de la séance.

Est-ce efficace ?

  • Combien de temps dure une art-thérapie et pour quels résultats ?
  • Céline Abi Khalil : Je ne suis pas dans un souci de résultat, mais d’accompagnement.

Le résultat ou la guérison appartient au patient et non au thérapeute. Je mets en œuvre des choses pour faciliter le chemin, sans avoir une méthode duplicable pour tous, c’est à chaque fois une rencontre et une histoire singulière.

Durant la séance j’ai une posture qui est plus orienté dans la psychanalyse, c’est-à-dire que je vais essayer de laisser la place à l’autre pour s’inventer, se créer autre chose, faire le chemin.

Avec les enfants, c’est souvent très rapide. Au bout de quelques séances, ils vont mieux. En institution, c’est un travail très différent parce que c’est un accompagnement à long terme.

  • Sachant que tu travailles surtout avec les enfants, quelles relations entretiens-tu avec les parents ?
  • Céline Abi Khalil : La rencontre se fait au début avec les parents, ensuite avec l’enfant seul, puis on se met au travail sans pression. L’enfant a le droit de refuser une séance par exemple. Il y a certains prescripteurs qui ne trouveraient pas ça bien, mais quand je vois un enfant prendre la parole, oser dire non, s’exprimer alors qu’il n’y arrivait pas avant, pour moi le processus de création a fait le job et c’est un beau cadeau.
Texte et propos de Céline Abi Khalil recueillis par Amal Dadolle
écrit par

Amal Dadolle

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