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L’odyssée infernale des femmes immigrées

  • jeudi 8 février 2018
  • 2 Min de Lecture

L’enfer, le VIH et des enfants sacrifiés

Nous avions vu le terrible destin des jeunes Nigériennes attirées dans les pièges des réseaux de prostitution et de traite humaine. Elles ne sont malheureusement pas les seules dans ce cas-là. Hommes, femmes, enfants, pour tous le voyage est plus que dangereux. Les migrants sont souvent victimes d’extorsion et d’exploitation. Les ventes aux enchères d’esclaves en Libye en sont un des plus récents et sinistres exemples. Une étude récente menée par Julie Pannetier, doctorante à l’institut de Recherche pour le Développement à Paris-Descartes, s’est focalisée sur le cas des femmes. Si toutes ne connaissent pas le même destin que Beauty, dans le premier long métrage de Nathalie Marchak, par instinct, leurs parcours restent similaires.

L’enfer des femmes immigrées

L’étude menée par Julie Pannetier rapporte qu’environ 20 % des migrants arrivant dans l’Union Européenne sont des femmes. Il a été évalué qu’entre 8 % et 22 % d’entre elles ont subi des abus sexuels durant leur trajet pour payer leur transport ou pour obtenir des papiers. Maltraitées durant leur trajet, leur situation ne s’améliore pas pour autant une fois arrivées en Europe. Leur statut d’immigrée irrégulière les rend particulièrement vulnérables au chantage, à la soumission et donc à l’abus sexuel. L’étude de Julie Pannetier s’appuie sur une étude d’ANRS-PARCOURS, portant sur l’infection au VIH chez les femmes africaines subsahariennes. Il a été évalué qu’un tiers de ces femmes vivant avec le VIH l’avaient acquis après la migration.

Comme pour Beauty, leurs bourreaux sont les amis ou/et les membres de la famille, qui profitent de leur situation irrégulière. Ajoutez à cela leur isolement et le manque de support sociaux, ces femmes sont privées de liberté et d’issue. Une telle violence à leur encontre est non seulement un crime, mais aussi une préoccupation de santé publique. Les maltraitances qu’elles subissent les concernent en premier lieu, mais exposent également les bébés qu’elles portent à des problèmes de poids et d’infection au VIH.

Qu’est ce qui est fait pour les aider ?

Pas grand-chose jusqu’à présent. Cependant en mai 2018, le premier Congrès Mondial sur la Migration et la Santé tenu à Édimbourg, organisera une plate-forme pour discuter des stratégies dans le but d’améliorer les services des soins de santé pour les migrants, en particuliers celui des femmes et des enfants. 2018 verra aussi une conférence organisée par le journal scientifique The Lancet Public Health. La conférence abordera les questions-clés traitant de la santé des migrants et les stratégies à mettre en place que pour que ce sujet devienne central au sein du débat public et politique.

Plus largement, l’ONU présentera un traité international consacré aux crises migratoires pour assurer un traitement plus digne et plus humain aux millions de gens contraints de fuir leur pays à cause d’un conflit, de la pauvreté ou du changement climatique.

Nous saluons l’étude de Julie Pannetier qui démontre la difficile réalité des femmes immigrées, en espérant que cela fasse changer d’avis les plus sceptiques sur l’urgence d’accueillir humainement les exilés…Avant que l’avenir n’aie honte de nous !

Source:  The Lancet 2018

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