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  5. Comment se sevrer des somnifères et anxiolytiques ?

Comment se sevrer des somnifères et anxiolytiques ?

  • mercredi 17 mars 2021
  • 6 Min de Lecture

/ 5.

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Etat des lieux de la consommation des benzodiazépines

Selon l’ANMS (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), 46 millions de boîtes de benzodiazépines (somnifères et anxiolytiques) ont été vendues en 2015. Chiffre impressionnant, mais beaucoup moins que celui de 2012, qui atteignait les 131 millions de boîtes vendues.

Si baisse il y a eu, elle n’est plus. La détresse psychologique liée au confinement et aux multiples crises en cours ou à venir (détresse financière et explosion du chômage) aura changé la donne, comme le confirme une étude de l’ANMS et de la CNAM publiée fin 2020, signalant une augmentation de 5 à 8 % de consommation de benzodiazépines.

Quels que soit les chiffres et les pourcentages, ils restent de toute façon trop élevés pour le Dr Patrick Lemoine, psychiatre, docteur en neurosciences, auteur prolifique et spécialiste reconnu du sommeil.

Dans son dernier livre « Docteur j’ai mal à mon sommeil » paru aux éditions Odile Jacob, il explique sa consternation de voir les benzodiazépines encore disponibles sur le marché.

Les somnifères tuent les nuits. Et pas que…

Les somnifères n’existent pas

Selon le Dr Lemoine, ces médicaments devraient être tout bonnement interdits. Non seulement ce sont des poisons lents, mais en plus, ils sont complètement inefficaces.

D’ailleurs, les médicaments que l’on appelle « somnifères » n’en sont pas en réalité. C’est encore un énième abus de langage, version autorisée du mensonge.

Le mot somnifère est la contraction de deux mots latin « somnis » et « fere » signifiant donc « qui apporte le sommeil ». Seulement, ce n’est pas ce que font les benzodiazépines.

« Tous ces produits sont des sédatifs, qui provoquent une anesthésie plus ou moins légère et qui ont essentiellement un effet antiéveil. De plus, ils déstructurent le sommeil en réduisant plus ou moins longtemps les stades importants (sommeil lent profond et sommeil paradoxal). Quand on est anesthésié, on ne dort donc pas réellement, on est juste inconscient, ce qui est très différent parce qu’on ne bénéficie pas des bienfaits du sommeil. »

De plus, au bout de 2-3 semaines de consommation de ces médicaments, l’effet sédatif s’épuise, contrairement à l’effet amnésiant. Autrement dit, non seulement on ne dort pas, mais on oublie qu’on ne dort pas.

Conclusion ? Les somnifères ne remplacent pas un sommeil réparateur, ils ne font que causer davantage de dégâts. Et pas des moindres.

Les autres dangers des benzodiazépines

Plusieurs conséquences mortelles sont liées aux benzodiazépines. Parmi elles on dénombre :

  • Une toxicité à long terme. La plus notable des études étant celle du professeur de psychiatrie Scott Weich, « Effect of anxiolytic and hypnotic drug prescriptions on mortality hazads : Retrospective cohort study », publiée en 2014 dans le British Medical Journal. Parmi ses conclusions, il apparait que les prescriptions des benzodiazépines sont associées à des risques de mortalité significativement accrus (4 décès supplémentaires pour 100 personnes) sur une période moyenne de 7 ans.
  • Les apnées du sommeil où l’on s’arrête de respirer dans son sommeil et sont à l’origine d’accidents cardio-vasculaires.
  • Les accidents de la route avec l’alcool et les drogues, les médicaments font partie des principales causes de mortalité au volant.
  • Les chutes mortelles pour les personnes âgées.
  • La levée d’inhibition avec amnésie qui peut amener à des conduites criminelles, intolérables ou suicidaires. Contrairement à la France, la justice américaine reconnait l’influence première de ces médicaments dans le passage à l’acte.
  • Le syndrome de Mendelson connu pour toucher les jeunes fêtards débridés. Ce syndrome désigne une mort terrible, où trop assommé pour se réveiller, on s’étouffe dans son vomi.
  • La maladie d’Alzheimer. 15 des 18 études menées sur le sujet démontrent un lien de cause à effet entre la prise de ces médicaments à long terme et la perte de mémoire.

Pour toutes ses raisons, mieux vaut se défaire de ces médocs.

Protocoles de sevrages aux médicaments

Protocole pour se sevrer d’une benzodiazépine

Il n’est pas du tout difficile de se sevrer des benzodiazépines, car contrairement aux idées reçues, elles ne sont pas très addictives. Si elles le sont, cela concerne uniquement ceux qui ont déjà développé des comportements addictifs.

En matière de sevrage, il y a deux écoles. Ceux qui arrêtent tout du jour au lendemain après avoir longtemps cogité. Ou ceux qui réduisent les doses jusqu’au sevrage complet.

Pour se sevrer des médicaments, seule la deuxième école est possible, car arrêter d’un coup un traitement lourd peut faire courir le risque d’avoir des bouffées délirantes ou une convulsion du genre épileptique.

Ainsi, dans le cas où vous prenez une benzodiazépine depuis moins d’un mois, il vous suffit de couper en deux le comprimé pendant deux soirs, puis avec un couteau de le couper en quatre pendant à nouveau deux jours pour enfin arrêter. En parallèle, pour éviter une rechute, il vous faudra vous interroger sur les causes de vos insomnies et mettre en place de nouvelles habitudes et hygiène de vie.

Si vous prenez une benzodiazépine depuis plus d’un mois, le sevrage sera forcément plus long et plus difficile. La règle est qu’il vous faudra diminuer d’un quart de comprimé tous les mois jusqu’à arrêt complet, en plus de toujours veiller à changer de rythme de vie.

Dans le cas où vous ne prenez pas une, mais plusieurs benzodiazépines, le sevrage est forcément plus difficile, mais pas impossible.

Protocole pour se sevrer de plusieurs benzodiazépines

Deux stratégies existent : le sevrage express et long.

Le sevrage express consiste à remplacer toutes les benzodiazépines par un seul médicament, l’oxazépam (ou le zopiclone en cas d’insomnie). Ne décidez pas seul de la dose à prendre, il s’agit du ressort de votre médecin ou d’un spécialiste. Ce nouveau traitement va durer 1 mois, le temps que le corps s’adapte. A partir de là, on peut réduire la dose d’un quart de comprimé toutes les 3 ou 4 semaines.

Le sevrage lent consiste à réduire d’un quart de comprimé chacun des médicaments. Là encore, il faudra faire être suivi par votre médecin pour décider de la cadence et de l’ordre des médicaments.

Quelle que soit que soit la voie, vous vous retrouverez à la fin avec un dernier quart de comprimé. Le sevrage ne se fera plus au niveau du corps mais au niveau du mental, car un quart de comprimé d’oxazépam ou autre tient davantage du placebo que d’un vrai traitement.

Pour passer cette dernière étape, le Dr Lemoine préconise d’acheter des boîtes de 30 gélules vides en pharmacie (ce qui ne coûte rien). Chez soi, on en rempli 5 gélules de farine ou de sucre en poudre, et les 25 dernières reçoivent un quart de comprimé.

Au mois suivant, ce sont 10 gélules remplies de farine ou de sucre pour 20 gélules de quart de comprimés. Et ainsi de suite. Tous les mois on enlève 5 gélules « actives » pour les remplacer par de gélules placebo.

Dès qu’il ne reste plus que 5 gélules actives, on peut réduire 1 gélule active par mois jusqu’à ce qu’il n’en reste plus.

Des solutions pour retrouver le sommeil naturel

Des bases saines et naturelles

Pour retrouver un sommeil naturel, le Dr Lemoine préconise plusieurs approches :

  • Revoir son rythme et hygiène de vie  pour en finir avec la fatigue en journée et retrouver son sommeil naturel
  • Prendre un traitement à la mélatonine à libération prolongée (1,9mg), l’hormone du sommeil. Et en parallèle, arrêter les écrans après 22h pour éviter que leur lumière bleue bloque la production naturelle de mélatonine. C’est indispensable pour remettre à l’heure notre horloge biologique.
  • Revoir son alimentation, car nos assiettes influencent aussi nos nuits en veillant à consommer des aliments riches en zinc (fruits de mer, viandes, fromages) et magnésium. Vous pouvez compléter votre régime avec d’autres compléments alimentaires qui démontré leurs bienfaits sur le sommeil comme le lactium, Le safran, l’honokiol et le magnolol (tous deux extraits du magnolia), le phlorotannin (extrait des algues), la levure de saké, ou des extraits de feuilles d’ashwagandha (ginseng indien).
  • Se mettre aux tisanes pour profiter des bienfaits de certaines plantes qui favorisent le sommeil naturel. Et elles sont nombreuses : la valériane, l’eschscholtzia, la passiflore, la rhodiole, la camomille, le tilleul, la verveine, l’aubépine, la lavande, la fleur d’oranger, la mélisse et le houblon (en particulier pour les femmes enceintes).

Derniers recours en cas d’insomnie occasionnelle

Dernier point, ne vous inquiétez pas si quelques insomnies persistent. Il arrive que nous soyons excités ou stressés par un quelconque évènement (mariage, entretien d’embauche le lendemain) et ce n’est pas grave du tout.

Essayez de vous calmer en pensant à autre chose. Si votre imagination vous fuit, vous pouvez tester des techniques de respiration comme la cohérence cardiaque, écouter le son des vagues via une application ou mettre doucement la radio pour vous bercer.

Et si rien ne marche, vous pouvez prendre de l’aspirine ou du paracétamol. Ces substances abaissent la température du corps et favorisent un sommeil naturel. Mais attention à ne pas en abuser, car à long terme, tous les deux sont potentiellement toxiques pour l’estomac (dans le cas de l’aspirine) et du foie (pour le paracétamol). Néanmoins, et de façon occasionnelle, ces médicaments sauveront vos nuits.

Source : Dr Patrick Lemoine, Docteur, j’ai mal à mon sommeil, éditions Odile Jacob, 2021
écrit par

La rédaction

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