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Comment l’art-thérapie traite les addictions ?

  • mis à jour le mercredi 3 février 2021
  • 5 Min de Lecture

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Comment l’art-thérapie combat les addictions

L’addiction en masse, une première pour l’Humanité

Tabac, alcool, sexe, drogues d’hier et d’aujourd’hui, réseaux sociaux, jeux à gratter et en ligne, etc. Jamais l’Humanité ne s’est vu présenter un aussi large choix en matière d’addiction, et jamais elle ne s’est trouvée aussi démunie pour y résister. Plusieurs paramètres éclairent ce phénomène.

Au niveau collectif, les valeurs superficielles (celles qui excitent notre striatum telles que le culte de l’image, de la performance, de la consommation compulsive) ne sont compensées par aucune des valeurs spirituelles, profondes ou porteuses de sens, pourtant fondamentales pour assurer la cohérence et cohésion sociale. Pour compléter le tableau, la détresse psychologique actuelle liée au virus Covid-19 rend plus qu’attrayants les produits addicts.

Au niveau individuel, l’addiction découle aussi d’une pathologie du lien, qui se traduit par une angoisse de se retrouver seul  tout en étant incapable de vivre des relations saines. Toutes les addictions ne découlent pourtant pas de cette crainte de la solitude. Comme le souligne la psychiatre Catherine Audibert : « Il n’y a pas une, mais des théories de l’addiction ».

Mais quelles que soient les origines qui entraînent un individu vers une addiction, la solution pour y remédier reste peu ou prou la même : se faire aider par un professionnel, voire plusieurs. Dans ce contexte, un type de thérapie commence doucement mais sûrement à se faire connaître pour traiter les addictions : c’est l’art-thérapie pensée comme une thérapie holistique  pour apporter un soin à la fois physique, psychologique et social.

Quels sont ses bienfaits ? Comment expliquer son efficacité ? C’est tout le sujet de l’ouvrage « Combattre ses addictions par l’expression créatrice et l’art-thérapie » d’Alain Dikann, artiste plasticien, art-thérapeute certifié, enseignant à l’Université de Strasbourg et fondateur de l’association « Soigne ton Art ! ».

Une régression vers l’enfance salvatrice

La majorité des addicts sont dans l’évitement de soi. Ils ne veulent pas se confronter à des émotions trop fortes et douloureuses. En parler c’est souffrir.

Si un combat frontal n’est donc pas toujours possible, il faut dans ce cas recourir à une tactique plus fine, moins directe. C’est ce que permet l’art-thérapie, car on ne se raconte pas par la parole, mais par le faire, le geste.

Le but d’une séance, de façon consciente ou non, est de régresser, d’effectuer un retour vers son enfance grâce au jeu, au plaisir, à la spontanéité. Ce sont des éléments indispensables pour que le patient lâche-prise et accède à un état d’esprit idéal à des prises de conscience qui lui permettront de combattre ses addictions.

Cette régression vers l’enfance permet également une réappropriation de son corps. Contrairement à une thérapie où on reste dans la parole et la pensée, l’art-thérapie fait intervenir le corps en sollicitant nos sens grâces aux couleurs, aux odeurs, au toucher du pinceau ou de la peinture. Ce faisant, créer permet de retrouver des sensations, de relier le corps et l’esprit, ce qui participe à une meilleure connaissance de soi.

Une meilleure écoute de son corps ainsi qu’un état d’esprit détendu vont permettre aux émotions bloquées ou refoulées de remonter à la surface. Elles vont s’exprimer à travers le corps (les mouvements et les gestes effectués) et surtout à travers l’objet créé. En d’autres termes, la création, que cela soit un dessin ou une sculpture, sera l’addition de toutes les émotions présentes en soi.

Le contact avec les émotions n’est qu’un début. Le processus créatif va aussi permettre de mettre en lumière des informations sur ces maux (conflits, blessures d’enfance et affects,) mais aussi sur soi-même (forces, limites, besoins et désirs).

Les pouvoirs curatifs de la création

Par la création, on apprend à se connaître, à s’apprivoiser, à comprendre les dysfonctionnements qui sont la source de problèmes ou d’échecs. La connaissance de soi contribue toujours à renforcer l’estime de soi. Et c’est important pour combattre les addictions, car confiance et estime de soi contribuent à se détacher et à se protéger des tentations addictives. Mais prises de conscience et confiance en soi ne sont qu’une première étape dans le processus de guérison.

La seconde étape est le réapprentissage émotionnel, où s’opère une compréhension, connaissance et ajustement des émotions. Ce travail va permettre, à l’avenir, de mieux gérer une situation stressante en restant cohérent entre ses pensées et comportements, en plus de développer des relations amicales et familiales.

Pour vous faire une idée des jeux créatifs proposés aux patients, voici deux exemples :

  • « Chaque patient observe pendant plusieurs minutes son visage dans un miroir. Puis, dans un premier temps, avec les instruments de son choix (crayon, feutre, stylo-bille, fusain, pastel, pinceau…) il dessine ou peint son autoportrait « de tête ». Dans un second temps, à partir de l’autoportrait imaginé et sur une autre feuille, il doit représenter une émotion de son choix sur son visage. »
  • « Chaque patient peint son humeur du moment à sa manière sur une feuille de papier à dessin. Il peut choisir une seule couleur – et réaliser une œuvre monochrome – ou plusieurs ».

L’art-thérapie en groupe

Suivre une thérapie en groupe comporte des bienfaits aujourd’hui connus. Elle permet de recréer du lien, de se reconnecter au sentiment d’appartenance, à la sensation de « plus grand que soi », en plus de conforter son identité.

Particularité des séances d’art-thérapie en groupe, la communication passe par le processus créatif et non le verbe, ce qui permet d’aborder l’addiction de manière indirecte et multiple.

Voici un exemple de jeu créatif proposé lors des séances en groupe :

« Assis l’un en face de l’autre avec la feuille de dessin posée entre eux, chacun fait à tour de rôle un petit tracé libre. Les règles sont les suivantes : Les dessins sont simples (un trait ou une forme quelconque) et exécutés de manière spontanée. Les modifications sont permises, il est possible également de « s’accrocher » et de développer une figure ou une forme dessinée précédemment par l’autre personne, mais il est interdit de recouvrir la trace de l’autre ou de la raturer. Le dialogue graphique prend fin quand on le pense fini ou que l’on souhaite tout simplement s’arrêter. »

Ces séances de groupes sont construites et pensées comme des rituels avec des codes et un rythme. Cette ritualisation est une mise en scène qui doit aider les patients à entrer dans un certain état d’esprit. Celui, toujours le même, du lâcher-prise et de l’ouverture pour se reconnecter avec eux-mêmes, avec les autres et le monde. C’est l’occasion de mettre à jour ses paradigmes et valeurs.

Pour une totale efficacité, ces séances doivent être vécues comme un rite de passage pour aller vers un nouvel état de conscience, une transformation intérieure et le retour à la liberté comme la définissait Montaigne : « la vraie liberté, c’est de pouvoir toute chose sur soi ».

Source : Alain Dikann, Combattre ses addictions par l’expression créatrice et l’art-thérapie, éditions Grancher, 2021
écrit par

La rédaction

Santé & Bien-être

Médecine douce

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