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L’homme vu par la philosophie chinoise

  • mis à jour le lundi 20 avril 2020
  • 6 Min de Lecture

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La théorie des cinq éléments

Les Chinois ont façonné leur mode de pensée dans la continuité et la constance, produisant une vision différente du monde et de son fonctionnement humain. Il y a des milliers d’années que les Chinois utilisent les méridiens pour prodiguer des soins thérapeutiques et qu’ils croient au choc émotionnel comme étant la cause sous-jacente des maladies psychosomatiques ou « maladie de l’esprit ».

Soyez à l’écoute, les maux sont des mots.

Démonstration.

L’homme un intermédiaire

D’après leur philosophie ancestrale l’homme est une sorte d’antenne entre la terre et le ciel. Il n’est ni l’un ni l’autre, il découle de l’un et s’appuie sur l’autre. Pour eux, il existe une unité de l’univers, la voie de l’équilibre symbolisée par le Dao (voie). Le plus étonnant est que cet équilibre est maintenu par une théorie des contraires !

La théorie du Yin et du yang

Toute fin est un début et tout début, une fin

Elle représente la dualité fondamentale de l’univers. Ce qui est et ce qui n’est pas, par conséquent le mouvement perpétuel et la succession des choses. C’est cette dynamique de l’un vers l’autre qui créé l’unité et permet la notion de choix.

Le Yin et le Yang sont inséparables mais distincts, opposés mais complémentaires. Ils représentent les deux versants d’une même chose qui donne à l’homme une marge dans son action.

Le yin ne peut exister sans le yang, ce qui veut aussi dire que le plus n’a pas de sens sans le moins et que c’est bien parce que nous avons notion de la nuit que le jour existe à nos yeux.

Le modèle d’application pratique de lois du yin-yang ; la fameuse théorie des cinq éléments

Cette philosophie de la Chine ancienne relie toute chose sur terre à cinq éléments fondamentaux ; feu, terre, métal, eau, bois. Ces cinq éléments appartiennent à un cycle aux lois relationnelles strictes, contrôle et engendrement, et auxquelles le corps ne doit pas déroger sous peine d’un déséquilibre.

Chacun sait par exemple que le métal coupe le bois ou encore que ce même bois nourrit le feu. Bien sûr, ces lois sont remises en cause par les émotions et un quelconque refoulement les contredira : aïe aïe aïe !

Au cœur de chaque élément : les méridiens d’acupuncture

Les méridiens sont des canaux dans le corps qui permettent à l’énergie de circuler (leur existence a été démontrée par des appareils électriques). Ils assurent la transmission des influences extérieurs (climat, environnement, nourriture) vers l’intérieur (organe, fonction, système) et contribuent au maintien de notre équilibre sans quoi nous ne pouvons pas nous adapter.

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Cette énergie, dite subtile, serait la base du fonctionnement et du dysfonctionnement de l’humain. Chaque méridien est relié à un organe et a un florilège d’émotions et de symboliques.

Chaque organe a ses propres émotions

La terre : estomac, rate/pancréas

Une notion d’impatience et de reconnaissance est attribué à l’estomac. Il est également associé à l’image sociétale et à l’apparence dont il conviendrait que la personne concernée par un dysfonctionnement à cet endroit s’éloigne pour revenir aux choses vraies et à l’estime d’elle-même. La colère est une autre tonalité de l’estomac d’où une idée de pardon qui peut y être associée. Sans oublier que « l’estomac » se sent incompris.

Le couple rate/pancréas

La rate filtre le sang. Dans sa symbolique, il est évident qu’elle impliquée dans des histoires de liens de sang. Se faire du mauvais sang peut affecter l’énergie du méridien rate et donc de son organe. La rate sert également à se défendre, facile d’imaginer qu’elle peut déguster si l’on n’arrive pas ou ne sait pas se défendre.

Le pancréas, lui, régule l’affectif, il est lié au clan et à tous les problèmes de douceur et d’acceptation dans la vie. Pas étonnant, c’est l’organe qui sécrète l’insuline qui elle-même gère le taux de sucre dans le sang. Se consoler avec du sucre si nous sommes traversés par ces deux émotions n’est donc pas innocent.

Le feu : cœur, maître-cœur, intestin-grêle et thyroïde

Dans la symbolique du cœur on retrouve des notions de choc, de trahison, d’insécurité. Des problèmes d’isolement, de solitude affective, de jalousie, de perte de territoire sont aussi à l’origine des premiers signes de déséquilibre de ce méridien.

Sur le plan énergétique, il abrite le Shen, l’âme et l’esprit, et avec ses acolytes maîtres-cœur et poumon, ce dernier appartenant au métal, il constitue un trésor à alimenter. La recette ? joie, fierté et puissance d’être soi !

Le maître-cœur est un méridien sans organe. Il est une fonction à part entière et protège le cœur. On lui doit une notion de puissance et de pouvoir et à l’inverse de rejet s’il est affecté. Un sentiment de ne pas se sentir à la hauteur viendra affaiblir ce méridien, symbole de l’inquiétude et maître des hormones. En énergétique, on l’appelle le Jing : la puissance d’être soi.

L’intestin-grêle :  son rôle organique est de trier. En métaphore tout ce qui est de l’ordre du jugement et de l’appréciation donnent du sens à sa fonction. Quelques idées obsédantes peuvent également affecter l’énergie de ce méridien ou bien encore la peur de manquer.

Le dernier méridien qui appartient à l’élément feu est la thyroïde. C’est elle qui distribue l’énergie à tous les autres méridiens. Un désordre thyroïdien peut être lié à des notions de vitesse, de solitude et d’impuissance. La thyroïde joue un rôle important dans la notion de temps qui passe trop vite ou trop lentement. Pour elle, il est absolument vital que ça aille vite.

L’eau : vessie et rein

La vessie a une tonalité principale et très connue : le marquage de territoire. Selon la médecine chinoise, un problème de vessie peut trouver sa cause dans la culpabilité et l’égo. Ne dit-on pas de quelqu’un qu’il ne se « sent plus pisser » ? La « vessie » se sent effectivement à part. On retrouve dans la vessie une notion de souillure évidente et des problèmes de place dans le sens « ne sait pas où est sa place ! ».

Le rein est la pièce maitresse du corps et le méridien par excellence. Le rein est une usine à peurs. Il ne doit pas faire défaut sous peine qu’une stratégie de défense se mette en place et, de manière inhérente, la perte de son pouvoir personnel. Le rein est lié à une peine existentielle qui générera de l’agressivité. Des problèmes d’insomnie, d’insécurité sexuelle se montreront à travers lui.

Le bois : vésicule biliaire et foie

La vésicule biliaire est associée à la colère, au manque et à la susceptibilité. Sur le plan symbolique, une hypersensibilité la caractérise également. Avec l’estomac, elle forme le couple acido-basique cher à la santé.

Rappelons qu’une maladie apparaîtra toujours sur un terrain acide. La vésicule sert à stocker les graisses, pas surprenant qu’une peur de manquer s’annonce également au niveau de ce méridien. Ainsi, la vérifier dès qu’une personne est en « mode » stockage.

Le foie, un grand pessimiste et passéiste qui n’a pas confiance en l’avenir. Normal, il assure les fonctions essentielles à notre survie et c’est un organe clef au niveau émotionnel ! Beaucoup de maladie du foie sont en lien avec le respect, la culpabilité ou le manque vital.

Le métal : poumon et gros-intestin

Le poumon est concerné par la tristesse et la déprime. Lui aussi est associé à la notion de territoire au sens conflit et au fait de pouvoir garder sa place. Le poumon a besoin de liberté dans un cadre sinon, comme par hasard, il étouffe ! Une notion d’insatisfaction peut l’affecter. On retrouvera à travers lui des personnes qui recherchent un paradis perdu et qui veulent atteindre un idéal. En énergie chinoise, il représente la fierté : le Ming.

Le rôle du gros-intestin est d’éliminer l’inutile. Si ce méridien se montre et affecte donc son organe, on peut imaginer que des choses inacceptables et des saletés n’ont pas été évacuées ou que la personne concernée retient quelque chose. Le gros-intestin est associé à la notion de frustration, d’exaspération. Lui aussi s’accroche au passé, mais surtout il a peur de la réaction de l’autre !

Conclusion

À travers la symbolique que les Chinois attribuent aux méridiens d’acupuncture, on peut donc donner un sens à chaque organe. Si un symptôme apparaît, c’est qu’il y a eu non-contrôle à l’intérieur du cycle des cinq éléments. L’interprétation peut commencer. Celle-ci ne dispense évidemment pas des examens cliniques mais elle est d’une grande utilité voire a un côté très préventif.

La bonne nouvelle, c’est que de plus en plus de médecins occidentaux ont conscience que derrière les maux se cache une tension psychique. Et puis, il y a ceux qui parlent de problème musical, au sens que le corps malade est dans un état vibratoire disharmonieux. Bref, encore une fois, n’est-ce pas une façon de nous dire d’être davantage à l’écoute de notre petite musique de nuit ?

Sylvaine Allié est praticienne en neuro-training à Paris.
écrit par

Sylvaine Allié

Santé & Bien-être

Vitalité & bien vieillir

Médecine douce

2 commentaires
  • Répondre Give me five massage
    • lundi 6 avril 2020
    • 15 h 10 min

    Très belle synthèse! Ici les expressions « en avoir plein le dos », « se faire du mauvais sang », « se faire de la bile » (et j’en oublie) prennent tout leur sens.

    • Répondre Sylvaine Allié
      • vendredi 10 avril 2020
      • 10 h 52 min

      En effet, et mon expérience regorge du sens caché des mots ! Sylvaine Allié neuro-trainer.

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