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Kader Attia, artiste-plasticien

  • jeudi 21 décembre 2017
  • 3 Min de Lecture

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Kader Attia, artiste-plasticien

L’art contemporain comme catharsis

Les amateurs d’art contemporain le connaissent sûrement, Kader Attia, artiste plasticien, a été élu lauréat du Prix Marcel Duchamp 2016 pour son travail « Réfléchir la mémoire ». Il s’est à cette occasion emparé du thème de la Première Guerre Mondiale, en réalisant des œuvres qui évoquent les souffrances psychologiques et physiques de l’individu pris dans cette déchirure historique.

Gueule cassée-kader Attia

Ses œuvres, à l’image de Gueule cassée, nous font susciter des émotions très fortes, et c’est tout le but recherché par Kader Attia. Il explique ainsi sa démarche :

« la pertinence de l’art contemporain, c’est qu’il est un des derniers bastions dans lequel le champ de l’émotion, ou de la catharsis d’Aristote, peut s’exprimer. A travers l’art contemporain, on peut donner des voix aux sans-voix, aux peuples, aux anonymes ».

Nous adorons son travail, et son état d’esprit, c’est pourquoi nous vous présentons ici quelques échantillons de ses œuvres, illustrant ses propos.

Avec la Grande Guerre, Kader Attia puise son inspiration dans le passé contemporain, particulièrement douloureux. L’artiste-plasticien s’est ainsi emparé de la colonisation. Une de ses œuvres y dénonce les préjugés des colons et des Occidentaux de cette période. Vous noterez que le titre choisi est lourd de sens, et renvoie aussi bien aux évènements d’hier qu’à notre actualité. Culture of fear.

culture of fear/kader Attia

Actualité, qui ne manque pas de l’inspirer puisque riche en évènements. Pour ce Français d’origine Algérienne et vivant à Berlin, son regard d’artiste s’attache naturellement à ce qu’il se passe au Moyen-Orient ou en Occident. Arabesque, résume très bien les défis du printemps arabe.

arabesque/Kader Attia/SANYO DIGITAL CAMERA

Il dénonce aussi le radicalisme religieux avec Ghost, et les deux

Ghost/Kader Attia

principales causes de décès dans le monde, Oil and Sugar.

Oil and sugar/Kader Attia

En ce qui concerne le monde occidental, il ne manque pas de pointer du doigt les limites des démocraties libérales avec Demo(n)cracy.

Demoncracy/kader Attia

Une de ses limites étant ses excès consuméristes et ses aspirations au moindre effort grâce à la technologie (et à l’argent) comme le résume très bien La Dream Machine.

Dream Machine-Kader-Attia

Un autre mythe occidental, remis en cause par Kader Attia est celui du « parfait » dans son œuvre Repaired broken mirror.

Repaired broken mirror/Kader Attia

Quelle est son idée ? En Occident, quand un objet tombe et casse, nous allons le mettre à la poubelle. Ce faisant, on efface la blessure et on l’oublie. Et pourquoi ne pas réparer ? C’est ce qui donne son charme et son énergie à l’objet. Nous l’avions vu avec « mon sac, reflet de mon âme ». D’ailleurs nous ne sommes pas différents des objets, nous connaissons des casses. A nous de décider si nous voulons nier ou accepter les blessures qui vont avec, et nous font gagner en maturité.

Le Grand Miroir du Monde, 2017/Kader Attia

Mourir pour renaitre, la destruction et la réparation, sont des lois de vie, et un des thèmes principaux de l’art de Kader Attia Chaos + repair = Universe.

Chaos + Repair = Universe/Kader Attia

Terminons ce petit tour de présentation avec une dernière œuvre lourde de sens, Childhood. L’enfance est souvent confondue avec les jours heureux, or par cette petite pique en fin de parcours du toboggan, l’artiste rappelle à juste titre que les enfants ne sont pas à l’abri des souffrances et des blessures. Les adultes qu’ils vont devenir en portent d’ailleurs les cicatrices.

Childhood, 2005/Kader Attia

Si vous êtes intéressé(e), Kader Attia exposera l’année prochaine à partir du 13 avril jusqu’à la rentrée de septembre 2018 au musée d’art contemporain de Val-de-Marne à Vitry-sur-Seine.

écrit par

Amal

Société

Cultures

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