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Comment se reconstruire après un échec amoureux ?

  • lundi 16 juillet 2018
  • 5 Min de Lecture

Guide de survie en cas de rupture  

Médecin endocrinologue de profession, et auteure de l’ouvrage « Adultes surdoués et les relations amoureuses », Valérie Foussier a délivré ses conseils en matière de cœur aux personnes qu’elle qualifie avoir un haut potentiel, les surdoués. Qu’est ce qui les différencie de la personne lambda ? Ni des Mozart ou des Einstein, les adultes à haut potentiel sont ceux qui sont trop empathiques, trop résilients, trop passionnés, trop idéalistes, trop analystes. Bref, trop quoi. Après lecture du dit ouvrage, nous en avons conclu qu’au final, les conseils de Valérie Foussier en matière d’échecs amoureux et de la façon de s’y prendre pour se reconstruire, correspondaient aussi bien aux adultes à haut potentiels qu’aux autres. Son idée principale étant de savoir se reconstruire sans commettre les mêmes erreurs, et de cela, tout le monde est concerné.

Arrêter de broyer du noir

Traverser une rupture est un choc, et il est naturel de se sentir au plus bas, et au plus mal. La douleur doit s’exprimer, nous traverser complètement pour mieux sortir. Il y a le temps de la rupture, le temps de la douleur, le temps de l’acceptation, de la digestion et celui de passer à autre chose. Le tournant étant entre le temps de la douleur et celui de l’acceptation. Il arrive que nous ne voulions pas passer à autre chose, et que nous trouvions un semblant de réconfort dans une plainte constante. Où l’on exprime son chagrin, avec un soupçon d’injustice. C’est cela qui bloque le temps de l’acceptation. Le hic, c’est que la négativité entraîne la négativité. Et comme le rappelle l’adage : « ce que l’on sème, on le récolte ». C’est vrai en agriculture comme dans le bonheur. Ainsi, pour Valérie Foussier, la plainte, ce sont « des graines négatives de l’ordre de la perception que vous plantez dans votre jardin fleuri, des mauvaises herbes qui envahissent et étouffent vos fleurs ». Avec une terrible réalité : « bien peu de plaintes sont formulées dans le but d’améliorer une situation ». Si cela peut nous soulager un temps, à long terme les plaintes sont un poison que l’on s’inflige à soi-même. D’autant plus qu’aucune plainte n’est innocente. Par ce biais, on cherche à recevoir de l’attention, ou une approbation en occultant sa part de responsabilité. Ce qui est assez utile pour éviter d’avoir à se remettre en question.

Moins se plaindre, c’est vivre plus simplement, se contenter de ce qui est, et commencer à voir que ce que l’on a, ce qui est déjà pas mal du tout.

Pour remédier à tout cela, l’exercice consiste à transformer la négativité en positif. Comment ? En faisant l’effort intellectuel de changer son regard sur la situation. C’est ainsi que l’on rompt le cercle infernal qui nous plonge dans le gouffre des erreurs à répétition. La méditation aide grandement, nous l’avons vu à moult occasions. Le problème devient une opportunité, un revers devient un défi, un ennemi devient un enseignant de vie, une plainte devient une demande, une exigence devient un souhait. Moins se plaindre, c’est vivre plus simplement, se contenter de ce qui est, et commencer à voir que ce que l’on a, ce qui est déjà pas mal du tout. Enfin, être focalisé sur un passé, c’est ne pas vouloir en sortir, c’est ne pas accepter qu’il y ait un changement. Or, résister au changement n’apporte que des peines. Souvenez-vous des propos de Gabrielle Bernstein : « Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises expériences. Il n’y a que des bonnes ou mauvaises façons de les gérer. »

Prendre de la hauteur pour comprendre, et accepter

Pour analyser une situation sous tous ses angles, pour comprendre pourquoi la rupture a eu lieu, il est nécessaire de prendre de la hauteur. Et cela s’apprend. Pour cela, deux méthodes efficaces : revisualiser la scène à la 3ème personne, comme si vous étiez spectateur, ou la médiation. Par ailleurs, le meilleur moyen pour ne plus tomber dans l’accusation (qui peut vite se retourner contre nous, nous projetons beaucoup sur l’autre), est de ne plus en formuler. Il ne s’agit pas de se taire non plus, mais de partager son ressenti, en se concentrant sur soi, pour éviter de faire des projections sur l’autre. N’oubliez pas que nous sommes souvent attirés par ceux qui ont les mêmes croyances, les mêmes peurs, les mêmes blessures que nous.

En prenant de la hauteur, par la méditation notamment, nous passons enfin du temps de douleur au temps d’acceptation. Celle-ci requiert non seulement la prise de conscience des raisons de la rupture, mais également celui du lâcher prise. Pour rappel, le lâcher prise, c’est ne pas renoncer, mais être bien même si on n’a pas le résultat escompté, et faire confiance en l’avenir, ce qui permet de pouvoir s’engager sur un autre chemin en toute légèreté. Le lâcher prise amène ainsi au renoncement de tout vouloir contrôler. Etre dans le contrôle implique au final d’être dans l’attente d’un résultat pour parvenir à être heureux. Or nous ne pouvons pas tout contrôler, surtout pas dans une relation amoureuse, et à moins de vous mettre en couple avec une poupée, vous tomberez toujours dans la frustration. Ce que nous pouvons contrôler, c’est nous-mêmes. L’admettre, et l’accepter, c’est commencer à prendre conscience que nous sommes les seuls responsables de notre bonheur.

Etre seul responsable de son bonheur, et ne pas en faire la charge de l’autre

Etre responsable de son bonheur commence par prendre soin de soi, par s’aimer un peu plus. Quant à la prochaine relation, nous serons plus conscients que notre bonheur vient d’abord de nous, avant de venir de notre partenaire. Par ce biais, nous mettrons fin à diverses croyances dont une récurrente : celle qui veut que ceux qui nous aiment doivent nous faire plaisir au moment où l’on entend. Ah bon ? Vouloir que l’autre s’occupe de nos besoins avant les siens, c’est faire preuve d’égoïsme, surtout si nous empiétons sur ses propres besoins. Si nous avons des attentes, il est d’abord important de se demander si elles sont légitimes, tout en prenant conscience de respecter les limites et les capacités de l’autre. Dans un climat détendu et propice à la discussion, rien ne nous empêche de prendre le temps de dresser une liste des choses à faire pour chacun. Cela fait partie des conditions d’une relation de couple harmonieuse.

Valérie Foussier résume d’ailleurs en quelques règles clés les principes sur lesquels repose une vie amoureuse épanouie.

Les 7 règles d’or d’une relation amoureuse épanouie par le Dre Valérie Foussier :

  • S’écouter mutuellement et dialoguer
  • Renoncer à changer l’autre (chassez le naturel, il reviendra toujours au galop de toute manière)
  • Prendre du temps consacré au couple
  • Prendre du temps nécessaire à la détente
  • Surprendre son conjoint
  • Respecter : vous, lui/elle, le couple
  • Instaurer une routine de changement

Pour plus de détails, (re)plongez-vous également  dans le secret de ces couples qui durent !

Pour aller plus loin : Dre Valérie Foussier, « Adultes surdoués et les relations amoureuses », Josette Lyon, 2018
écrit par

Camille

Mieux-être & Réussite

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