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  5. Hildegarde de Bingen, l’abbesse de la médecine douce

Découvrez la « Léonard de Vinci » du XIIème

Quelle femme !

Hildegarde, abbesse de Bingen, c’est une sorte de Léonard de Vinci du XIIème siècle en habit de religieuse. Une touche à tout, capable de s’intéresser à l’art, à la politique ou à la médecine. Ses correspondances, échangées avec les plus grands de son temps, nous dévoilent une femme au fort caractère, qui n’hésite pas à dire ce qu’elle pense à l’empereur du Saint Empire Germanique, Frédéric Ier, ou au pape Eugène III et à ses successeurs. L’abbesse ne ménage ni les uns ni les autres dans ses propos et se révèle être pugnace quand il s’agit de défendre une cause. L’une de ses causes étant de spiritualiser les consciences de son époque, un défi qu’elle partagera avec le saint Bernard de Clairvaux, un autre de ses illustres correspondants.

Hildegarde de Bingen est donc une femme de cœur et de tête. C’est également une artiste reconnue. Il n’y a qu’à aller taper dans la barre de Youtube son nom, pour qu’une flopée de vidéos de composition de musique d’Hildegarde apparaisse. Mais ce qui nous intéresse, ici, chez cette femme admirable, c’est son intérêt précoce pour le contenu de nos assiettes.

Au Moyen-Âge, alors qu’on s’occupait surtout de remplir son ventre, notre abbesse, a été la première à penser à comment bien remplir son ventre. La première à comprendre qu’être bien dans sa tête, passe par être bien dans son corps, et que l’alimentation est une médecine naturelle et comestible qui nous guérit ou renforce notre système immunitaire. Elle a rédigé des traités médicaux et nutritionnels, à la lecture desquels on se rend compte que 10 siècles plus tard, on a rien inventé en matière de régimes alimentaires sains.

Les prescriptions du Très-Haut

Ce qui est assez incroyable dans cette histoire, c’est qu’Hildegarde ne reçoit aucune éducation médicale ou nutritionnelle pour connaitre les propriétés des aliments. L’abbesse, qui se décrit comme une “petite plume soutenue par le vent qui la transporte à son gré”, emploie cette jolie formule pour nous dire que ce qu’elle consigne par écrit ne vient pas d’elle, mais de Dieu.

Ses écrits rassemblent diverses recettes et décrivent les qualités de tel ou tel aliment et pourquoi ils sont bons pour les hommes. Par exemple, pour l’épeautre, qu’elle affectionne particulière, notre abbesse écrit que c’est un « excellent grain, de nature chaude, gros et plein de force et plus doux que les autres grains : à celui qui le mange, il donne une chair de qualité et fournit du sang de qualité. Il donne un esprit joyeux et met de l’allégresse dans l’esprit de l’homme ». Dieu et Hildegarde ne se sont pas trompés, l’épeautre est riche en fer, magnésium, vitamine B1 et B9, phosphore, protéines et contient 8 acides aminés essentielles. Un autre aliment qu’apprécie Hildegarde est la galanga, qui vient d’Asie et qui est apparenté au gingembre. « Le galanga est d’une chaleur parfaite, il ne recèle nulle froideur et il est plein de force […] Celui qui a fait une forte fièvre, qu’il pulvérise le galanga et qu’il boive cette poudre dans de l’eau et cela dissoudra la forte fièvre ». Effectivement, le galanga ne manque pas d’atouts. Il contient des propriétés toniques et antibactériennes, excellentes pour résoudre les infections fongiques (infection à la levure ou aux champignons), mais également les douleurs dans les articulations, les muscles et les rhumatismes.

En clair, la base du régime alimentaire hildegardien c’est beaucoup de légumes, dont châtaigne, avoine, pois chiche, amandes, agrémentées de graines, de racines et plantes. La viande, les produits laitiers et les œufs, sont à consommer avec modération. A noter quelques spécificités propres à notre abbesse, qui bannit de son régime certains aliments qu’elle juge nocifs : les fraises, les pêches, les prunes, les poireaux et la viande de porc. Est-ce qu’elle se serait étouffée avec chacun de ses aliments ? C’est la grande inconnue, d’autant que ce n’est plus vraiment soutenable aujourd’hui.

L’héritage d’Hildegarde

Si Hildegarde n’a pas eu d’enfants (carrière dans l’Eglise oblige), elle a en revanche beaucoup d’héritiers qui portent son message. En vous promenant dans les librairies, vous la croiserez au rayon musique, histoire, cuisine, et de santé bien-être. Un institut hildegardien a même ouvert près de Vannes et accueille près de 400 disciples, désireux de marcher dans les pas de notre abbesse. En ce qui nous concerne, vous découvrirez, tout bientôt, une recette de biscuit « made by » Hildegarde !

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