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Comment ne plus avoir peur du futur ?

  • mis à jour le mercredi 25 novembre 2020
  • 5 Min de Lecture

/ 5.

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La mélancolie du futur

Le brouillard et la tempête comme horizon

Selon un sondage Ifop de 2019, 84 % des Français appréhendent le futur avec inquiétude. On peut aisément le comprendre : clivages sociaux multiformes, instabilité dans les rapports de forces internationaux, grosse crise économique en perspective. Sans oublier naturellement l’urgence climatique avec l’émergence de l’éco-anxiété et les peurs liées au danger d’internet, des cyberguerres et de l’intelligence artificielle.

Nous vivons un temps d’incertitude et chaotique, avec en plus l’impression que le temps nous manque et s’est accéléré au regard d’un rythme de vie où l’urgence est quotidienne.

Psychologue, psychothérapeute, responsable de la formation APEP au CHU de Pitié-Salpêtrière, professeur émérite de l’Ecole des psychologues praticiens et auteur de nombreux ouvrages, Alain Braconnier s’est penché sur cette peur de l’avenir, nommée la mélancolie du futur, devenue récurrente chez ses patients.

Les trois terreaux de la mélancolie du futur  

La mélancolie du futur trouve sa source dans trois aspects propres à notre société moderne :

Le royaume de l’éphémère

à savoir le flot continu d’informations instantanées qui n’aident pas à prendre du recul et à penser sereinement.

Le monde à portée de main

Cette idée incarne notre capacité à voyager très vite mais également celle de pouvoir ramener chez soi n’importe quelle partie du globe via internet et les réseaux sociaux. Or, cette « proximité » avec le monde entier n’est pas sans lien avec les peurs liées à la mondialisation, à la perte d’identité et au refuge identitaire.

Le règne de l’égo

Où un individualisme exacerbé nous pousse à voir et penser la vie selon notre unique prisme. Résultat, on reste sur ces certitudes, même si celles-ci n’ont aucun fondement.

Pour gérer émotionnellement au mieux cette mélancolie, Alain Braconnier a relevé deux comportements défensifs :

  • Une attitude pessimiste et nostalgique du passé avec comme rengaine « c’était mieux avant ». Cette attitude concerne davantage les plus âgés mais il n’est pas rare de la voir chez les plus jeunes. C’est, par exemple, le cas des adolescents dont la question de leur avenir les rend nostalgiques d’une enfance insouciante.
  • Un optimisme forcé avec l’idée que le progrès sera notre salut. « Il se passera bien quelque chose pour nous sortir de là ». C’est typiquement le discours des gouvernements, peu enclins à remettre en question un système complexe. Au niveau personnel, cette attitude est le signe d’un déni de réalité.

Plutôt que de se replier sur le passé ou de fermer les yeux, Alain Braconnier préconise d’introduire une pensée philosophique capable de soutenir un optimiste ouvert, lucide et constructif. Pour ce faire, il s’appuie sur Sénèque.

Sénèque à la rescousse

Humilité et lucidité  

Pour les stoïciens, ce qui nous rend malheureux, ce n’est pas tant le futur dont nous ne savons rien, que de notre adhésion à des pensées du mental et des projections catastrophiques. Ce sont ces dernières qui sont la véritable source de nos peurs et souffrances.

Comment changer ce mode de fonctionnement ? En comprenant que le bonheur repose sur la capacité à pouvoir distinguer ce qui dépend de nous à savoir nos émotions et pensées, de ce qui ne dépend pas de nous comme ce qu’il se passe dans le monde et ce qu’il en adviendra. Marc Aurèle disait : «il ne faut pas s’irriter contre les choses, car elles ne s’en soucient pas ! »

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Il ne s’agit pas de rester cloisonner dans sa bulle et de rejeter le monde, il s’agit d’être lucide et humble en prenant sa place (limitée) dans ce monde, c’est-à-dire en s’incarnant pleinement sans souffrir plus qu’il est nécessaire.

Cela demande un courage certain, mais également de revoir sa vision du monde et de l’univers si besoin.

Tout a une raison d’être

Selon la pensée stoïcienne, quand on se laisse emprisonner dans des projections et des peurs c’est que l’on refuse d’accepter le monde tel qu’il est.

Pour les Anciens, le monde repose sur des lois de l’univers qui le rende viable. Sans ces lois sacrées, tout s’effondre. Il est à noter que cette pensée a été validée par les physiciens modernes qui ont reconnu la présence d’une intelligence mathématique dans les lois de l’univers.

En partant du principe que ce monde repose sur des lois intelligentes, rien n’est donc fait au hasard. Tout a sa raison d’être et de venir, que cela soit la Covid-19 et les diverses crises que nous traversons. Le monde n’est ni fou, ni dangereux, il est logique et rationnel. Tout ce qu’il se passe est une conséquence de causes antérieures. Rien ne tombe du ciel, tout est déterminé. C’est en cherchant à comprendre l’origine et les causes que l’on peut comprendre comment nous en sommes arrivés à cette situation d’aujourd’hui.

Plus on s’informe en qualité, plus on comprend ce qu’il se passe autour de nous et plus nous sommes enclins à l’accepter. Et c’est en acceptant les choses telles qu’elles sont et non pas comme nous voudrions les voir, que l’on peut commencer à se libérer des angoisses et des peurs liés au futur.

En résumé, soyons clairvoyants quant à nos responsabilités et nos limites et sachons affermir notre cœur et notre esprit quand nous sommes mis en difficulté.

Autres ressources pour appréhender le futur

Dans un monde abondant et sur les starting block, il est également urgent d’enclencher le mouvement inverse, en ralentissant, en se renouant des liens avec la nature et en faisant le tri pour recentrer son énergie sur l’essentiel.

Un dernier conseil, variez vos médias. Il n’y a pas mieux que les chaînes d’information continue axées sur le sensationnel, la peur et le tragique, pour alimenter la mélancolie du futur. Les bonnes nouvelles y sont plus rares, car elles attirent et fascinent moins. Pourtant elles existent aussi.

Face aux nombreux défis qui nous attendent, des solutions sont déjà en place. On le voit dans les techniques alternatives d’agriculture, comme l’aquaponie et la permaculture. Sur les enjeux alimentaires et écologiques, de nombreux projets et solidarités locales se développent dans l’ombre et promeuvent une autre manière de faire et de consommer.

Quant à la nécessaire transition écologique et la destruction d’emplois qui l’accompagne un rapport de la Commission mondiale sur l’économie et le climat publié en 2018 vient contrebalancer les craintes. Selon leur étude, la transition écologique est susceptible de générer 26 000 milliards de dollars de gains économiques et de créer 65 millions d’emplois d’ici 2030. Tout espoir et optimisme sont donc permis.

Source : Alain Braconnier, « La peur du futur, comment ne plus s’angoisser », éditions Odile Jacob, 2019
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