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Pourquoi la performance est un état accessible à tout le monde ?

  • mis à jour le mercredi 24 mars 2021
  • 50 Min d'écoute

/ 5.

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Pourquoi l’intelligence et la performance sont accessibles à tous ?

Qu’est-ce que l’intelligence ?

Rencontre avec Fanny Nusbaum

S’il est une chose dont l’humanité soit très fière, c’est son intelligence. C’est elle qui nous a hissés au sommet du vivant et envoyés sur la lune. Et nous avons tendance à glorifier les savants pour leur grande intelligence et à ressentir une certaine pitié, quand ce n’est pas du mépris, pour ceux qui en manquerait.

Pourtant bien loin des idées reçues, les récentes recherches en neurosciences, nous apporte une nouvelle compréhension des conditions de la performance et de l’intelligence.

Nous ne savons pas ce qu’est l’intelligence, et c’est ce que nous allons découvrir au côté de Fanny Nusbaum, docteur en psychologie, chercheur en neuroscience, et l’auteur du livre “Le secret des performants” paru récemment aux éditions Odile Jacob.

Ce que n’est pas l’intelligence

  • Votre livre m’a mis une claque, je l’ai trouvé brillant et magnifique. Vous associez la performance avec l’intelligence, mais vous précisez aussi que l’intelligence est utilisée dans des cas qui ne parlent pas forcément d’intelligence. Du coup, qu’est-ce que l’intelligence ? Et qu’est-ce qu’on met derrière ?
  • Fanny Nusbaum : Quand on parle de quelqu’un d’intelligent, on visualise un penseur, un intellectuel, parce qu’on a élevé au rang d’intelligence les capacités de raisonnement. Sauf que ce n’est pas juste, parce que le raisonnement représente seulement une toute petite partie de la cognition. Mais comme c’est la partie la plus consciente, et donc la plus contrôlable, c’est avec elle que nous sommes le plus à l’aise.

On fait une confusion entre intelligence et capacité de raisonnement, or l’intelligence est un processus dynamique où des capacités de raisonnement sont révélées.

A ce propos, pour Fanny Nusbaum, le terme de « haut-potentiel » est flou et vaseux, car nous avons tous un peu de haut-potentiel en quelque chose. Un médecin aura forcément un haut-potentiel dans la connaissance du corps, des maladies et des médicaments, tandis qu’un jardinier aura un haut-potentiel dans les connaissances en plantes.

Les 3 degrés de l’intelligence

Pour décrypter le processus dynamique de l’intelligence, on en distingue trois degrés :

  1. L’antiphase, c’est quand on ne se sent pas bien ou que l’on n’est pas en phase avec son environnement. Nous sommes comme décalés et on ne peut donc pas révéler le meilleur de nous-mêmes.
  2. L’état de compétence dans lequel on se tient quand on répond correctement aux attentes de son environnement.
  3. L’état de performance que l’on recherche tous consciemment ou non, pour montrer au monde ce que l’on a en soi. On atteint cet état dès lors qu’on fait consensus autour de soi.

Un génie, un surdoué, un haut-potentiel ou un philo-cognitif seul dans sa chambre n’est pas en performance. Pour que la performance soit là, un autre regard (ou plusieurs) est indispensable.

Le QI mesure-t-il l’intelligence ?

  • Vous faites un gros aparté sur le QI, l’outil utilisé pour mesurer l’intelligence, parce qu’il ne mesurerait seulement qu’une partie des capacités figées dans le temps.
  • FN : Effectivement, le QI est un très bon outil pour mesurer les capacités de raisonnement mais pas pour mesurer l’intelligence. On pense, à tort, que les capacités sont des attributs figés, qui ne bougent et n’évoluent  jamais. Ce qui est faux, même si bien sûr, une capacité est beaucoup plus constante qu’un état d’intelligence qui peut changer d’une minute à l’autre.

Encore aujourd’hui, des spécialistes affirment que le QI est une donnée fixe, or des références de la littérature scientifique montrent que c’est faux. Une étude menée sur les enfants, parue dans le magazine Nature en 2011, montre qu’à 4 ans d’intervalle, les tests de QI différaient de 20 points de différence en moyenne sur une même personne.

Autre donnée intéressante : dans une étude actuellement dirigée Fanny Nusbaum et Dominic Sappey-Marinier où sont analysées les données sur la performance de personnes en antiphase, en compétence et en performance, il apparaît qu’il n’y a pas de différence significative entre les QI des uns et des autres.

Conclusion : le QI n’étant pas une donnée immuable, on ne peut pas évaluer l’intelligence de quelqu’un en fonction de ce test.

Qu’est-ce que la philo-cognition ?

  • Pouvez-vous définir qui sont les philo-cognitifs ?
  • FN : Les philo-cognitifs, comme les hauts-potentiels ou les surdoués précoces, ont un fonctionnement qui est presque lié à une personnalité avec une appétence particulière pour la pensée. Ils ont un besoin quasi-compulsif de tout penser, de tout faire passer par le filtre de la pensée.

Le philo-cognitif passe ainsi tout son temps à s’interroger sur les autres, le quotidien et l’environnement. Quelques exemples :

    • Pourquoi il/elle m’a souri de cette façon ?
    • Pourquoi il fait froid à la montagne alors que la chaleur monte ?
    • Est-ce que l’univers est infini ?

La philo-cognition se définit selon trois points :

  1. L’hyperacuité, c’est-à-dire être sensible sur le plan émotionnel et sensoriel.
  2. L’hyper-latence, c’est-à-dire le fait de passer du coq à l’âne et d’avoir des « eurêka » un peu plus souvent que les autres.
  3. L’hyper-spéculation, c’est-à-dire le fait d’extrapoler, d’avoir toujours besoin d’aller plus loin dans la pensée, de trouver des pensées alternatives.
  • Vous écrivez : « le performant ne réfléchit pas, il décide vite, […] le mouvement mental tend toujours vers l’avant. » Le performant est-il un philo-cognitif ?
  • FN : Le performant n’est pas forcément un philo-cognitif. Le performant est celui qui est dans le degré le plus élevé de l’intelligence qui peut durer 10 min comme plusieurs années. Or, un philo-cognitif l’est à vie, mais peut n’être jamais performant s’il n’arrive pas à montrer au monde ce qu’il sait faire. Être vu et reconnu, c’est cela la grande différence entre la philo-cognition et l’intelligence.

En quoi la performance est-elle d’abord un état d’esprit ?

Comment pense et agit un performant ?

  • Quand vous décrivez l’état d’esprit du performant, on comprend qu’il a la pensée autonome et libre par rapport à la pensée conventionnelle et sociale.
  • FN : Bizarrement, le performant n’est pas indépendant parce qu’il est celui qui est le plus connecté au monde donc il est vraiment dans l’interdépendance. En revanche, le performant est autonome parce qu’il ne se laisse pas dicter sa pensée par les autres, il amène les autres à venir dans son univers.
  • Cela va même plus loin, car on comprend que le performant n’exprime pas sa pensée, il est sa pensée.
  • FN : C’est tout à fait exact parce que le performant n’a pas besoin de revendiquer quoique ce soit, il propose seulement quelque chose de nouveau qui trouve une certaine adhésion. Dans ce sens, on dit souvent que le performant est provocateur, parce qu’il provoque une réaction chez son interlocuteur.

Exemple d’une performante, Mélanie Astles, 6 fois championne de France de haute voltige

Mélanie Astles est une pilote de voltige aérienne. Une carrière qu’elle désirait depuis longtemps mais qui aurait pu rester un fantasme au regard de ses faiblesses en mathématiques et de son parcours scolaire difficile.

Pourtant, à force de travail, de persévérance et d’économie, elle a pu se payer des cours de pilotage et obtenir son diplôme de pilote professionnel. Elle a dû, ensuite, se battre à plusieurs reprises pour entrer à l’Ecole nationale de l’aviation civile, pour finalement en sortir major et connaître le succès par la suite.

Les liens entre bonheur et performance

  • Vous écrivez :

« On rêve de performance mais pas de bonheur. Le rêve de bonheur est un rêve de sécurité, le bonheur est une résignation. Le bonheur n’est pas la question du performant, la performance n’obéit pas aux règles sociales. Le bonheur n’est pas une vertu que l’on peut admirer chez autrui, on admire chez quelqu’un son courage, sa générosité, son humour pas son bonheur. On convoite le bonheur mais on ne l’admire pas. La performance, elle, suscite l’admiration, elle parle de dépassement et de travail. »

  • FN : La performance est un dépassement de soi où la question du bonheur ne se pose pas. Et pourtant, paradoxalement, je pense que quand on est en performance, on atteint beaucoup de bien-être par la reconnaissance que l’on reçoit de l’autre.

Le bonheur est une chimère où l’on rencontre un nouveau paradoxe : quand on cherche le bonheur, on s’en éloigne, parce que notre idée commune du bonheur (avoir sa maison avec jardin et enfants) ne procure pas le bonheur une fois qu’on l’a. Très souvent, on recherche quelque chose de plus, qui est la petite étincelle, autrement dit la performance.

A mon sens, on va rechercher le bonheur quand la vie a été dure avec nous et que l’on cherche un peu à se poser, à respirer, et c’est pour cela que je dis que le bonheur est une résignation.

Derniers mots…

  • A la lumière des récentes découvertes qui ont confirmé votre idée de ce qu’est la performance et l’intelligence, qu’est-ce que vous aimeriez nous dire ?
  • FN : L’intelligence est donnée à tous, on peut tous faire la différence. Il ne s’agit pas d’aller vers de grandes victoires mais juste d’avoir son lot de lumière, ce qui n’a rien de sale. Au contraire même, car quand nous sommes trop longtemps ou trop souvent dans l’ombre, nous sommes mal dans notre peau. Il faut oser vouloir sa lumière et c’est possible via des méthodes comme celle proposée dans mon livre.
  • FN : Je citerai volontiers Victor Hugo :

« Chaque homme dans sa nuit s’en va vers sa lumière. La seconde âme en nous se greffe à la première. Toujours la même tige avec une autre fleur. »

Merci Fanny Nusbaum

Must read : Le secret  des performants de Fanny Nusbaum aux éditions Odile Jacob 2021
écrit par

Amal Dadolle

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