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La mélancolie du futur

Le brouillard et la tempête comme horizon

Selon un sondage Ifop de 2019, 84 % des Français appréhendent le futur avec inquiétude. On peut aisément le comprendre : clivages sociaux multiformes, instabilité dans les rapports de forces internationaux, grosse crise économique en perspective. Sans oublier naturellement l’urgence climatique avec l’émergence de l’éco-anxiété et les peurs liées au danger d’internet, des cyberguerres et de l’intelligence artificielle.

Nous vivons un temps d’incertitude et chaotique, avec en plus l’impression que le temps nous manque et s’est accéléré au regard d’un rythme de vie où l’urgence est quotidienne.

Psychologue, psychothérapeute, responsable de la formation APEP au CHU de Pitié-Salpêtrière, professeur émérite de l’Ecole des psychologues praticiens et auteur de nombreux ouvrages, Alain Braconnier s’est penché sur cette peur de l’avenir, nommée la mélancolie du futur, devenue récurrente chez ses patients.

Les trois terreaux de la mélancolie du futur  

La mélancolie du futur trouve sa source dans trois aspects propres à notre société moderne :

Le royaume de l’éphémère

à savoir le flot continu d’informations instantanées qui n’aident pas à prendre du recul et à penser sereinement.

Le monde à portée de main

Cette idée incarne notre capacité à voyager très vite mais également celle de pouvoir ramener chez soi n’importe quelle partie du globe via internet et les réseaux sociaux. Or, cette « proximité » avec le monde entier n’est pas sans lien avec les peurs liées à la mondialisation, à la perte d’identité et au refuge identitaire.

Le règne de l’égo

Où un individualisme exacerbé nous pousse à voir et penser la vie selon notre unique prisme. Résultat, on reste sur ces certitudes, même si celles-ci n’ont aucun fondement.

Pour gérer émotionnellement au mieux cette mélancolie, Alain Braconnier a relevé deux comportements défensifs :

  • Une attitude pessimiste et nostalgique du passé avec comme rengaine « c’était mieux avant ». Cette attitude concerne davantage les plus âgés mais il n’est pas rare de la voir chez les plus jeunes. C’est, par exemple, le cas des adolescents dont la question de leur avenir les rend nostalgiques d’une enfance insouciante.
  • Un optimisme forcé avec l’idée que le progrès sera notre salut. « Il se passera bien quelque chose pour nous sortir de là ». C’est typiquement le discours des gouvernements, peu enclins à remettre en question un système complexe. Au niveau personnel, cette attitude est le signe d’un déni de réalité.

Plutôt que de se replier sur le passé ou de fermer les yeux, Alain Braconnier préconise d’introduire une pensée philosophique capable de soutenir un optimiste ouvert, lucide et constructif. Pour ce faire, il s’appuie sur Sénèque.

Sénèque à la rescousse

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