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  5. Maladie d’Alzheimer : comment s’en protéger et l’accompagner ?

Ce qu’est et n’est pas la maladie d’Alzheimer

Aussi effrayante que bien connue, la maladie d’Alzheimer touche aujourd’hui 900 000 personnes en France, et encore bien davantage si nous comptons les proches qui vivent, accompagnent et prennent soin des malades. Car l’Alzheimer, baptisée du nom du Dr Alois Alzheimer qui l’a décrite en 1906, est bien une maladie et non pas la conséquence d’un vieillissement naturel.

Autrefois maladie qualifiée de démence, ce terme trop proche de celui de la folie, est remplacé par celui de troubles neurocognitifs majeurs. Ce nouveau nom est la description exacte de ce qu’il se passe dans le cerveau du malade, à savoir une altération suivie d’une disparition progressive des neurones.

Les premiers neurones touchés se trouvent dans la région de la mémorisation des informations immédiates, puis les lésions se répandent vers des régions du cerveau en charge des autres fonctions cognitives (raisonnement, mémoire, langage, concentration, communication, interaction, orientation temporelle et spatiale etc.).

Ainsi, associer l’Alzheimer à une perte de mémoire n’est vrai qu’au premier stade de la maladie. Au fur et à mesure, l’état cognitif se dégrade et au bout d’une dizaine d’années (suivant les cas de chacun), le malade perd sa personnalité, son autonomie et la capacité d’échanger avec le monde et les autres.

Pour nous aider à reconnaître les signes précurseurs d’Alzheimer, soutenir son proche et se protéger au mieux de cette maladie, le Dr Bernard Croisile, neurologue des hôpitaux et docteur en neurosciences, donne de précieux conseils dans son ouvrage « Accompagner la maladie d’Alzheimer » publié aux éditions Larousse.

Comment se prémunir de la maladie d’Alzheimer ?

Le facteur génétique

S’il n’existe aucune mesure de protection efficace à 100 % contre l’émergence de la maladie d’Alzheimer, quelques principes simples et bien connus permettent de réduire les facteurs de risque et de gagner quelques années.

Parmi les risques, il est à noter que la génétique n’en est pas un. Ou presque, car si le risque n’est pas nul, il est en revanche extrêmement rare. Sur le presque 1 million de malades d’Alzheimer, seul un millier de cas est dû à l’hérédité.

Hérédité dont on sait grâce à l’épigénétique qu’elle est fortement influencée par l’état d’esprit et le mode de vie, qui restent les facteurs de risques majeurs pour développer la maladie d’Alzheimer.

Les principaux facteurs de risque (et donc de protection)

  • Les facteurs de risque cardiovasculaire

L’hypertension artérielle, le diabète, le cholestérol, le surpoids, le tabac et la sédentarité ne font pas que le nid des maladies cardiovasculaires, elles le font également pour les troubles neurocognitifs comme les démences vasculaires (les vaisseaux cérébraux n’arrivent plus à faire circuler correctement le sang dans le cerveau) et la maladie d’Alzheimer.

  • Un cerveau désinvesti

Le cerveau n’est pas différent d’un muscle et pour qu’il soit fort et en pleine forme, il doit être sollicité. Toutes les activités intellectuelles et sociales permettent d’aller dans ce sens : lire, se cultiver, s’informer, faire des jeux de société ou d’énigmes, jardiner, bricoler, voyager, entretenir un réseau social. Récemment, la méditation a été reconnue comme un des sports préférés du cerveau.

  • La dépression chronique

Comme l’explique très simplement le Dr Croisile : « L’explication est double, d’une part les dépressifs n’entretiennent pas un réseau social et des activités stimulantes, d’autre part, le stress permanent subi lors d’une dépression chronique fragiliserait l’hippocampe et le rendrait plus sensible aux lésions d’une maladie d’Alzheimer. »

Au final, en matière de prévention, Alzheimer ne se distingue pas des autres maladies, car elle implique de « bien manger, bien bouger, bien penser », et s’astreindre à vivre pleinement et consciemment. Ce qui implique que les problèmes et épreuves rencontrés, qu’ils soient d’ordre matériel ou affectif, doivent être affrontés, et non niés ou refoulés.

Comment accompagner la maladie d’Alzheimer ?

Les premiers signes de reconnaissance

écrit par

La rédaction

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