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Une histoire de Bronnie Ware

C’est l’histoire d’une infirmière australienne, Bronnie Ware, qui travaille dans le département des soins palliatifs. Il reste aux patients dont elle s’occupe, moins de trois mois à vivre. Sauf miracle, c’est pour eux le point de non-retour. A quoi peuvent-ils penser ? Trois mois. C’est court et c’est long, surtout quand on est bloqué dans son lit à attendre Mme La Faucheuse.

Quand est passé le temps du déni, de la colère et de la peur, vient celui du bilan. Pas facile de se confier à ses proches, dont le regard fuyant ou la mine dévastée n’aident pas. Mais, en tant que professionnelle, Bronnie Ware a la distance affective de son côté. Cette distance lui permet de ne pas être dans le jugement et d’être pleinement à l’écoute de ses patients. Elle leur fournit l’espace émotionnel dont ils ont besoin.

Ainsi, notre infirmière s’improvise en cueilleuse de confessions. Elle se rendra compte très vite, qu’en dépit des différents profils, des différentes vies, les regrets sont bien souvent les mêmes. Un constat qui va lui donner envie d’écrire « The Top Five Regrets of the Dying – A Life Transformed by the Dearly Departing. »

Voyons de plus près ce top 5 !

Pourquoi j’aurais du suivre mon instinct ?

Je n’aurai pas dû suivre la vie que les autres avaient choisie pour moi. J’aurai dû suivre mon instinct et mes rêves.

Selon notre infirmière, c’est le regret qui revient le plus souvent ! « Les autres », qui sont-ils ? Il s’agit naturellement de ceux vers lesquels nous recherchons l’affection et l’approbation : nos parents. Qu’on se le dise, les enfants obéissants ne feront pas toujours des adultes heureux ! L’enfer c’est les autres, disait Sartre. Effectivement, nous créons notre enfer si nous laissons les rênes de notre vie aux autres. Or, les voix de nos parents ne compteront plus dans nos derniers instants de vie. Rappelons-nous d’ailleurs la sagesse de Bruce Lee : « Je ne suis pas dans ce monde pour vivre à la hauteur de vos attentes et vous n’êtes pas dans ce monde pour vivre à la hauteur des miennes.

Pourquoi j’aurais dû prendre le temps ?

Je regrette d’avoir autant travaillé

Un classique n’est-ce pas ? Dans le but louable de pourvoir aux besoins et au confort de sa famille, on néglige ceux que l’on aime. Notre temps est consacré à la carrière. Beaucoup de parents d’ailleurs, trop absents, culpabilisent et se rattrapent en se montrant généreux en cadeaux et argent de poche. A tort. Le confort matériel ne remplace en rien l’affection et le temps accordé. Comme le résumait superbement Einstein : « Ce qui compte ne peut pas toujours être compté, et ce qui ne peut être compté ne compte pas forcément ».

Pourquoi j’aurais dû exprimer mon courage ?

J’aurai dû avoir davantage le courage d’exprimer mes sentiments ou de dire le fond de ma pensée.

Pour la « paix sociale », combien se taisent ou laissent couler ? Grave erreur ! L’amertume et le ressentiment sont un poison pour notre santé. Les patients en phase terminale sentent mieux que jamais le lien entre leur esprit et leur corps. Avoir une relation saine avec nous-même et avec les autres, nous aidera à avoir une santé de fer. La confrontation fait, malheureusement ou heureusement, partie des défis de la vie !

Pourquoi je regrette certains amis

Je regrette de ne pas avoir gardé contact avec des amis.

On retrouve ici la même problématique des top 2 et 3. Les sollicitations du travail et de la vie de famille, nous coupent de nos besoins et de certaines relations qui nous font le plus grand bien ! Si nous ne nous écoutons pas, ne prenons pas soin de nous, nous serons incapables d’en faire autant avec nos proches.

Pourquoi je regrette d’être passé à coté de ma vie ?

Je regrette d’avoir négligé mon propre bonheur !

Le syndrome du martyr est typique des sociétés judéo-chrétiennes. Les concepts de devoir ou d’honneur par rapport aux autres, sont écrasants et écrasent notre bonheur. Les romans et œuvres littéraires ne manquent pas sur ce thème !

A y voir de plus près, ces 5 regrets se confondent. Le livre de Bronnie Ware sonne comme un avertissement : stop les peurs, stop les calculs ! Alors oui, du courage où il nous en faut pour notre épanouissement. C’est toutefois payant et il n’est jamais trop tard pour changer nos habitudes, car plus le temps nous échappe, plus les regrets prennent de l’espace ! Une grande Dame m’a récemment dit :

Quand on prend des risques, on peut perdre. Mais quand on ne prend pas de risque, on est sûr de perdre.

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