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8 peurs qui nous empêchent de nous désencombrer

  • mis à jour le mardi 1 octobre 2019
  • 4 Min de Lecture

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L’éloge de la légèreté

Chacun d’entre nous jette plus de 530 kg de déchets par an, ce qui est faramineux et non sans conséquences pour notre environnement. C’est un fait, nous subissons aujourd’hui les revers d’une société de surconsommation irréfléchie. Nous vivons encombrés d’objets et sommes constamment sollicités pour nous en procurer. Le quotidien de chacun en témoigne, et nous en sommes tous fatigués. Alors une question s’impose. Est-il possible de retrouver de la simplicité et de la légèreté dans ce monde lourd, bruyant et encombrant ? Oui, rien n’est perdu nous répond Dominique Loreau, essayiste et grande experte de l’essentialisme, un art de vivre Japonais que nous avions déjà eu l’occasion de découvrir à travers son essai : « Mon sac, reflet de mon âme » . Derrière un sujet à priori futile, le choix d’un sac à main, D. Loreau avait abordé l’importance de consommer moins mais mieux.

Pour une consommation saine et consciente

Son nouvel ouvrage, L’éloge de la légèreté, est la parfaite suite de son appel à une saine et consciente consommation pour notre bien-être collectif en évitant de gaspiller les ressources de notre Terre, mais également pour notre bien-être personnel. Comme le note Dominique Loreau :

« Le rôle d’un bon intérieur est de nous maintenir en bonne santé. S’il ne remplit pas sa mission, c’est qu’il n’en est pas un bon. En s’accumulant, les objets attirent la poussière, les moisissures, les mites. En multipliant les meubles, on augmente les chances de se cogner. Nous nous préoccupons beaucoup de la qualité de notre nourriture, de notre eau, mais nous ne faisons pas le lien entre santé et espace de vie. Or la propreté et l’espace, quel que soit le nombre de mètres carrés que nous occupons, sont tout aussi importants pour notre bien-être et équilibre. »

Ainsi, si certains n’hésitent pas à sortir des sacs-poubelles taille XXL et prennent plaisir à se débarrasser d’objets désuets, pour d’autres l’affaire se révèle plus compliquée. La raison étant bien souvent une peur cachée.

Les 8 peurs qui nous empêchent de nous désencombrer

  • La peur de perdre de l’argent

Sauf que c’est une peur bien futile, puisqu’elle est illusoire. L’argent est déjà perdu et on ne peut pas le récupérer en gardant des possessions inutiles chez soi. Par ailleurs, même si vous les revendez, vous ne pourrez prétendre qu’à 1/3 de leur prix initial.

  • La peur de manquer

C’est une peur instinctive puisque pendant longtemps le manque était la norme, et non l’abondance, encore moins l’encombrement. C’est d’ailleurs une peur que l’on retrouve très fréquemment chez les personnes nées entre les années 1920 et 1940. Le secret pour ne rien manquer et pallier cette peur, c’est d’avoir un petit peu de tout chez-soi. En tant que citadins, nous vivons à une époque où tout est à notre disposition, cela ne sert donc à rien d’acheter et de s’encombrer de stocks de 3 mois.

  • La peur d’être pauvre

Posséder plein d’objets et être riche n’est pas la même chose. Bien au contraire même. En dépensant moins en vêtements, gadgets technologiques, sorties, restaurants et autres dépenses, vous serez plus riche, avec en bonus une meilleure qualité de vie.

  • La peur de gaspiller

En jetant des affaires que nous n’utilisons plus. Comme nous l’avons souligné plus tôt, le manque a longtemps était la norme, et jeter ses affaires revenait à les gaspiller. Or il n’y avait pas de plus grand péché. Pour contrer cette peur, vous pouvez tout simplement donner ou vendre vos affaires. Si personne n’en veut, c’est que votre vêtement ou votre meuble est arrivé en fin de carrière. Il est inutile de garder des choses qui nous enferment moralement dans le superflu ou les regrets. Le vrai gaspillage c’est celui d’accorder plus d’importance à sa culpabilité qu’à son bien-être.

  • La peur de perdre un souvenir ou de le regretter

Notre rapport aux objets se complique dès lors qu’ils sont liés à des souvenirs sentimentaux et familiaux. Les alliances, les vieux bijoux de l’arrière-grand-mère, la vaisselle de famille du XIXème, tous ces objets sont généralement décrétés comme sacrés par la société, l’éducation ou la religion. Mais est-ce pour autant vrai pour nous ? Ou est-ce la culpabilité, voire la superstition qui nous empêche de nous en séparer ? Il est important de ne pas confondre le fait de jeter des vieux souvenirs matériels avec celui de rejeter son passé. D’ailleurs ce sont les souvenirs que nous gardons en mémoire, dans notre tête comme dans notre cœur, qui sont réellement importants. Ce sont ceux-là qui nous définissent.

  • La peur du vide

Attention là aussi aux amalgames. Se désencombrer, ce n’est pas transformer son chez-soi en clinique froide et vide. Au contraire même. L’essentialisme c’est la quête de notre bien-être. Or pour nous sentir bien, nous avons besoin d’un chaleureux et confortable espace où nous pouvons respirer. Un bon grand et gros canapé, un beau tapis, une jolie table en bois et quelques livres, ce n’est pas le vide.

  • La peur du regard des autres

En désencombrant leur intérieur, certaines personnes craignent de passer pour des marginaux ou des interdits bancaires auprès de leurs relations. En apprenant à se désencombrer, on apprend ainsi à jeter quelque chose de plus lourd qu’un vieux buffet : la peur du regard des autres. Il est temps d’oublier les autres et de se concentrer sur le regard que l’on porte sur soi. Il n’y a pas de remède miracle, il faut booster sa confiance en soi. Pour ce faire, souvenez-nous de nos astuces, et conseils .

  • La peur du changement

Elle se manifeste quand on vit dans le regret permanent du passé ou dans la crainte du futur. Or certains objets nous renvoient à notre attachement au passé et d’autres comblent un besoin de sécurité par rapport à l’avenir. Dans un premier temps, il est important de prendre conscience des rapports que nous avons avec nos objets, de discerner quelles sont nos raisons cachées de les garder. Ce n’est qu’après un travail d’introspection que nous pouvons commencer à oublier hier et demain pour se concentrer uniquement sur ce qui nous est essentiel aujourd’hui.

Se désencombrer, c’est donc d’abord faire des choix en pleine conscience : qu’est ce que je garde, qu’est-ce que je jette ? C’est l’art de prendre des décisions. Plus facile à dire qu’à faire.

écrit par

Amal

Savoir être

Se connaître

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