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Comment rester écolo sans devenir dépressif ?

  • mis à jour le vendredi 18 septembre 2020
  • 7 Min de Lecture

/ 5.

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L’éco-anxiété : le nouveau mal du siècle

Un nouveau type de stress chronique

Pour tout citoyen bien dans sa peau, curieux de ce qu’il se passe autour de lui et soucieux du devenir de ses enfants, il est difficile d’être totalement heureux et épanoui.

Le dérèglement climatique et la 6e extinction de masse de la biodiversité sont effectivement en cours. Et alors que nous devrions repenser totalement notre système économique et nos modes de vie, nous continuons à dilapider les ressources pour produire toujours plus et consommer encore plus.

A ce rythme, d’ici 80 petites années, la température globale dépassera les 7°C et nos corps ne pourront tout simplement plus fonctionner. C’est une mort horrible qui attend les vivants.

Quant à ceux qui ont conscience de cet enjeu imminent, les injonctions contradictoires à la « soyez éco-responsables et en même temps consommez » les plongent dans des pensées et émotions lourdes. L’angoisse, le désespoir et une colère qui au fil du temps mûrit et pourrit en un certain dégoût du genre humain, suivie d’une infinie tristesse quand la colère est redescendue. Il y a un terme aujourd’hui pour qualifier ce mal-être dû au stress de l’urgence écologique : l’éco-anxiété.

Laure Noualhat, journaliste spécialiste des questions écologiques à Libération depuis 15 ans, décrypte ce nouveau mal du siècle, tout en apportant réconfort et solutions pour le surmonter dans son ouvrage « Comment rester écolo sans finir dépressif ».

Les symptômes de l’éco-anxiété

Si, en France, le terme d’éco-anxiété est encore peu connu, aux Etats-Unis, le son de cloche est différent. Dans leurs cabinets, psychologues et psychiatres, reçoivent de plus en plus d’éco-angoissés lessivés présentant différents symptômes :

  • Abattus, tristes et déprimés, les éco-anxieux ne savent plus comment trouver du sens à leur vie. A quoi faire des projets sur le long terme, puisque le futur est condamné ?
  • Ils ne peuvent s’empêcher de ressentir des envies de meurtre quotidiennes. Cela leur prend dès qu’un collègue ou cousin, qui se dit écolo, consomme du quinoa brésilien et roule en SUV. Ou quand ils écoutent les discours politiques lyriques à la « make our Planet great again » pour ensuite voir pondre des brides de lois écologiques applicables en 2048.
  • Enfin, d’autres ne savent même plus que décider pour eux-mêmes : que consommer ? Où partir en vacances et comment ? Parce qu’ils perdent tous les repères, ils perdent leur capacité décisionnelle, ce qui est une autre source de stress conséquente.

Pour accompagner leurs patients, les professionnels américains de la santé mentale ont développé l’éco-psychologie. De leurs observations, deux choses sont à comprendre en matière d’éco-anxiété. La première étant plutôt rassurante pour les éco-anxieux : si vous allez mal, rassurez-vous, c’est que vous êtes une personne saine d’esprit. Le second point, que nous verrons plus loin, est que l’éco-anxiété ressemble en tout point à un deuil.

Une saine dépression

Et pour cause, aller mal dans une société schizophrène et suicidaire témoigne d’une santé mentale plus saine que la moyenne. Ce mal-être est révélateur d’un amour de la vie, de la beauté de ce monde et on trouve logique et souhaitable qu’après soi il n’y ait aucun déluge. Ni plus ni moins. La vraie démence c’est d’aller bien dans un monde de fous furieux en train de se perdre.

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Et encore est-ce que les sourds et les irresponsables vont-ils si bien que cela ? Ne vivre que pour soi et pour des plaisirs aussi éphémères que superficiels est loin d’être le signe de personnes épanouies et heureuses. Au contraire, cela témoigne d’un état d’esprit fermé, gouverné par la méfiance de l’autre, la peur de vivre intensément et donc d’un mal-être plus profond qui se termine souvent aussi en dépression.

Mais revenons au cas des éco-anxieux. Leur dépression est liée à la perte, au même titre que le deuil. La différence avec l’éco-anxiété c’est que celui-ci se fait par anticipation. Mais le comprendre, c’est avoir déjà des clés pour sortir de son abattement.

Un deuil par anticipation

Une colère impuissante

Les éco-psychologues l’ont remarqué, les émotions qui accaparent les éco-anxieux sont exactement les mêmes qui nous saisissent après la perte d’un être cher : le déni pour cacher une honte, la colère, l’abattement, l’impuissance et la tristesse.

La colère peut être souvent salvatrice pour nous pousser à sortir de la procrastination quand il y a des choix cornéliens ou difficiles à faire. Avoir le courage de rompre, de sortir d’une loyauté familiale ou amicale toxique, ou de quitter un travail aliénant. La colère pousse à l’action. Sauf que dans le cas de l’écologie, notre pouvoir d’action n’impactera pas grand-chose.

« Imaginons que demain, nous achetions tous une gourde, mangions végane, prenions plus le train, devenions des adeptes frénétiques du covoiturage, nos actions n’influenceraient que 25 % des émissions de gaz à effet de serre selon Alexia Soyeux et Cédric Dugast de l’entreprise Carbone 4. »  En clair, se cantonner à inciter tout un chacun à l’éco-responsabilité est dérisoire. Ceux ayant un pouvoir d’action qui touche le collectif (les entreprises, collectivités et des communes) doivent impérativement agir à leur niveau.

En attendant, la colère de l’éco-anxieux laisse place inévitablement au sentiment d’impuissance accompagné d’une immense tristesse. La dernière étape du deuil.

La leçon d’humilité

La tristesse mériterait d’être un peu mieux considérée. Certes, elle est amère, car elle ne se présente qu’en cas de défaite ou de perte, mais ce n’est pas tout. Dès que l’on a déposé les armes et plié le genou, « vaincu » par la réalité, une douceur s’installe à ce moment précis. Cette douceur enseigne la résilience, l’acceptation de ce qui est, et l’humilité, elle, rend plus mature, plus sage.

Accepter une situation, c’est comprendre que vivre en permanence dans le jugement et en colère contre les cons toutes les 5min n’est pas viable. Épuisant et inefficace, c’est une perte d’énergie majeure.

Les gens sont ce qu’ils sont : stressés, empêtrés dans leur mental et leurs propres contradictions et problèmes. Se battre contre eux ou les accabler est contre-productif. Pour retrouver le sourire, il faudra sortir de la société humaine pour voir plus large, et loin.

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Comment être écolo et rester heureux ?

Voir et penser grand

Développer une conscience écologique, c’est prendre conscience, réellement, que le vivant ne se limite pas à l’espèce humaine. Et c’est une bonne pensée réconfortante en soi confesse Laure Noualhat : « nous n’achèverons pas la vie. Elle reprendra ses éprouvettes et réarrangera son cadre de créativité. S’adapter, se mouvoir et se transformer c’est ce qu’elle sait le mieux faire et elle nous demande de l’imiter pour grandir et évoluer. Savoir que la vie nous survivra a quelque chose d’intersidéralement rassurant »

La vie est mouvement et cela se matérialise par une succession d’existences diverses et variées. Or, toute existence a un début et une fin. Les végétaux, les animaux, les dinosaures, les peuples, les civilisations, etc. Tout a une date de péremption, l’humanité comprise, seulement nous nions cette réalité à cause du tabou de la mort. Tabou qui donne d’ailleurs lieu à des situations tragi-comiques de certains milliardaires qui investissent des fortunes dans la quête d’immortalité. A quoi ça sert d’être immortel si dans 80 ans c’est l’enfer sur Terre ?

L’art de mourir

Puisque tous les indicateurs nous disent que nous sommes partis pour aller droit dans le mur, vivons tant qu’il est encore temps. L’art de mourir, c’est intégrer dans chaque instant de sa vie que celui-ci est peut-être le dernier. C’est donc vivre intensément, puisque nous ne pouvons rien faire d’autre.

« Notre unique passage sur Terre, notre vie d’ici et maintenant mérite qu’on s’en occupe un peu mieux qu’en se préoccupant du destin de l’humanité, pris en étau dans un grande histoire de 0,002 nanoseconde. »

Voici un condensé d’astuces pour développer un état d’esprit propice à garder le sourire et du courage dans les périodes sombres :

  • A force de prendre les choses pour acquises, nous ne les voyons plus. Les pertes nous rappellent à quel point les choses nous sont précieuses et méritent un peu plus de notre considération. Le plus sûr moyen de ne pas retomber dans la cécité est de cultiver la gratitude. Avoir un geste doux pour ses plantes, remercier un arbre, une forêt, reconnaître la la grâce naturelle d’un chat, ou la joie d’un chien qui se délecte à se vautrer dans l’herbe. Tout cela nous fait du bien et mérite d’être reconnu à sa juste valeur.
  • Ne jamais se priver de rire et ne se limiter à aucun sujet. C’est, d’une part, la politesse du désespoir, mais surtout l’humour c’est plus sage qu’il n’y parait. « Il marque les limites de nos espérances, se moque de nos déceptions ; avec lui, on assouplit la douleur, on conjure ses terreurs, on se rit de tout. On va morfler, mais on peut au moins rigoler. Faire la gueule tout le temps c’est la double peine. »
  • Prendre soin de son mental en se focalisant sur ce qui lui fait du bien. Cela contrebalancera les moments de rechute où vous vous désespérez. Le meilleur moyen pour nettoyer son mental reste la méditation.
  • Puisque vous l’aimez, passez le plus de temps possible dans la nature. La voir et la sentir procure autant de bien pour le moral que pour la santé.

Dernière recommandation : faire le choix de vivre intensément, pour de vrai, pour de bon. Cela signifie de faire exploser ses barrières mentales, ses tabous personnels et de se lancer hors de sa zone de confort pour aller vers ce qui nous fait peur, certes, mais nous excite aussi.

Bref, soyez rock’n roll. Les temps y sont propices !

Source : Laure Noualhat, « Comment rester écolo sans finir dépressif », éditions Tana, 2020
écrit par

La rédaction

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