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  5. Overthinking : comment arrêter le bavardage mental ?

Pourquoi ressassons-nous sans arrêt ?

Zoom sur l’overthinking

La pensée, comme le reste, est soumise à la loi de l’équilibre. S’il est connu que peu penser nuise à notre bien-être, il en est de même quand on pense trop.

Le ressassement mental est toujours gorgé de pensées négatives, et à terme, il nous conduit à l’immobilisme et à la surinterprétation des situations, ce qui génère tensions et mal-être existentiel.

Ce phénomène est beaucoup plus préoccupant et fréquent qu’on ne le pense. Aux Etats-Unis, à l’Université de Yale, une éminente professeure de psychologie récompensée pour ses recherches sur la dépression et les questions de genre, Susan Nolen-Hoeksema, s’est intéressée à ce phénomène psychologique qu’elle a nommé l’overthinking. La population concernée par ce mal étant baptisé les overthinkers.

Parmi eux, on distingue deux tendances :

  • Les overthinkers colériques

Leur ressassement mental est nourri de sentiment d’injustice de la vie, ils ont une conscience aigüe des torts et négligences qu’ils ont connu enfant. Ils estiment qu’ils méritent réparation et vengeance.

Exemple : « Ils ont rejeté ma demande d’inscription à l’université. Comment osent-ils ? Je suis bien meilleure que la majorité des gens. Je parie qu’ils ne prennent que des enfants des anciens élèves même s’ils moins bons. J’ai travaillé dur, je le mérite. Ca ne va pas se passer comme ça, je vais tous les attaquer en justice ».

  • Les overthinkers dépressifs

Quant à eux, ils ressassent toutes les fois où ils ont commis des erreurs et entretiennent un sentiment de culpabilité et de tristesse constant.

Exemple : « Je n’arrive plus à supporter la pression au bureau. Ils vont finir par me virer et ça sera entièrement de ma faute. Mon mari a un voyage d’affaires, je vais être encore seule avec les enfants. Il part trop souvent d’ailleurs, il ne pense qu’à son travail et jamais à nous. Mais je n’ose rien dire, j’ai peur qu’il me dise qu’il ne m’aime plus. Je sais plus quoi faire ».

Les overthinkers ne ruminent pas par plaisir, et il leur est difficile de lâcher-prise. La raison étant que notre cerveau n’est pas programmé pour nous aider.

La faute au cerveau

Pourquoi est-il si facile de céder au ressassement mental ? Tout simplement parce que notre cerveau facilite le processus.

Gordon Bower, psychologue à l’Université de Stanford a démontré dans les années 2000 que nos réseaux de pensées sont liés à nos émotions.

Dès qu’il m’arrive de culpabiliser et de me dévaloriser à la suite d’’une remarque cassante de mon patron, mon cerveau soulève immédiatement une vanne de pensées amères associées à mon état d’esprit du moment. Cela peut être une prise de poids ou les disputes avec ma mère.

Le problème étant que plus on ressasse, plus on stimule nos réseaux de pensées et plus on resserre les liens entre eux. Autrement dit, au moindre évènement où je vais être mis en situation délicate, je vais repenser à mon poids et à ma mère.

overthinking-comment-arreter-le-bavardage-mental

De son enquête sur 1300 personnes choisies au hasard, Susan Nolen-Hoeksema a pu constater que 63 % des jeunes adultes et 52 % des gens d’âge moyen peuvent être considérées comme des overthinkers. Les premières concernées restant les femmes, qui sont deux fois plus nombreuses que les hommes à connaître des épisodes dépressifs, sévères ou légers.

Pourquoi les femmes sont plus concernées que les hommes ?

écrit par

La rédaction

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