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Tous en selle !

  • dimanche 15 juillet 2018
  • 3 Min de Lecture

L’hymne de nos campagnes

J’avais rêvé cette balade en France dans les rues de Paris. Comme j’ai imaginé mes dernières plongées en mer rouge, en arpentant les glaciers alpins. C’est la coexistence des contraires qui fait naître les énergies. Ce voyage est né d’une blague, d’un pari, à certaines heures de la nuit, on se lance des défis. Je n’avais pas la force de l’affronter en solitaire, j’ai déjà traversé des déserts. Et comme dans la chanson de Juliette : « A deux c’est tellement chouette ».

Je cherche le mot le plus léger pour vous dire ce que furent ces instants volés au ciel de Mayenne ou de Normandie. Oui tout autour de chez nous, pas très loin, vraiment. J’ai fait du vélo. Tout simplement. A coups de pédale sous les matins fleuris, j’ai visité mon pays. La vie ressemblait à un tableau, le décor idéal pour une remise à niveau.

Après tout, cela pourrait être partout ailleurs, c’est le regard qui compte et cette envie d’aller par les chemins. Il existe des mondes inconnus et nouveaux, juste en bas de chez soi.

J’ai commencé par m’équiper, j’avais fait une liste pour ne rien oublier mais évidemment je ne l’ai pas suivie, résultat j’ai oublié mon pyjama, et le printemps ayant de la peine à s’imposer, dans les nuits noires de nos tentes improvisées, j’ai volé des couvertures pour ne pas avoir trop froid. Il faut dire que les sacoches accrochées au porte-bagage ne sont pas beaucoup plus grandes que mon sac à main, j’ai dû trier les affaires et laisser certains vêtements de côté. Garder le minimum nécessaire.

C’est ça qu’il faudrait travailler…S’alléger…

L’Orne nous a ravis par les sons de sa forêt, la Mayenne nous a offert la tendresse de ses allées, le Maine nous a servi ses sentiers ruraux, la Loire nous a ouvert ses bras de sa douceur angevine. Les paysages n’ont pas été monotones. Les églises nous ont servi de boussoles. Nous avons cherché les chemins verts, ces débuts de sentiers pour cyclistes, marcheurs et autres penseurs, baignés de silence et miraculeusement vides. Nous avons réappris à lire une carte, nous avons aussi savouré la possibilité de nous perdre.

C’est un luxe qui n’appartient plus à tout le monde…

L’air était frais et la campagne si belle. Tant d’espace. Il est surprenant d’assister à ce défilé de champs et de fleurs sauvages. Ne pas oublier l’étendue de notre ruralité. Non la France ne se résume pas aux limites définies par le périphérique. Il existe un monde qui se contrefout des déambulations politiques ou du concours de l’eurovision mais qui comprend le langage secret des arbres. Là subsistent des habitants qui se nourrissent de leurs arbres fruitiers, produisent de l’électricité à partir des moulins, puisent l’eau à la source pour leur propre usage et communiquent entre eux sans aucun écran. On peut tenir le monde dans la perfection d’un carré de terre, et de ces déambulations parcellaires, accéder à l’universel.

J’ai aimé ces trajectoires lentes, ces chemins de halage et ces maisons éclusières, ces recoins et ces passages secrets, ces territoires de repli, ces campagnes de silence. Douce France. J’ai aimé les escales au hasard et les réveils en plein air, la jouissance des rayons du soleil, les odeurs, les couleurs, et les regards croisés, chaque journée différente, on ne commande pas, il faut se laisser aller, et croire au mystère au bout des allées cavalières.

J’ai appris à nommer la campagne qui m’entourait, quel privilège…Replanter nos racines. Raconter des histoires. Faire marcher nos mémoires.

Je griffonne toujours des notes pour ne rien oublier, parfois ce n’est rien d’autre que la lumière du matin, quelquefois un chocolat chaud au hasard d’un village, la vraie richesse c’est de prendre son temps, et reconnaître la chance que l’on a, c’est si bon de vagabonder sous le soleil, et prendre un verre sur une terrasse en plein air, la première gorgée de bière prise, on a saisi le meilleur, et du reste on en garde les couleurs, prolonger l’instant sur ces airs du retour, après tout, on pourrait bien continuer.

Nos cœurs chantent pour nous dire que tout est beau, sage et vrai.

Partout nous sommes chez nous et c’est parfait.

Avec toujours cette musique dans la tête. « Quand on partait de bon matin, quand on partait sur les chemins, à bicycleeeeette… »

A vos pédales.

A relire : De Philippe Delerm : « Les chemins nous inventent » & « La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules ».

A écouter : De Juliette Armanet : « L’amour en solitaire » Album « Petite Amie ».

Pour trouver tous les itinéraires et parcours vélo en France, rendez-vous ici : www.francevelotoursisme.com

Et pour d’autres conseils pratiques ou partage d’expériences, n’hésitez pas à nous contacter !

écrit par

Auré

Mieux-être & Réussite

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