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Guide de défense contre la manipulation cognitive  

Sommes-nous sûrs de savoir bien penser ? Non pas au sens moral, mais qualitatif.

Si la question est un brin provocatrice, elle est plus que justifiée à l’ère des fake news, du complotisme et des foires d’empoigne que sont devenus les réseaux sociaux et les chaînes d’information.

Très certainement, sommes-nous (plus ou moins) épargnés par ce tapage virtuel.

Mais le sommes-nous autant que nous le pensons ? Par exemple, échappons-nous complètement aux filets de la post-vérité, ce phénomène désolant où la considération de son opinion et de ses émotions l’emporte sur celle des faits réels ?

La réponse n’est pas si évidente pour Joëlle Proust, philosophe, directrice de recherche émérite au CNRS, membre de l’Institut Jean-Nicod et du Conseil scientifique de l’éducation nationale.

Son domaine de recherche principal est la méta-cognition, qui est la capacité de penser le contenu et l’organisation de ses pensées.

Son dernier ouvrage « Penser vite ou penser bien ? » (Odile Jacob, 2021) dévoile les mécanismes dont dépend l’action cognitive (un autre nom pour désigner le fait de penser) et comment celle-ci peut être socialement manipulée par la publicité, les discours péremptoires et nos proches.

Ces questions en amènent d’autres : comment éviter les pièges et retrouver de l’intelligence et de la pertinence cognitive ?

De façon plutôt simple : d’une part en comprenant les fameux mécanismes qui agissent sur l’action cognitive et, d’autre part, en s’initiant à quelques stratégies cognitives salvatrices.

Comment pensons-nous ?

La théorie actuellement la mieux connue du grand public pour comprendre comment nous pensons, est la théorie dite duale.

Duale, parce qu’elle met en évidence deux modes de pensées distincts et complémentaires : le mode intuitif et le mode réfléchi.

La théorie mise en valeur par Joëlle Proust est la théorie du compromis entre efforts / bénéfices que nous retrouvons également dans l’action pure.

Sans que nous n’en soyons jamais conscients, tout ce que nous faisons et entreprenons résulte toujours d’un calcul rapide entre l’effort demandé et le coût rapporté. C’est ce même mécanisme qui agit sur l’activité cognitive.

Il existe trois types de compromis, autrement dit 3 types d’action cognitive :

  • L’action cognitive impulsive, qui s’enclenche quand nous cherchons à combler une difficulté inopinée dans notre pensée. Cela peut être aussi bien de remédier à un oubli, une erreur de raisonnement ou de préciser sa pensée.
  • L’action cognitive routinière qui s’enclenche quand nous cherchons à acquérir une information à faible coût. Ce que notre société technologique offre généreusement. Par exemple, en résolvant une équation en s’aidant d’une calculatrice, ou en allant sur Wikipédia plutôt qu’à la bibliothèque.
  • L’action cognitive stratégique qui apparaît lors d’un véritable effort d’attention, de recherche et de travail de la pensée pour atteindre une compréhension profonde d’un phénomène, d’une situation ou d’une personne. Ecrire une thèse, mener une enquête, préparer un business plan ou réfléchir à son orientation professionnelle.

Ces actions cognitives sont associées à des sentiments méta-cognitifs. C’est-à-dire les sentiments et ressentis qui nous traversent pendant l’exercice de la pensée.

Ces sentiments jouent un rôle déterminant, puisque ce sont eux qui façonnent notre style de pensée, et par extension, nos comportements et choix de vie.

Pourquoi préférons-nous penser vite plutôt que bien ?

écrit par

La rédaction

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