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Choisir sa contraception en conscience

  • mis à jour le mercredi 6 novembre 2019
  • 29 Min d'écoute

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J’arrête la pilule : marre de souffrir pour ma contraception 

Chaque femme, ou presque, a affronté dans sa vie les effets secondaires d’une pilule contraceptive, d’un stérilet, d’un patch contraceptif ou encore d’un anneau vaginal. Pourtant le phénomène reste encore largement invisible, voire banalisé quand il n’est pas nié.

Lasses de subir ces effets indésirables, de plus en plus de femmes se retrouvent sans contraception, faute d’en trouver une qui leur convienne. Elles affrontent ces situations souvent seules et dans le plus grand désarroi.

Dans son dernier livre « Marre de souffrir pour ma contraception », la journaliste Sabrina Debusquat, et autrice de « J’arrête la pilule »  met en lumière cette parole féminine sur les méthodes contraceptives et nous enjoint de continuer à bâtir les fondations d’un monde où plus personne n’aura à souffrir pour sa contraception.

Les limites de la contraception hormonale

  • Que reprochez-vous aux moyens de contraception hormonale d’aujourd’hui ?

Dans les années 1960, on a médicalisé la contraception . Les professionnel de santé ont proposé à des personnes qui n’étaient pas malades de prendre des médicaments ou des dispositifs médicaux pour qu’elles puissent éviter des grossesses indésirées.

A l’époque, nos grands-mères n’avaient pas trop le choix et subissaient donc les effets secondaires. Deux, trois générations plus tard, on n’a plus du tout la même tolérance à ces effets secondaires. D’autant plus qu’on connait aujourd’hui les effets des perturbateurs endocriniens sur l’organisme.

Aujourd’hui, se pose la question de la pérennité de ce choix qu’on a fait dans les années 1960.

La pilule, un pis-aller

  • Certains médecins vantent les bienfaits de la pilule, notamment pour soulager les douleurs de règles ou de l’acné. Qu’en pensez-vous ?

A chaque fois que la pilule est proposée pour l’acné ou l’endométriose , elle ne fait que masquer la douleur et les symptômes, qui continuent à évoluer. On a des études qui montrent que des endométrioses ont évolué silencieusement, qui sont donc beaucoup plus difficile à traiter et qui atteignent la fertilité.

La pilule n’est pas une solution mais un « pis-aller ».

Les effets secondaires de la contraception hormonale

  • Pouvez-vous nous rappeler quels sont les effets secondaires de la contraception hormonale ?

Depuis 2005, il est attesté par le Centre international de recherche sur le cancer que les effets secondaires graves de la contraception hormonale sont les accidents thrombotiques, les embolies pulmonaires, les phlébites et de légers surrisques de cancer du sein, du col de l’utérus, du foie et des voie biliaires.

Plus on prend la pilule jeune, et longtemps (au-delà de 10 ans), plus les risques sont présents.

A cause de la contraception hormonale, 3000 femmes chaque année en France finiraient à l’hôpital, dont 83 décéderaient.

Il est temps que notre société n’accepte plus que des femmes en parfaite santé meurent chaque année pour avoir une des rapports sexuels Donc oui, la pilule a été un très bon progrès, mais maintenant on a besoin d’aller plus loin.

Génération no pilule : les solutions pour une contraception sereine

  • Dans votre livre, vous faites part de propositions pour avoir une contraception plus sereine. Quelles sont-elles ?

Les femmes doivent libérer leur parole. « La parole est difficile à libérer parce que la pilule est vue comme un progrès, et on passe pour une ingrate dès que l’on commence à la remettre en question. »

Mais si on ne met pas la pression pour que la contraception devienne un enjeu de santé publique, il est probable que rien n’évoluera. Car, « tant qu’on n’a pas prouvé que les effets secondaires existent par des études, cela n’existe pas. »

Chiffrer sérieusement les effets secondaires, que l’Etat fasse des calculs pour enfin allouer des budgets pour trouver de nouvelles contraceptions.

Démisogynéiser le milieu gynécologique. En tant que professionnel, l’éthique demande à ce que les gynécologues ne tombent « pas dans un paternalisme ou un discours idéologique autour de la pilule qui étouffe la parole des femmes. »

Une formation indépendante des médecins. Il faut que nos médecins soient formés de façon indépendante. « Nos médecins et nos gynécologues sont formés à 98 % par l’industrie pharmaceutique ».

Cesser les attaques aux droits à l’IVG. « 130 centres sont fermés, or comme les contraceptions ne sont pas efficaces, beaucoup de femmes doivent faire une IVG. »

 la pilule pour les hommes

Quelles sont les alternatives à la contraception hormonale ? La pilule pour les hommes (pourrait-elle en être ?

La contraception masculine pourrait être un outil qui permettrait une égalité de fait. Maintenant, j’invite tout le monde à déjà se projeter dans une contraception sans souffrance pour les hommes et pour les femmes.

Comme alternatives à la contraception hormonale, il existe aujourd’hui le préservatif masculin, le diaphragme, la symptoternie, l’allaitement et le slip chauffant pour testicules.

La libéralisation du corps de la femme

  • Pourquoi faire de la pilule votre cheval de bataille ?

En 2014, j’avais arrêté la pilule, et je me suis rendu compte que je n’avais plus de petites maladies chroniques qui avaient commencé avec la pilule. Elles se sont arrêtées totalement, dont notamment la baisse de libido, qui peut briser des couples.

Quand j’ai fait mon article sur la pilule en 2014, j’ai ouvert une boîte de Pandore où j’ai reçu plus de 500 témoignages de femmes me disant qu’elles se reconnaissaient dans l’article. Là je me suis dit qu’il y avait quelque chose à creuser. Mon instinct journalistique m’a dit qu’il fallait creuser.

Au nom de principes financiers, d’une idéologie où la pilule est le porte-étendard de la libéralisation du corps de la femme, on n’écoute pas les femmes qui parlent depuis 60 ans des effets secondaires de la pilule. Il serait temps de les écouter pour avancer.

  • Quel sera le sujet de votre prochain ouvrage ?

Le prochain ouvrage sera sur les femmes et l’effondrement. C’est-à-dire que potentiellement, d’ici 2030-2050, nos sociétés pourraient totalement s’effondrer à cause d’un krach économique ou écologique. La question est de savoir que deviendront les avancées des droits acquises par les femmes dans ces nouveaux contextes ?

La finalité c’est que je veux réfléchir à un féminisme qui ne soit qu’entre les mains des femmes et qui ne dépendent de rien d’autre.

Encore merci Sabrina, et nous suivrons de près votre actualité !

De votre côté, chères amies, n’hésitez pas à venir témoigner de votre expérience de la contraception hormonale en utilisant le hastag #payetacontraception

Must read : « Marre de souffrir pour ma contraception. Manifeste féministe pour une contraception pleinement épanouissante - de Sabrina Debusquat aux éditions les liens qui libèrent
écrit par

Amal

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