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  5. Comment se libérer du perfectionnisme ?

Comment se libérer du perfectionnisme ?

  • mercredi 12 mai 2021
  • 4 Min de Lecture

/ 5.

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Comment se libérer du perfectionnisme ?

Qu’est-ce que le perfectionnisme ?

La perfection n’est pas de ce monde dit le dicton. Tout dépend de quel monde il s’agit, mais surtout tout dépend de ce que l’on entend par perfection. Or, bien souvent, ce que nous considérons comme parfait est ce qui est sans défaut, sans erreur, sans échec.

Pourtant, si on se réfère à l’étymologie, la perfection vient du latin « perficio », qui désigne « ce qui est fait jusqu’au bout, achevé ».

On pourrait rétorquer que si l’œuvre est achevée, elle est donc sans défaut. Sauf que le « sans défaut » peut être la conséquence de la perfection, mais cela n’est pas la perfection même, qui, se mesure davantage à l’engagement de soi plutôt qu’au résultat.

Le sens des mots n’enlève rien à la réalité qui est la nôtre : la perfection, telle qu’elle est comprise aujourd’hui est étroitement liée au résultat positif et à la réussite.

Un perfectionniste se reconnaît à son attitude. C’est celui ou celle qui a du mal à déléguer de peur d’être contrarié que les choses ne soient pas faites selon son idée. Se montrer incapable de lâcher-prise est la marque de fabrique du perfectionniste.

Joanna Smith, psychologue clinicienne, psychothérapeute, enseignante à l’Université Paris Descartes et auteure de « La puissance réparatrice de votre cerveau » paru aux éditions Dunod, détaille les raisons qui donnent naissance au perfectionnisme et les exercices susceptibles de nous en délivrer.  

Comment devient-on perfectionniste ?

Les deux expressions de perfectionnisme 

Selon Joanna Smith, il y a deux sortes de perfectionnistes :

  • Ceux qui sont dans une recherche excessive de performance, et veulent être parfaits tout le temps et partout. Cette exigence imposée à eux-mêmes se déverse sur leur entourage, à qui ils demandent la même ambition.
  • Ceux qui s’oublient et se soumettent aux autres en faisant de leurs besoins leurs priorités.

Quelle que soit la façon d’exprimer son perfectionnisme, celui-ci cache dans tous les cas une crainte du rejet et de ne pas être aimé pour ce que l’on est.

Pour le perfectionniste « performant », cette crainte le conduit à ne pas savoir reconnaître ses échecs ou erreurs. Quant au perfectionniste « servile », il a une tendance naturelle à développer le syndrome de l’imposteur quand il est mis en valeur.

Les blessures d’enfance liées au perfectionnisme

Ces craintes sont le fait de blessures d’enfance survenues au contact de parents qui se sont montrés excessivement exigeants, consciemment ou non.

Cette exigence a été telle pour l’enfant qu’il a perçu l’amour parental comme contractuel. Un amour subordonné à son comportement, sa capacité à répondre aux besoins du parent, ou encore à ses résultats scolaires ou extra-scolaires.

Ce qui débouche fatalement sur un stress chronique, des symptômes anxieux, ainsi qu’une incapacité à se développer et à reconnaître ses propres envies et ses besoins.

Comment se libérer du perfectionnisme ?

De plus, même si à l’adolescence une rébellion a lieu contre le parent, l’ado restera exigeant envers lui-même. Se rebeller n’est donc pas se libérer…

Au contraire même, car l’ado s’enfonce dans une autre forme de détresse, qui est celle de la procrastination, de la dépression et du repli sur soi. Sa logique étant que comme il veut bien faire mais se sent incapable de le faire, autant ne rien faire.

« Qui ne tente rien n’a rien », seulement il arrive que « rien » soit plus sécurisant que l’inconnu.

Si vous vous reconnaissez, vous pouvez tenter un petit exercice de visualisation en allant à la rencontre de votre enfant intérieur, pour le soigner et vous libérer de vos réflexes.

Deux conditions sont nécessaires pour cela : soyez sûr de ne pas être dérangé et retrouvez un souvenir de votre enfance qui vous a marqué. Plus le souvenir est précis, mieux c’est.

Exercice pour se détacher de la perfection

  1. Confortablement assis, faites trois grandes respirations.
  2. Visualisez votre souvenir, où vous avez subi une pression de vos parents, une demande, une attente que vous n’aviez pas les moyens de satisfaire.
  3. Laissez venir les ressentis désagréables. Essayez même de les localiser sur votre corps (ventre, plexus solaire, dos, etc.)
  4. Visualisez-vous adulte en train d’intervenir dans le souvenir. Adressez-vous à l’enfant que vous étiez, en lui expliquant qui vous êtes et votre intention de l’aider.
  5. Quittez le souvenir ensemble pour aller dans un endroit agréable (votre salon, ou un parc). Plus que visualiser l’enfant, essayez plutôt de ressentir qu’en vous-même vous êtes encore cet enfant.
  6. Essayez de lui monter votre affection en le tenant dans vos bras ou en lui caressant les cheveux. S’il montre des signes de réticences, n’insistez pas.
  7. Maintenant, fixez le dans les yeux, faites-lui sentir votre compassion et votre regret de le voir souffrir pour garder ou obtenir l’amour parental. Faites-lui sentir que vous êtes une épaule et que rien n’est de sa faute, et qu’il n’a pas besoin d’être parfait pour être aimé.
  8. Faites-lui découvrir votre vie, les choses, les personnes et les animaux, que vous aimez, votre conjoint, vos enfants, vos animaux.
  9. Sentez si l’enfant intérieur a des questions et prenez le temps d’y répondre. Restez un moment ensemble, puis remerciez-vous d’avoir consacré votre temps à soigner vos blessures intérieures.
  10. Respirez profondément. Si besoin, notez ce que vous ressentez avant de pouvoir passer à autre chose.

Cet exercice n’ayant rien d’une formule magique, il sera nécessaire de le répéter plusieurs fois pour que le cerveau fasse de nouvelles connexions. Le changement demande toujours du temps, et donc de la persévérance. Mais courage, selon un proverbe anglais, rien ne vient sans peine, sauf la pauvreté !

Source : Joanna Smith, La puissance réparatrice de votre cerveau, éditions Dunod, 2021
écrit par

La rédaction

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