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Les vertus du silence et de la parole

« Le silence est un ami qui ne trahit jamais. »

Dans cette maxime, le sage Confucius enseignait que le verbe peut nous trahir. Comment donc alors échapper au piège d’une parole hasardeuse ? C’est ce que chercha à savoir son disciple Zixia dans cette fable célèbre :

Un soir où le maître était en méditation, assis près du puits, Zixia s’approcha de Confucius et lui demanda :

– Vénéré, quelle est la parole parfaite ?

Le vieil homme réfléchit.

– Désires-tu savoir quand il faut savoir se taire ?

– Oui, répondit Zixia.

Alors Confucius dit :

– Avant d’ouvrir la bouche, assure-toi que ce que tu vas dire est plus beau que le silence

.…

Cette maxime fait écho au livre culte, « les Quatre Accords toltèques », vendu à plus de quatre millions d’exemplaires dans le monde.

Miguel Ruiz, son auteur, propose de passer quatre accords avec soi-même visant à nous déconditionner des croyances et préjugés qui nous maintiennent dans la souffrance.

Olivier Clerc, écrivain, formateur, mais aussi traducteur en français de ce best-seller mondial[1], décrypte pour nous la nature de ces quatre accords.

Accord n°1 : que votre parole soit impeccable

Miguel Ruiz nous invite à avoir une parole impeccable, rejoignant en cela ce que préconisait déjà en son temps Victor Hugo dans son célèbre poème, « Le Mot ». Avoir une parole impeccable, dans l’esprit de don Miguel, cela signifie ne pas utiliser le pouvoir de la parole contre les autres ni contre soi-même : éviter de propager ce poison relationnel que sont les potins, les ragots et les calomnies.

Le silence peut a priori sembler la bonne solution, pour éviter des propos négatifs. Mais en réalité les choses sont plus subtiles que cela, puisqu’on peut même faire un mauvais usage du silence !

Eh oui : le silence, lui aussi, peut se prêter à des usages impeccables ou non. « Impeccable » signifie littéralement qui ne pèche pas, mais on sait bien qu’il est aussi possible de pécher par omission. Il y a des silences coupables. Il y a des non-dits qui empoisonnent les relations aussi efficacement qu’une parole négative ou une calomnie.

Si la relation que j’ai avec vous dysfonctionne à mes yeux, mais qu’au nom d’une juste parole mal comprise je n’en dis rien, ni à vous ni à personne, notre lien va commencer à se déliter sans que vous compreniez pourquoi, sans que vous puissiez y remédier non plus. Certes, rien de négatif n’aura été dit… mais cette attitude est-elle impeccable  pour autant ? Non.

L’impeccabilité, c’est d’avoir le courage d’exprimer mon malaise, sans me positionner en victime pour autant ; de crever l’abcès au besoin, d’avoir une discussion franche et ouverte avec vous, dans l’optique d’améliorer notre relation. C’est autrement plus exigeant !

La parole impeccable, à terme, passe par une pensée impeccable. Ce n’est pas seulement ce que je dis ou non, qui compte, mais ce que je pense en mon for intérieur. Celui qui rumine des pensées négatives, sans rien exprimer, finit par cultiver un silence malsain.

Alors, que votre parole soit impeccable, certes, mais que vos silences ne servent pas à masquer des choses vitales pour notre relation, pourrait-on préciser. Ayez le courage de parler, même quand c’est difficile, même si cela implique une mise au point momentanément douloureuse, mais dont cette relation sortira renforcée, clarifiée, grandie, plus rayonnante.

Comme toute chose, le silence et la parole peuvent l’un et l’autre faire l’objet d’un usage positif, lumineux, constructif, ou au contraire servir des finalités toxiques, nuisibles. Il y a de bonnes et de mauvaises raisons de parler, comme il y en a de bonnes et de mauvaises de se taire.

Tant pis pour ceux qui cherchent du « prêt-à-penser », mais on ne peut s’abriter derrière aucune maxime, qu’elle soit confucéenne ou toltèque ! C’est à chaque instant, guidés par la tête et le cœur, par le discernement et l’empathie, que nous sommes appelés à faire le choix qui nous semble le plus adapté à la situation où nous nous trouvons.

À méditer… en silence ! 🙂

Olivier Clerc raconte dans son livre Le Don du Pardon (Trédaniel 2010), sa rencontre avec Miguel Ruiz au Mexique.
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