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Thomas Kufen, ou le courage politique

  • mis à jour le jeudi 28 février 2019
  • 2 Min de Lecture

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Thomas Kufen, ou le courage politique

Le pari d’une intégration réussie des immigrés

Non, le courage politique n’est pas mort et certaines personnes comme Thomas Kufen, le maire d’Essen, l’incarnent encore. Ce maire d’une ville de 565 000 habitants, d’un bastion industriel allemand, marche dans les pas d’Angela Merkel en ce qui concerne la question de l’immigration. Il a accueilli 22 000 migrants en 3 ans. Et il en est plutôt fier, bien qu’accueillir les immigrants ne fasse pas forcément partie des idées porteuses en Europe.

Comment intégrer des réfugiés politiques ou de guerre dans le système d’éducation, d’emploi, et plus simplement dans la vie en Allemagne ? La clé de voûte, c’est une intégration réussie. Pour qu’elle le soit, il faut faire interagir 3 aspects complémentaires de l’intégration.

William Perugini/123RF

L’intégration par le logement

Pour que quelqu’un se sente chez lui, il lui faut justement un « chez lui », et ça le maire d’Essen l’a bien compris. Après avoir mis en place des habitats précaires et provisoires (des tentes en l’occurrence), il a fait construire des appartements, destinés à être des habitats permanents. Il manque encore 10 000 logements, mais le maire est confiant quant à ce défi à relever.

L’intégration par la langue

Après son chez-soi, il faut pouvoir interagir avec le monde dans lequel on vit. Pour vivre ensemble en société, il faut donc savoir communiquer. Des cours de langues allemandes sont donc donnés aux migrants. Viel Glück ! (bonne chance)

Fabio Formaggio/123RF

L’intégration par le sport

Mais interagir, ce n’est pas seulement communiquer, c’est aussi faire des expériences de vie. Le maire d’Essen a donc ouvert aux migrants les stades et les salles de sport, donnant l’occasion aux migrants de jouer au foot avec les locaux. Ces jeux sont des occasions de rires et de créer un rapprochement amical. On ne devrait pas sous-estimer les bienfaits psychologiques que peuvent apporter le jeu et les moments de complicité à ces gens qui ont traversé l’enfer.

Thomas Kufen fait le pari que ses nouveaux citadins rendront la pareille à Essen, qu’ils seront demain ses créateurs de richesse. C’est un défi et un pari. Un pari sur l’humain (et un défi au cynisme). En France, en 2016, ce sont plus de 9000 personnes, qui ont été accueillies. On ne va pas nous faire croire qu’Essen est plus riche et plus grande qu’un pays entier.

La vague migratoire que nous traversons n’est, en plus, pas la dernière. Tous les experts en démographie et changement climatique savent que des peuples n’auront d’autres choix que de se déplacer. Agira-t-on de la même manière ? A long terme la défiance n’engendre que fermeture et conflits, alors que l’accueil, la main tendue à l’autre, est le fondement même de notre humanité.

Une petite histoire l’illustre bien. A Bordeaux, en 1940, le consul du Portugal, Aristides de Sousa Mendes avait offert des visas à ceux qui voulaient fuir le nazisme. Notre consul s’est fait virer de son poste. Mais ce sont 30 000 personnes, dont 10 000 juifs, qui ont été sauvées, et il est considéré, aujourd’hui, comme un héros !

Source : Propos de Thomas Kuffen recueillis par Gérard Leclerc, « Sa ville accueille autant de migrants que la France », We demain n°18, juin 2017
écrit par

Camille

Époque

Société

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