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être heureux : une équation facile à résoudre

  • mercredi 24 octobre 2018
  • 8 Min de Lecture

la formule mathématique du bonheur

C’est notre mantra chez Bloomingyou, le bonheur comme état d’esprit. Ce qui sous-entend que tout le monde peut être heureux. Tout l’enjeu est de trouver ses principes. C’est ce que s’est résolu à entreprendre Mo Gawdat, un cadre supérieur ayant travaillé 10 ans pour Google, et qui a rendu les clés de son bureau du jour au lendemain pour se mettre en quête du bonheur. Après avoir longtemps pensé que son bonheur dépendait de sa réussite matérielle, et constaté qu’il n’en était rien, Mo Gawdat a subi une dépression clinique. En sortant de là, il a repris ses méthodes d’ingénieur et s’est consacré à résoudre l’énigme du bonheur comme une équation mathématique.

Une équation finalement pas si difficile à résoudre puisque le bonheur repose avant tout sur l’équilibre entre nos attentes de la vie et les évènements de la réalité. Quand ceux-ci sont synchronisés, tout va bien. Dans le cas contraire, cela ne va plus. Mo Gawdat prend le simple exemple de la pluie. Si vous faites pousser des tomates dans votre jardin, vous êtes content de voir la pluie arriver. Si vous voulez sortir vous balader, vous le serez beaucoup moins. Rien ne change dans la vie, hormis nos attentes.

Tout l’enjeu est donc d’harmoniser nos attentes avec la réalité grâce à une équation conçue par Mo Gawdat. Elle se résume en trois chiffres 6, 7, 5 :

  • 6 états qui nous font souffrir.
  • 7 angles morts de notre cerveau qui nous empêchent de voir la réalité telle qu’elle est.
  • 5 ultimes vérités qui sont une source de joie.

Voyons tout ça de plus près.

Les 6 grandes illusions qui nous font souffrir

Nous vivons dans notre bulle et sommes incapables de voir le monde tel qu’il est. Et donc nous sommes encore plus incapables de le comprendre. La raison en est assez simple : dans notre bulle, nous ne regardons le monde que chaussés de lunettes qui déforment notre vision du monde. Ces lunettes sont le symbole des 6 grandes illusions que voici :

  • Les pensées

La petite voix qui nous harcèle dans notre tête en nous rabâchant toute la journée nos erreurs et nos défauts, celle-là que nous pensons être notre conscience, notre moi profond, n’en est rien en fait. Cette voix n’est pas nous, mais le mécanisme de notre cerveau. Attention. Cette petite voix ne doit pas être confondue avec la petite voix de l’intuition, furtive, pertinente et nous incitant toujours à sortir de notre zone de confort. Non, la petite voix ici c’est celle que nous créons nous-même, et que notre cerveau a fini par enregistrer. Il est temps de changer de disque. Souvenez-vous pour ce faire de l’exercice des 10 affirmations heureuses, pour se débarrasser de ces pensées plombantes.

  • Soi-même

Qui suis-je ? Délicate et atemporelle question humaine. L’unique moyen que nous ayons trouvé pour répondre à cette question est de passer par la négation : qui ne suis-je pas ? Nous ne sommes pas nos pensées. Nous venons de le voir à l’instant. Plus important, nous ne sommes pas non plus notre famille, micro comme macro (religion, tribu, groupe, ethnie). Ceci étant, l’individualisme nous a grandement aidés à l’intégrer. On sait qui on est quand on s’écoute soi-même dans le silence de l’introspection et d’un cerveau désencombré des préoccupations et des attentes des autres.

  • Les connaissances

Fort de nos connaissances acquises par la lecture, les informations ou notre expérience, notre croyons détenir la Vérité. En découle une certaine présomption. Il n’y a qu’à enclencher une discussion sur la politique, l’économie ou l’environnement pour constater ce qu’il se passe. Mais même si nous détenons des connaissances, elles sont minimes par rapport à tout ce que nous ignorons. Par exemple en science, on a longtemps pensé que l’espace était composé de vide et que les planètes et les étoiles flottaient suspendues en l’air. Il n’en est rien, tout est soutenu par la matière noire qui compose 96 % de l’univers. Nos sens sont limités, et même nos mots sont trop réducteurs pour pouvoir englober toute la réalité d’un objet ou d’une situation.

  • Le temps

Nous sommes accrochés au passé et au futur, mais très peu d’entre nous vivons l’instant présent. Or être nostalgique par rapport au passé, ou trop préoccupé par l’avenir nous empêche d’être pleinement conscient de la réalité du présent.

  • Le contrôle

Vouloir contrôler les moindres aspects de sa vie personnelle comme professionnelle, c’est s’exposer au stress et à une frustration certaine. Cela dénote un profond manque de confiance et de sécurité intérieures. Et cela peut se résoudre comme nous l’avions abordé avec l’auteure et conférencière en développement intérieur Gabrielle Bernstein.

  • La peur

Peur de l’échec, peur de décevoir, peur de ne pas oser, peur d’affronter quelqu’un, peur du rejet. Les peurs nous rongent de l’intérieur, et bien souvent celles que nous cherchons consciemment à éviter sont celles qui nous arrivent. Parce que la peur brouille nos jugements sur nous-mêmes et notre environnement, elles nous empêchent de prendre les meilleures décisions possibles. La solution, nous l’avions déjà abordée avec un article consacré à l’Eloge du risque.

Finalement, voilà que nous avons enlevé nos lunettes et que nous y voyons un peu plus clair. Mais ce n’est pas encore très net. En cause, les 7 angles morts, produits du mécanisme de notre cerveau trop désuet pour notre monde moderne.

Les 7 angles morts du cerveau

Notre cerveau est un système assemblé, testé et (quasiment) achevé depuis des centaines de milliers d’années. Depuis, notre environnement et les règles du jeu ont bien changé, mais notre cerveau nous propose toujours des solutions de traitement d’information qui datent de l’ère des Cro-Magnon. Or, ce qui pouvait nous sauver la vie il y a 100 000 ans nous dessert grandement aujourd’hui. Afin de l’adapter à notre environnement, nous sommes donc contraints de moderniser notre système-cerveau en levant les 7 angles morts :

  • Les filtres

Nos perceptions sont filtrées et nous laissent qu’une partie de la réalité. Les filtres sont là pour nous protéger aussi bien de la douleur émotionnelle ou physique. C’est la raison pour laquelle notre première réaction est le déni quand nous perdons un être précieux. Ou encore quand nous nous cassons le genou, notre cerveau filtre la douleur extrême pour nous laisser le temps d’appeler à l’aide.

  • Les suppositions

Notre cerveau a tendance à être pessimiste. Il agit ainsi pour notre survie, car il nous croit encore en train de circuler au milieu d’une faune et flore sauvages et hostiles. Du coup, afin de nous protéger au mieux, il aborde systématiquement les situations sous leur pire angle.

  • Les prédictions

A partir d’une mauvaise expérience, le cerveau nous fait envisager toute future situation sous l’angle de l’échec. Si l’expérience a été traumatisante, cela peut même entraîner un blocage. Mo Gawdat prend le simple exemple d’une jeune femme qui a été trompée dans une relation précédente. En son for intérieur, elle est maintenant persuadée que tous les hommes ne sont pas dignes de confiance. Dès qu’elle sort avec un homme, elle part donc du principe qu’il va la tromper et agira avec lui comme si c’était déjà le cas. Elle sabote ainsi sa relation, et se conforte dans sa prédiction.

  • Les souvenirs

Si notre cerveau a tendance à faire ressurgir nos mauvais souvenirs, c’est parce que les événements heureux n’offrent tout simplement aucun avantage à notre survie.

  • Les étiquettes

Il est aisé et tentant de vouloir simplifier un monde complexe. Mais ce n’est pas en collant des étiquettes grossières à partir de ses connaissances limitées que l’on se rapproche de la vérité. Il est d’ailleurs connu que moins on a de connaissances dans un domaine, plus on a de certitudes.

  • Les émotions

Nous qui aimons prétendre être des êtres raisonnables, nous sommes avant tout des êtres faits d’émotions. La colère, la joie, la peur, la sérénité, la jalousie, etc. Et celles-ci sont irrationnelles et peuvent nous empêcher de discerner la vérité.

  • Les exagérations

C’est encore une fois une question de survie, notre cerveau exagère les menaces pour nous empêcher de nous jeter dans la gueule du loup.

En prenant conscience de ces pièges cérébraux, nous nous débarrassons de nos certitudes et illusions. Pour ne plus se perdre et accéder enfin au bonheur, il nous reste encore à découvrir 5 grandioses vérités.

Les 5 vérités ultimes du bonheur

Où Mo Gawdat est allé trouver les 5 vérités du bonheur ultime ? Chez les grands sages, naturellement. Jésus, Socrate, Confucius, Mahomet, et tant d’autres. Ceux qui ont vécu dans des endroits, des époques et des cultures si contraires, et qui pourtant se rejoignent dans leurs écrits sur la Vie et Ses vérités. Voici Lesquelles :

  • L’instant présent

Tout ce que nous possédons réellement c’est l’instant présent. Le passé ne nous appartient plus et nous ne pourrons jamais saisir le futur. Pour développer sa capacité à être ancré dans l’instant présent, Mo Gawdat recommande la pratique de la pleine conscience. Nous vous en avions précédemment délivrer 5 clés pour la cultiver ici.

  • Le changement

Le monde est mouvement, qu’on le veuille ou non rien n’est permanent. Le changement est une réalité que tout un chacun expérimente, cela fait partie de la vie. Le comprendre et l’accepter permet de mieux vivre les bouleversements qu’il entraîne sur son passage. Nous avions également abordé cette question précédemment ici là.

« la gravité de la bataille ne signifie rien pour ceux qui vivent en paix ».

  • L’amour

C’est l’antithèse de la peur. Quand nous avons peur, nous nous refermons et tournons le dos. Mais quand nous aimons, c’est tout l’inverse, nous ouvrons les bras en grand. Or tout le travail de notre développement personnel est de passer de la peur à l’amour. Souvenez-vous, des propos de Frédéric Lenoir : « Le sens de l’existence humaine, au-delà du sens que chacun peut donner à sa vie en fonction de ce qu’il est, c’est de grandir en conscience. On passe de l’inconscience à la conscience, et de la peur à l’amour. L’amour nous met dans la confiance, dans le lien qui fait que nous vivons pleinement. » 

  • La mort

La mort nous dérange, nous n’aimons pas en parler. Et pourtant, si nous y pensions un peu plus, elle nous ramènerait à l’essentiel, à nos envies et besoins fondamentaux. C’est ce que nous avions découvert aux côtés des patients de Bronnie Ware, infirmière en soins palliatifs auprès de patients à qui il ne restait que 3 mois à vivre. https://www.bloomingyou.fr/top-5-regrets-de-mourir/

  • Le dessein 

Dieu ou le Designer comme l’appelle Mo Gawdat, existe-t-il ? La seule façon de le savoir est d’observer son dessein, sa création. Pas seulement notre planète mais également l’univers. Or, à écouter les astrophysiciens, le fonctionnement de notre univers est si complexe qu’il dépasse notre entendement. Complexe mais pas désordonné, ce qui sous-entendrait que derrière le dessein, un Designer pourrait bien être caché. Mais cette dernière vérité reste une question de conviction personnelle.

Ainsi quelles que soient nos difficultés et nos épreuves, quand nous appliquons cette équation du bonheur, nous pouvons être heureux. Mo Gawdat peut en témoigner par expérience : à la mort de son fils âgé de 21 ans, il a appliqué sa formule mathématique. Et en dépit de sa tristesse, il est aujourd’hui un homme heureux et en paix se rappelant souvent de la phrase que son fils avait fait tatouer dans son dos : « la gravité de la bataille ne signifie rien pour ceux qui vivent en paix ».

Source : Mo Gawdat, La formule du bonheur, Larousse, 2018
écrit par

Amal

Mieux-être & Réussite

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