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  5. Comment savoir par cœur sans apprendre par cœur ?

Comment savoir par cœur sans apprendre par cœur ?

  • mis à jour le lundi 19 octobre 2020
  • 6 Min de Lecture

/ 5.

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Des limites du « par cœur »

La qualité de la sottise

Dans ses Mémoires d’outre-tombe, Chateaubriand partage une anecdote savoureuse de sa vie au Collège de Dol. Alors qu’il espère échapper à la vigilance du principal en se cachant dans le confessionnal, il est repéré et sommé de réciter la leçon du soir. Le jeune Chateaubriand s’exécute avec brio, sans toutefois rien comprendre à ce qu’il débite.

Loin de s’enorgueillir, Chateaubriand adulte écrit : « une chose m’humilie : la mémoire est souvent la qualité de la sottise ; elle appartient généralement aux esprits lourds, qu’elle rend plus pesants par le bagage dont elle les surcharge ».

Par mémoire, on doit comprendre ici le « par cœur ». Cet apprentissage qui se limite à la mémorisation des mots s’abstrait de la compréhension et donc d’un apprentissage intelligent et durable.

Les clés d’un apprentissage efficace

Que l’on soit un enfant, un ado, un étudiant ou un adulte mature qui doit passer des concours, examens et autres, apprendre fait partie de notre lot quotidien. Mais comment apprendre autrement que par cœur ? C’est là où Michèle Temam intervient.

Radiologue de profession et pianiste, Michèle Temam est également une experte en pédagogie. Une vocation venue jeune et par le plus grand hasard quand une amie lui a demandé de l’aider à préparer son oral du bac dans l’urgence. Une prouesse réussie et réitérée par la suite auprès des jeunes de son entourage et de ses quatre filles.

Selon Michèle Temam, pour qu’un apprentissage soit efficace, il doit être à la fois actif et attractif. Ce qui est rendu possible grâce à des techniques qu’elle présente dans son ouvrage « Savoir par cœur sans apprendre par cœur » et que nous partageons ici.

De la lecture active

Lire d’une traite sans chercher à tout comprendre

Pour s’initier à un nouveau savoir, il faut l’apprivoiser. Pour cela, Michèle Temam préconise de lire les informations d’une traite, sans s’arrêter, sans chercher à les retenir et ou à comprendre celles qui nous échappent. Seuls les génies et les experts dans leur domaine peuvent se targuer de mémoriser les informations à la première lecture.

Cette première technique, aussi surprenante soit-elle, est importante car elle résout une impasse dans laquelle nous sommes nombreux à échoir : la peur de l’inconnu, celui du nouveau savoir que l’on doit s’approprier.

Se sentant incapable d’ingurgiter la quantité de nouvelles connaissances, on se met à procrastiner en repoussant l’échéance de se mettre à travailler. Donc, si vous voyez votre ado freiner des quatre fers pour se mettre à ses devoirs, ce n’est pas forcément un signe de fainéantise, c’est plutôt la conséquence de sa peur.

Peur et procrastination laissent d’ailleurs leurs traces. On se retrouve avec des moments d’angoisses « je n’y arriverai jamais », des insomnies, sans oublier une certaine mésestime de soi-même.

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Il faut donc se lancer. Pour reprendre Eric-Emmanuel Schmitt,

« si on ne saute pas dans les trente secondes, on ne saute jamais ».

Cela suppose un lâcher-prise mais aussi une certaine compétence qui se forge avec la pratique : celle de pouvoir fixer son regard sur plusieurs mots sans se laisser retarder par la petite voix dans notre tête qui lit avec nous.

Cette approche n’est pas sans rappeler l’expérience de Fumio Sasaki pour prendre des nouvelles habitudes. La motivation n’est pas une question de « bon moment ». Pour qu’elle vienne, il faut éteindre son cerveau et s’y mettre. C’est l’action qui amène la motivation. Jamais l’inverse.

Lire en se concentrant sur un point

Enfin, la lecture active demande de séquencer le savoir en se focalisant sur un point précis. Pour cela, Michèle Teman préconise deux approches similaires, à choisir selon votre sujet d’étude.

La première est la technique des fils rouges, c’est-à-dire la recherche des suites logiques ou d’oppositions, des ressemblances de termes autour d’un même sujet ou thème. Cela peut être le déclenchement de la guerre de 14-18 où on va repérer les dates, les lieux, les figures principales.

La seconde est celle des tiroirs mentaux, où l’on va analyser une donnée sous différents angles. C’est particulièrement pertinent pour la science. Michèle Teman prend l’exemple de l’infection virale où on va regrouper les informations qui se situent à différentes échelles pour comprendre le processus dans sa globalité : celui du corps, de l’organe, du tissu, de la cellule et de la molécule.

Des techniques pour ancrer son savoir

Le ticket de bus

Après le travail de division du savoir en fil rouge et tiroirs mentaux, on va regrouper et organiser ces informations sous forme de croquis, de carte, de schéma ou de microfiche appelé ticket de bus.

Cette technique demande de la réflexion et un cheminement intellectuel et présente plusieurs avantages :

  • Elle participe à la mémorisation des connaissances.
  • Elle participe à l’appropriation d’un savoir grâce au cheminement intellectuel. La conception d’un ticket de bus peut évoluer en fonction des nouvelles connaissances et compréhensions.
  • Elle permet d’avoir une vision globale sur un sujet et de vite s’y retrouver au moment où on doit s’y replonger pour réviser.
  • Enfin, en étant actif, on se concentre plus facilement et plus longtemps.

Même les plus jeunes, les écoliers, peuvent s’initier à cette technique en commençant à juste organiser des informations simples.

L’arbre à chunks

Cette technique est très intéressante pour la mémorisation. Michèle Temam l’a élaboré en fonction de la réalité de notre charge cognitive, à savoir la quantité d’informations que nous pouvons retenir en même temps. Or il s’avère que nous ne pouvons pas aller au-delà de 4 informations, sinon il y a excédent et notre mémoire retient moins bien.

Devant une leçon à apprendre, une longue liste de mots, d’évènements ou de notions à mémoriser, il faut donc là encore séquencer le savoir en les classant en 4 grandes rubriques de façon logique. Si vous ne pouvez pas vous limiter à 4, une des rubriques devra avoir une sous-rubrique. C’est ainsi que vous construisez votre arbre à chunks avec ses différentes branches.

A noter que l’arbre à chunks présentent des avantages similaires au ticket de bus en termes de mémorisation et d’appropriation du savoir.

Apprendre en enseignant

Enfin, abordons une dernière approche de l’apprentissage actif, celle de prendre une posture d’enseignant et non plus d’élève ou d’étudiant.

C’est très simple, plutôt que de réciter son cours ou ses polycopiés au mot près, on va plutôt le restituer en s’imaginant être un prof ou un conférencier devant son auditoire.

Levez-vous, visualisez-vous être sur le devant de la scène et lancez-vous.

« On ne comprend ni ne connaît jamais aussi bien que ce qu’on enseigne »

dixit Michèle Temam.

Si vous avez un blocage, il y a une approche aussi très intéressante : celle de raconter ce qu’on a appris à son conjoint ou colocataire. Si vous n’avez ni l’un ni l’autre, appelez un parent comme votre grand-mère qui sera ravie d’avoir de vos nouvelles et d’en apprendre plus. Cela permet de prendre du recul en prenant conscience de ce que l’on maîtrise et ce qui pèche encore.

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Si vous êtes parents, demandez à votre enfant (qu’il soit collégien ou étudiant) de jouer au prof ou (s’il n’est pas sûr de lui) de juste discuter de son sujet en toute tranquillité. Ne lui demandez pas de réciter, veillez juste à ce qu’il n’oublie rien. Si c’est le cas, attendez le dernier moment pour lui dire ce qu’il a omis. Il faut que cela soit un moment agréable, et non pas stressant.

Apprendre avec le cœur

Cette dernière technique nous amène au dernier point, qui est l’état d’esprit. Rien de neuf sous le ciel peut-être, mais si on insiste sur ce repère, c’est parce que c’est essentiel. Sans plaisir, rien ne dure. Ce n’est pas juste une jolie philosophie, la science l’a validé, approuvé et Michèle Temam l’a résumé ainsi :

« On aime ce qu’on connaît et connaît ce qu’on aime ».

Pensez à votre propre parcours, vous devez certainement beaucoup mieux retenir les connaissances qui vous intéressent et vous amusent que celles que vous trouvez rébarbatives.

Pour que l’apprentissage et le travail ne soient plus assimilés à une action ennuyeuse au possible, il est donc important de revoir sa copie en apprenant à aimer étudier et apprendre. Comme l’écrivait Antoine de Saint-Exupéry :

« Si tu n’as pas ce que tu aimes, il faut aimer ce que tu as. »

Comment ? En adoptant des techniques plus sympas que le simple « par cœur » et en trouvant ses motivations : gagner sa vie, satisfaire un besoin de reconnaissance ou d’accomplissement. Cet effort ne sera pas sans récompenses : d’une part, vous êtes plus serein au quotidien, et d’autre part votre cerveau vous envoie dopamine et sérotonine à foison dès que vous vous mettrez au travail. Un véritable luxe de nos jours !

Source : Michèle Temam, « Savoir par cœur sans apprendre par cœur », éditions Odile Jacob, 2020
écrit par

La rédaction

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