Recherche
MON PANIER

Votre panier est vide.

  1. Home
  2. /
  3. Culture, Société
  4. /
  5. Protégé : Comment faire de 2021, année du bœuf de métal,...

20ème Conférence du Nouvel An chinois de Marie-Pierre Dillenseger

Que nous réserve 2021 ?

Après une année aussi explosive que 2020, que nous réserve 2021 ? Actualités chaudes et imprévisibles obligent, nous n’avons jamais été aussi curieux de connaitre le rythme sur lequel cette année nous invite à danser.

Pour le découvrir, nous retrouvons notre spécialiste (préférée) en arts stratégiques chinois, Marie-Pierre Dillenseger pour décoder cette nouvelle année appelée l’année du bœuf du métal.

Mais avant de décortiquer les vibrations et la texture énergétique de 2021, deux brefs petits rappels s’imposent : qu’est-ce que le temps selon les Anciens Chinois et quelle a été l’énergie de 2020, l’année du rat de métal ?

Vivre et penser le temps de l’Occident à l’Extrême-Orient

Pour le résumé simplement, en Occident, le temps n’a aucune substance, alors qu’en Chine, le temps existe, vit, et de fait, est honoré.

Trois signes laissent entrevoir cette différence de traitement :

1. En Chine, le temps est nommé alors qu’en Occident le temps est numéroté. Or, à partir du moment où nous avons un nom, nous sommes davantage reconnus et traités avec respect. D’où d’ailleurs, notre colère quand nous sommes « traités comme des numéros », qui sous-entend que nous ne sommes rien ni personne.

2. En Chine, le temps est cyclique, c’est-à-dire que la même énergie correspondant à une année donnée, revient tous les 60 ans. 60 ans est d’ailleurs l’âge de la sagesse, car vous avez connu toutes les différentes facettes du temps. Tandis qu’en Occident, il n’y aucun cycle, une année ne revient jamais et le temps est vécu comme un fil qui se déroule à l’infini.

3. Enfin, en Chine, le temps est agissant et marque l’année par son caractère énergétique. Pour profiter de ses vents, ou éviter de rencontrer des difficultés, frustrations et résistances, il est nécessaire de s’aligner sur sa cadence. Alors qu’en Occident, le temps n’ayant aucune substance est un parfait inconnu qui n’influence personne et ne joue aucun rôle.

Depuis plusieurs millénaires, les Chinois observent, analysent, décodent et sondent le cycle des 60 ans. Ils peuvent, de fait, anticiper et se préparer aux années qui viennent, notamment celles qui promettent d’être déconcertantes comme l’a été 2020, l’année du rat de métal.

2020, l’année du « rat-de-marée » de métal

Chacun des 12 animaux cache en lui un ou plusieurs des 5 éléments (bois, eau, feu, métal, terre). Pour ce qui est du rat, l’élément caché est celui de l’eau, à force maximale. Ce n’est donc pas l’eau du bain ou d’une petite rivière, mais celle d’un raz-de-marée, d’une tornade ou d’un tsunami.

C’est une eau puissante qui ne rencontre pas (ou peu) de résistance sur son passage. Ainsi, pendant un an, nous avons été chahutés, secoués, lessivés, nettoyés par une énorme vague. Il y a eu un véritable « travail de casse ».

Toutefois, ces turbulences fortes n’avaient pas tant fonction destructrice, elles étaient au service d’une transformation qui vient. Le rôle du bœuf de métal dans cette entreprise va être d’absorber les dégâts laissés par le rat pour stabiliser et calmer le jeu afin de reconstruire et poser de nouvelles fondations.

Le bœuf étant un animal massif, imposant, ancré sur terre, il est difficile d’en faire ce que l’on veut s’il refuse de coopérer. Pour cela, il faut l’imaginer comme une montagne où l’on trouve trois éléments chinois : l’eau, la terre et le métal.

2021, l’année du renouveau ?

Le calme après la tempête (la terre du bœuf de métal)  

Commençons avec une nouvelle rassurante. Le bœuf de métal contient de la terre, qui symbolise une énergie solide et stable, mais aussi lente et posée. Ainsi, après une année très agitée, nous allons avoir une année 2021 plus calme.

Cette énergie lente est doublement nécessaire dans une année de reconstruction.  D’une part, elle laisse le temps dont on a besoin pour évaluer la situation, se redresser, reconstruire et recommencer à planter des graines.

Cela nous demandera d’être patients et persévérants dans nos projets, sans se laisser décourager par nos manques de résultats. Rappelez-vous : ce qui se construit lentement a plus de chance de durer.

D’autre part, la lenteur est le corollaire d’une année qui cherche à favoriser la qualité et l’émergence de nouveaux modes de faire plus respectueux de l’environnement. C’est la fin de la course à la quantité et au « made in China » marquée d’une remontée en puissance de certaines marques et savoir-faire de qualité.

Ces nouveaux modes de faire seront potentiellement plus soucieux du bien-être social. Car la terre étant également le symbole du collectif, ces nouveaux modes de faire s’appuieront donc par une mise en collaboration de tous avec une organisation plus horizontale que verticale.

Une année concrète et pragmatique (l’eau du bœuf de métal)

En énergétique, l’eau est aussi la métaphore des flux et de la communication. Comme on en trouve dans l’énergie de l’année, la communication ne disparaît pas. Néanmoins, là aussi on retrouve l’idée où la qualité sera favorisée à la quantité.

Au lieu d’être débordante, nous nous dirigeons vers une communication plus exigeante. On en voit déjà quelques prémices quand un certain nombre de gens décident de quitter des réseaux sociaux illustres pour aller vers d’autres réseaux plus sécurisés.

Le point négatif, c’est que l’eau du bœuf de métal n’est pas la même pour tous, dans le sens où les offres et informations intéressantes ne parviendront pas à tout le monde. Par exemple, l’accès à des nouveaux réseaux sociaux sera connu des initiés et connaisseurs, mais pas forcément du grand public.

Retenons que l’année appelle d’abord au « faire » plutôt qu’au « dire ». Ce ne sont pas les paroles qui compteront mais les actes et le tangible. Si on doit continuer à communiquer, cela se fera de façon plus utile et plus épurée.

Enfin, qui dit flux dit également voyage, avec l’interrogation de savoir si nous pouvons revoyager comme avant. La réponse est négative, car il n’est pas sûr que les frontières soient complètement réouvertes. Il va falloir, à nouveau, faire preuve de pragmatisme et respecter les différences nationales.

2021, une année de qualité (le métal du bœuf de métal)

Le métal est la grande métaphore de ce qui tranche, coupe et structure. Etant de nature yin cette année, il faut visualiser l’énergie du métal comme étant celle de l’orfèvrerie et non de la métallurgie. Autrement dit, c’est une énergie fine et précise, celle de la vraie expertise.

Dans les faits, c’est une année qui appelle à la compétence et au talent pour construire et reconstruire. Mais attention, à ce que l’on comprend par « compétence ».

Le métal caché dans la montagne de bœuf est composé de pépites, de lingots, de pierres précieuses. Ce métal est la métaphore des pépites que nous avons au plus profond de nous-mêmes, dans nos tripes et nos mémoires.

Ce n’est donc pas un appel aux diplômes et compétences acquises mais au vrai talent, à la compétence « innée », aux qualités que nous avons en nous et qui n’ont peut-être pas été valorisées par le système scolaire, social ou l’entreprise.

L’avantage d’un monde chaotique, ou du moins en mouvement parce qu’il faut reconstruire, c’est que toutes les cartes peuvent être rabattues. Alors profitons-en pour sortir du bois.

A propos des énergies absentes (bois et feu)

Le premier absent est le bois qui incarne l’énergie de croissance, ce qui implique donc qu’il n’y aura pas un retour à une croissance exponentielle générale.

2021 n’est pas une année où l’on doit récolter mais planter, semer, s’ancrer et investir dans ses qualités ou un bien foncier (car l’énergie de la terre renvoie au territoire).

Ceci précisé, il y aura toutefois une récolte à engranger et une croissance pour ceux dont les activités sont déjà en place, où qui sont prêtes à émerger dans ce nouveau terreau avec des produits utiles et de qualité.

Le second absent est le feu, la grande métaphore du visible et de l’invisible. Cela signifie pour cette année qu’un certain nombre d’illusions vont tomber, y compris celle de croire que nous pourrons retrouver notre vie antérieure à 2020.

La posture pour l’année du bœuf de métal

2021 sera une année constructive, mais elle ne le sera pas pour tous. Elle ne le sera pas pour les impatients et les réactionnaires, mais elle le sera pour ceux qui seront dans un état d’esprit constructif et courageux.

Certains textes érudits parlent de l’année du bœuf de métal comme d’une porte infranchissable de métal ou d’airain. La symbolique à comprendre est assez claire : ne pas s’adapter et se montrer buté et intransigeant sera dangereux cette année.

Il ne s’agira pas de baisser les bras, mais plutôt de renoncer à une posture binaire (tout ou rien, noir ou blanc) pour une posture plus souple, ouverte et pragmatique en composant avec la réalité et avec les autres. Plus que jamais, la sagesse sera à l’honneur cette année.

Tous droits réservés – 2021

© 2021, BloomingYou & Marie-Pierre Dillenseger
écrit par

La rédaction

Vous devriez lire

Savoir être

Comment mieux vivre son incarnation ?

Savoir être

Comment chacun peut gagner en autonomie ?

Podcasts

Marie-Pierre Dillenseger : les 12 postures pour être soi-même

  1. Home
  2. /
  3. Culture, Société
  4. /
  5. Protégé : Comment faire de 2021, année du bœuf de métal,...
back to top