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Covid 19 : ce que j’ai appris de cette crise sanitaire !

  • mis à jour le jeudi 28 mai 2020
  • 5 Min de Lecture

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Nos modes de vies plus dangereux que le covid 19 !

La période que nous traversons ne cesse d’interpeller la citoyenne que je suis. Je n’ai pas forcément bien vécu le confinement obligatoire qui m’est apparu, au-delà des incessantes voltefaces de communication des « sachants », comme une atteinte à ma liberté individuelle.

J’ai la chance de vivre dans la ville lumière et je n’ai toujours pas compris pourquoi les joggeurs n’avaient pas eu le droit de sortir entre 10h et 19h, créant ainsi des embouteillages dans les rues en début de soirée, alors que par définition un joggeur est assez intelligent pour courir dans les rues qui étaient quasi vides durant le confinement et donc laisser vacants les trottoirs pour les gens qui faisaient leurs courses.

L’enfer est pavé de bonnes intentions

Suite de cet excès de zèle, certains maires, malgré un retoquage du Conseil Constitutionnel, se sont sentis investis d’une mission divine pour nous imposer le port du masque obligatoire dans les rues.

Ma conviction profonde est que le choix de porter ou de ne pas porter un masque dans la rue doit rester une liberté individuelle, tout en sachant que selon Ben Killingley, consultant en médecine aiguë et en maladies infectieuses à l’hôpital University College de Londres, interrogé par le Guardian « il n’y a à ce jour aucune preuve solide que le port du masque puisse réduire la transmission du virus dans la communauté ».

Se laver les mains régulièrement au savon reste le moyen de prévention le plus efficace.

Que nous apprennent les premiers enseignements de cette pandémie du Covid 19 ?

L’impact monumental des maladies de civilisation sur le taux de mortalité du coronavirus

Tout d’abord, qu’avec un âge moyen des personnes décédées supérieur à 80 ans (ce qui est l’espérance de vie moyenne en France), c’est une maladie qui touche en priorité nos anciens et l’hécatombe qu’ont connu certains EPHAD doit nous interroger sur la place et le traitement de nos seniors.

Le deuxième enseignement est que la mortalité de ce virus devient significative (supérieure à 1% des personnes touchées) dès lors que les personnes touchées par le COVID 19 sont atteintes de maladies chroniques dites de « civilisation », comme l’obésité, le diabète ou l’hypertension.

Troisième et dernier enseignement, les personnes jeunes ou en activité professionnelle et en bonne santé ont un risque de décès quasiment nul sur le plan statistique, ou du moins pas supérieur à la fameuse grippe saisonnière. Tout en sachant que de très nombreuses personnes dites asymptomatiques ont contracté le virus sans même s’en rendre compte, par faute d’une politique de tests systématiques comme celle pratiquée dans les vrais pays riches (je crois qu’il faut se faire à l’idée d’un certain déclassement de la France, ce qui m’attriste mais il vaut mieux être lucide si nous voulons repartir de l’avant…).

Pour résumer, c’est votre état de santé générale, et donc votre immunité, qui détermine votre vulnérabilité face au virus…

Le choix de la peur comme argument de communication

A ces trois enseignements, j’aimerais également ajouter que j’ai eu le sentiment d’assister depuis mi-mars à la confrontation de deux forces, celle de la prévention vs. celle de la peur !

A titre d’illustration, je vais prendre l’exemple du JT de France TV, pour éviter le procès classique des grands médias aux mains des oligarques (Niel, Drahi, Arnault..).

Ce JT est capable de faire émerger la figure bonhomme et sympathique du Docteur Damien Mascret qui répond tous les soirs pendant 5 à 10 minutes aux questions des Français, en essayant d’être le plus rassurant et objectif possible, ce qui constitue de l’information préventive intelligente.

Mais ce même JT est capable de faire l’ouverture anxiogène du JT, post confinement, sur la découverte d’un foyer en Dordogne de……9 personnes qui ont contracté le COVID 19.

Neuf personnes donc qui ont chopé le virus, et qui statistiquement devraient toutes survivre, mais dans une information qui est présentée comme aussi dramatique qu’un tremblement de terre au Bangladesh ou un attentat meurtrier faisant des dizaines de morts !!!

Ce type d’informations de peur se retrouvent relayées en permanence par les chaînes d’informations, créant ainsi un climat de suspicion, y compris chez les populations classiquement les plus éduquées….Et je ne parle même pas de cette fameuse « deuxième vague », que l’on attend avec plus de terreur qu’un tsunami japonais !!!!

Les 4 enseignements post COVID 19

Afin que la prévention prenne toujours le pas sur la peur et la répression, souhaitons que cette crise sanitaire et économique ayant coûté de nombreuses vies et des dépenses de dizaines de milliards d‘euros que l’on pensait inexistants, soit l’occasion, dès à présent et avec une continuité de moyens et de volonté, de :

  • Décloisonner tous les savoirs : La science n’a pas le monopole de la connaissance ! Chaque savoir a son angle mort dixit le diabétologue André Grimaldi et le sociologue Frédéric Pierru*. « Le savoir clinique n’est pas le savoir pharmacologique qui n’est pas le savoir épidémiologique ou celui de l’infectiologie ou de la génétique. Pour autant ces éclairages différents ont tous leurs pertinences, l’important étant d’être conscient de leurs points aveugles, de leurs angles morts. » On peut regretter que le fameux conseil scientifique qui a été à l’origine de nombreuses décisions impactant la vie et la liberté des Français n’ait recruté aucun savoir philosophique et psychologique en son sein.
  • Instaurer la prévention comme un socle fondamental de notre santé et de notre vie sociale, en ayant le courage de se battre contre les lobbys d’une certaine industrie agro-alimentaire et pharmaceutique qui nous entraînent en permanence dans un cercle vicieux. A titre de contre-exemple positif, citons le médiatique Emmanuel Faber qui s’apprête à faire passer Danone comme première « entreprise à mission » cotée.
  • Instaurer toujours plus de transparence dans les débats et les décisions qui sont prises, en n’oubliant jamais que « nos » élus sont avant tout à « notre » service.
  • Repenser de nouvelles valeurs. Si cette crise peut se terminer sur une fin heureuse, ce n’est qu’à la condition de recodifier nos valeurs. La plupart des tendances négatives de notre société recouvrent la même problématique : le profit est notre priorité sociale principale et souvent unique. Or, toutes les données nous indiquent que notre salut ne dépend pas du profit mais de notre capacité à construire une société dans laquelle chacun puisse vivre dignement, sans mettre en péril les écosystèmes.

La lettre d’un enfant confiné à sa maitresse (extrait)

https://www.bloomingyou.fr/

En conclusion, j’aimerais vous citer un passage d’une lettre écrite par mon fils en classe de CM2 à qui on a demandé de raconter comment il vivait cette période :

« (…) Mes amis me manquent, et même si on revient à l’école, je ne suis pas certain que l’on pourra reprendre nos jeux d’avant mes copains et moi(..) ce coronavirus me pourrit la vie, deux mois confinés c’est énorme !

Le pire c’est que tout est annulé jusqu’à « nouvel ordre », le foot, la classe verte, mes vacances en Bretagne, mes vacances chez mes Grands Parents, et pleins d’autres choses encore !

Lave-toi les mains, mets un masque, ou encore reste à « 1 » mètre.

La pire chose qui puisse arriver c’est d’être privé de sa famille et de ses amis. Entre manger des betteraves et rester confiné, je préfère de loin manger des betteraves ! »

Je vous souhaite un déconfinement libre et éclairé…

Must read :

*Santé : Urgence. Urgences, crises de l'hôpital, vérité en médecine. aux éditions Odile Jacob

https://www.santemagazine.fr/actualites/actualites-sante/coronavirus-des-scientifiques-ont-developpe-un-test-de-risque-442876
écrit par

Amal Dadolle

Écologie

Époque

Prospective & économie

Société

9 commentaires
  • Répondre Benoît 'Mutos' Robin
    • mercredi 27 mai 2020
    • 11 h 47 min

    « Ma conviction profonde est que cela doit rester une liberté individuelle, tout en sachant que celui qui porte un masque est bien protégé de la personne croisée dans la rue qui choisit elle de ne pas en porter, assumant son propre risque !! »

    Je suis désolé, cette phrase m’a choqué : elle est FAUSSE et normalement (blog bien-être et développement personnel), vous auriez dû être au courant de ça. C’est le B.A.-BA.

    Un masque chirurgical ne protège PAS la personne qui le porte, mais bien les AUTRES si cette personne s’avérait être porteuses du virus. Il est conçu pour empêcher les gouttelettes de sortir, pas d’entrer…

    Je porte le masque chirurgical dès que je sors. Certes pas bien par rapport aux consignes officielles : je le redescends sous le menton lorsque je suis loin de tous et le remonte sur la bouche et le nez lorsque j’approche de personnes à moins de 2m. Ma manière de le porter est par contre logique par rapport à son utilité réelle : protéger les autres et ne pas risquer de prendre part à la transmission de la maladie.

    La progression d’une épidémie, c’est sur les statistiques que ça joue. Si assez de gens font attention, le taux de transmission dans la population générale est inférieur à 1 et l’épidémie régresse. Si les gens ne font pas attention, il est supérieur à 1 et l’épidémie progresse. C’est aussi simple que ça…

    Cela ne me rapporte rien de faire attention. Si je vois que la personne d’en face fait attention, nous sommes tous deux protégés. Si je croise de près une personne sans masque, je suis en danger, personnellement, que je porte un masque chirurgical ou pas. Alors je dis bien « FONT ATTENTION » et non pas « SE PROTÈGENT », car c’est de cela qu’il s’agit : faire attention aux inconnus que l’on croise au hasard, faire en sorte de ne pas être un danger pour eux…

    Si vous vous considérez libres d’être contaminés, vous êtes effectivement libres de ne pas porter de masque FFP2 (enfin, si vous avez les moyens de vous en payer, cela amène plutôt le sujet de la discrimination économique, ce qui est une toute autre question…). Mais ne pas porter de masque chirurgical, par exemple dans un supermarché (et j’en vois…), c’est être libre de CONTAMINER CEUX QUE L’ON CROISE !

    Là, ce n’est pas la liberté qui est en jeu, mais bien la RESPONSABILITÉ.

    Ceci étant dit, je partage à 100% vos 4 enseignements post-COVID… J’aurai pu être laudatif sur cet article, n’eût été cette phrase, qui m’a littéralement mis le poing sur le nez.

    • Répondre Amal Dadolle
      • mercredi 27 mai 2020
      • 13 h 09 min

      Bonjour Benoît et merci pour votre commentaire, j’espère que le coup n’a pas été trop violent !:)))

      Ma phrase portait bien sur le port du masque « dans la rue », cad à l’air libre là où, de l’avis des médecins, le risque de contamination dans l’air est quasi nul.

      En revanche, je vous suis sur les endroits confinés comme les magasins et les transports par exemple.

      Bonne journée,

  • Répondre Bendjelloul Sophie
    • mercredi 27 mai 2020
    • 11 h 49 min

    Bravo pour cet article

  • Répondre Marie
    • mercredi 27 mai 2020
    • 14 h 20 min

    « celui qui porte un masque est bien protégé de la personne croisée dans la rue qui choisit elle de ne pas en porter, assumant son propre risque !! » Non , c’est inexact c’est la personne croisée qui est protégée si vous portez un masque. Ce qui change tout dans ce concept de liberté individuelle. Je pense qu’il faudrait modifier ce paragraphe car cela dévalorise le reste du propos qui est intéressant à nuancer sur le taux de risque de décès pas supérieur à la grippe saisonnière, là j’ai un doute mais je ne suis pas spécialiste donc je n’affirmerais rien. Il y a aussi toutes les personnes qui ne présentaient pas de risques aggravants et qui sont avec des séquelles importantes suite à leur passage en réanimation. Sans être dans la peur, il ne faut pas minimiser non plus et puis… quand on est dans le pourcentage concerné même s’il est petit.. donc je porte un masque pour protéger l’autre et j’aimerais qu’il fasse de même.

    • Répondre Amal Dadolle
      • mercredi 27 mai 2020
      • 15 h 35 min

      Je comprends votre point mais entre « j’aimerais qu’il fasse de même » (votre position) et « je veux qu’il fasse de même » (position extrême de certains), la différence reste la liberté individuelle qui se doit d’être éclairée par une bonne information et de l’éducation..

  • Répondre Marie Pierre Dillenseger
    • mercredi 27 mai 2020
    • 15 h 51 min

    La peur n’est pas bonne conseillere. Merci de le rappeler

  • Répondre Pascale Caminade
    • jeudi 28 mai 2020
    • 10 h 12 min

    Bonjour et merci pour ton analyse chère AMAL.
    Le ou la Covid nous rappelle que notre relation au monde est vitale, j’ai deux envies en ce moment : marcher dans les champs et revoir famille et ami(e)s.
    La peur et la défiance sont, depuis des années, le fond et la forme des JT et infos qui instillent un fiel quotidien. Lavons-nous les mains et le cerveau !
    La responsabilité de chacun est convoquée, y compris celle de protéger les autres, la nature et de veiller sur eux.

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