La géopolitique 2026 s’écrit à toute vitesse. Bulle IA, rivalité USA-Chine, Europe en déni, année du Cheval de Feu Yang : inutile d’avoir Netflix. L’actualité fait mieux. Voici ce que j’ai lu, décrypté, et ce que j’en fais — sans jargon, sans panique, avec l’esprit critique en bandoulière.
Ce qui m’empêche de dormir
Il est tard. Paris dort. Et moi, je suis là, une tasse de thé à la main, dans la lumière bleue de mon écran, en train de lire un analyste basé en Chine qui m’explique pourquoi l’économie mondiale est une pyramide de Ponzi reposant sur la bonne volonté de sept milliardaires et d’un type qui regarde Fox News douze heures par jour.
Forcément, vous vous dites : géopolitique sur BloomingYou ? Depuis quand ?
Depuis que j’ai compris un truc tout bête, mais qui change tout.
On ne peut pas parler de bien-être en faisant comme si le monde n’existait pas.
C’est comme parler de nutrition en ignorant qu’il y a un incendie dans la cuisine. À un moment, il faut lever les yeux du menu.
En 2026, soyons honnêtes : inutile d’avoir Netflix. L’actualité fait mieux. On a des bulles financières à des milliards qui tiennent avec du scotch et de l’enthousiasme. Un empire qui vacille en prétendant danser. Bref, nous voilà, au milieu, avec notre camomille et notre fil d’actu, en train d’essayer de trouver le sommeil.
Alors j’ai fait ce que je fais toujours quand je ne comprends pas : j’ai lu. Beaucoup. Trop, diront certains. Des analystes chinois, américains, européens. Des historiens. Des économistes. Des gens qui ne sont pas d’accord entre eux, ce qui est généralement bon signe.
En résumé, ce que j’en ai retiré, je vais vous le partager ici. Sans jargon. Sans panique. Avec l’esprit critique en bandoulière. Sur BloomingYou, on ne vous dit pas quoi penser — on vous aide à penser par vous-même.
Géopolitique 2026 : quatre lignes de fracture à comprendre
Ce qui suit, c’est l’histoire du monde tel qu’il est en train de se reconfigurer sous nos yeux. En quatre actes. Comme une tragédie classique, sauf que personne n’a écrit la fin.
Acte I — Deux géants sur une échelle : la rivalité USA-Chine en 2026
Imaginez une échelle. En dessous, le vide. Sur cette échelle, deux personnages : les États-Unis et la Chine. S’ils montent ensemble, ça tient. S’ils se poussent, ça tombe. Simple, non ?
En réalité, non. L’un des deux insiste pour être au-dessus. Non pas parce que c’est plus efficace, mais parce que ça a toujours été comme ça.
L’enjeu central, c’est le contrôle des ressources : pétrole, argent métal, lithium, cuivre. Celui qui contrôle l’accès à ces matières premières contrôle l’avenir de l’IA, des batteries, de l’industrie mondiale. En effet, la Chine peut se débarrasser de ses bons du Trésor américains et faire trembler Wall Street. Symétriquement, les États-Unis peuvent couper l’accès au pétrole et asphyxier Shanghai.
C’est ce qu’on appelle la destruction mutuellement assurée — version économique. Ce mécanisme est presque plus dangereux que la version nucléaire, justement parce qu’on ne le voit pas venir. C’est comme deux voisins qui se partagent le même château d’eau : celui qui empoisonne la source empoisonne aussi la sienne.
Ainsi, plusieurs analystes convergent : avril 2026 pourrait marquer une possible visite d’État de Trump en Chine — le moment décisif où l’échelle tient, ou ne tient plus.
Acte II — La bulle IA : quand Michael Burry parie contre le marché
Vous connaissez Michael Burry ? C’est l’homme qui a parié contre le marché immobilier américain en 2007, quand tout le monde lui disait qu’il était fou. Il a finalement gagné des milliards — une histoire racontée dans le film The Big Short.
Or, Michael Burry a désormais parié contre le marché de l’IA.
Des dizaines de milliards sont investis dans des centres de données qui consomment l’eau et l’électricité de villes entières. C’est comme construire des cathédrales dans le désert avant même d’avoir une paroisse. De surcroît, pour l’instant, la majeure partie de l’humanité utilise cette technologie pour générer des vidéos de chats qui parlent et faire écrire des dissertations à ses enfants. Je le dis avec d’autant plus de tendresse que je suis moi-même en train de parler à une IA pour préparer mes scripts.
Acte II (suite) — Argent métal et cryptomonnaies : trois bulles, un seul problème
En parallèle, il y a l’argent métal. Pas l’argent qu’on dépense — l’argent, le métal, celui qui brille. En Chine, on s’en sert pour fabriquer des batteries et des composants électroniques. En revanche, aux États-Unis, on s’en sert pour spéculer. Certains acteurs financiers seraient ainsi engagés à 300 contre 1 sur l’argent papier : pour chaque once réelle, trois cents promesses. C’est comme vendre la même maison à trois cents acheteurs différents en espérant qu’ils ne se croisent jamais à la porte.
Lorsque la Chine a annoncé qu’elle limitait ses exportations d’argent, les marchés américains ont réagi comme ils le font toujours dans ces cas-là : ils ont paniqué avec beaucoup de dignité.
À cela s’ajoute la question des cryptomonnaies. Ce qui est formidable avec le Bitcoin, c’est qu’on a réussi à inventer un actif qui ne sert à rien, ne produit rien, ne nourrit personne, et qui vaut pourtant des milliers de milliards. Si Molière écrivait aujourd’hui, il n’aurait pas besoin d’inventer Harpagon. Il n’aurait qu’à ouvrir un wallet.
Trois bulles, donc. Un même problème : quand elles éclatent, elles n’éclatent pas à tour de rôle. Elles s’effondrent ensemble. Comme des dominos qu’on a pris soin d’aligner en tremblant.
Acte III — L’Europe, ou l’art de regarder ailleurs
Ah, l’Europe. Notre cher vieux continent. Celui qui a inventé la démocratie, les droits de l’homme, le croissant au beurre, et la capacité prodigieuse de ne rien voir venir tout en écrivant des rapports de quatre cents pages sur le sujet.
Concrètement, l’Europe se remilitarise contre la Russie, sans voie claire vers la victoire. Elle attend un effondrement russe qui ne vient pas, depuis bientôt quatre ans. Par ailleurs, elle mise sur un retour des Démocrates américains en 2028 pour que tout redevienne comme avant. Comme si la géopolitique avait un bouton « annuler ». Comme si on pouvait faire Ctrl+Z sur l’histoire.
Pourtant, ce que plusieurs analystes s’accordent à dire est sans appel : quel que soit le prochain président américain, la relation transatlantique ne reviendra pas à ce qu’elle était. Les États-Unis sont devenus transactionnels. Imaginez un ami qui, du jour au lendemain, ne vous appelle plus que quand il a besoin d’un service. Vous n’êtes plus un ami. Vous êtes un outil.
En définitive, l’Europe est en train de découvrir qu’en géopolitique, on n’est pas invité au bal parce qu’on est sympathique. On est invité parce qu’on est nécessaire.
Acte IV — Le micro-militarisme : quand l’empire confond la force et le spectacle
L’historien Emmanuel Todd a forgé un concept lumineux : le micro-militarisme. Il s’agit du moment où un empire, plutôt que de recourir à la diplomatie, au renseignement ou à la patience, passe à la force brute contre des États plus faibles. Pensez à un boxeur vieillissant qui ne sait plus esquiver : il ne frappe plus mieux, il frappe plus fort, sur des adversaires plus petits, et il appelle ça de la stratégie.
En réalité, ce n’est pas de la stratégie. C’est de la télévision. L’empire ne cherche plus à gagner. Il cherche à être vu en train de gagner. Or, dans l’histoire, cette différence est le signe qui ne trompe pas.
Acte IV (suite) — L’Ivy League : quand la méritocratie fabrique des dirigeants creux
Ce qui produit ces dirigeants est tout aussi troublant. En lisant sur l’Ivy League — Harvard, Yale, Princeton — j’ai découvert quelque chose de glaçant : ces universités ne sont pas des écoles. Ce sont des sociétés de capital-risque. Autrement dit, elles ne font pas de l’éducation. Elles font du casting.
Concrètement : si vous présentez à Harvard un génie des mathématiques et un héritier dont trois générations sont passées par l’université, Harvard choisit l’héritier. Sans hésiter. En effet, le génie finira probablement professeur, tandis que l’héritier finira président ou milliardaire. Et c’est précisément ça qui fait briller la marque.
Le système s’appelle la méritocratie. Néanmoins, son nom est un mensonge : il ne récompense pas le mérite, il récompense le traumatisme. Ces universités d’élite recherchent des profils insécures, prêts à enfreindre les règles pour réussir — des hamsters sur une roue qui ne s’arrêtent jamais.
En conséquence, des millions d’Américains trahis ont fini par voter pour un homme qui promet de tout casser. Trump n’est pas un accident. Il est le marteau que des millions de gens ont choisi parce qu’on leur avait promis une porte et qu’on leur a donné un mur. En outre, ce système ne reste pas en Amérique : il se propage partout où l’on a remplacé apprendre par performer.
Géopolitique 2026 : ce que cette lecture ne dit pas
Bon. Maintenant, on souffle.
Sur BloomingYou, on applique une règle simple : on lit, on écoute, et ensuite on sort le tamis.
Tout ce qui précède, ce sont des grilles de lecture — des hypothèses, des scénarios construits par des gens très intelligents qui essaient de donner du sens au chaos. Or, des gens très intelligents ont un jour inventé le Minitel, le Concorde et les obligations subprimes. L’intelligence n’immunise pas contre l’erreur.
Trois points de vigilance essentiels
Premièrement, chaque analyse vient d’un endroit. Un regard chinois, américain ou européen éclaire une face et en cache trois autres. Lire une seule source, c’est comme diagnostiquer un patient en ne lui prenant que la température : vous aurez un chiffre, pas un diagnostic.
Deuxièmement, certains chiffres circulent sans passeport. Le ratio de 300 contre 1 sur l’argent papier, le contrôle de 60 % du marché mondial par la Chine, l’imminence d’une guerre civile américaine… Ces affirmations fortes méritent des vérifications, pas des retweets.
Troisièmement, un scénario n’est pas un destin. Même les meilleurs analystes n’ont pas prévu la chute du Mur de Berlin, ni le Covid. L’avenir a cette manie de ne consulter personne avant d’arriver.
La posture que je vous propose est donc la suivante : curiosité vive, crédulité zéro. Écouter avec appétit, vérifier avec rigueur, et ne déléguer sa pensée à personne — y compris moi.
Astrologie chinoise 2026 : ce que l’année du Cheval de Feu ajoute à la géopolitique
Et c’est là que tout se rejoint. Là où vous ne m’attendiez peut-être pas.
En effet, 2026 est, dans le calendrier chinois, l’année du Cheval de Feu Yang — une combinaison qui ne revient que tous les soixante ans. La dernière fois, c’était 1966 : début de la Révolution culturelle en Chine. Celle d’avant, 1906 : le grand séisme de San Francisco.
Certes, l’histoire ne prouve rien à elle seule. Toutefois, elle a cette élégance de nous faire lever un sourcil au bon moment.
Deux heures avec Didier Colin : décrypter l’énergie du cycle
J’ai passé deux heures avec Didier Colin — astrologue, auteur de plus de cinquante ouvrages, passionné d’histoire. Ensemble, on a décrypté cette astrologie chinoise 2026, en croisant astrologie occidentale, zodiaque chinois et Yi King.
Il a dit quelque chose qui m’est resté :
Le Cheval de Feu, c’est la chevauchée de l’esprit sur la monture du corps. Le cavalier et le cheval ne font plus qu’un. Quand le cavalier guide sa monture, c’est un vent chaud et agréable qui souffle. Quand il se laisse emporter, c’est un vent destructeur.
Puis il a cité un proverbe chinois que j’ai immédiatement noté dans mon carnet :
Si ton cheval s’enfuit, ne lui cours pas après. Plus tu courras, plus il s’éloignera. Si c’est vraiment ton cheval, il reviendra.
Ce que le Cheval de Feu dit de votre année
Transposé à nos vies : les turbulences géopolitiques, les krachs, les tensions — ce sont des forces collectives. Elles existent, elles sont réelles. Cependant, ce qui détermine votre année, ce n’est pas l’état du monde. C’est votre posture face au monde.
Les atouts de l’horoscope chinois 2026 — année du Cheval de Feu : une grande curiosité qui s’éveille, un esprit d’entreprise et d’initiative, un besoin d’élargir son horizon intellectuel, relationnel, spirituel. Autrement dit, une joie de vivre flamboyante, à condition de ne pas confondre enthousiasme et aveuglement.
Les pièges, en revanche : l’emballement collectif, la précipitation, l’esprit guerrier quand il bascule de l’agressivité saine vers la violence.
Pendant deux heures, on a passé tout ça au peigne fin — signe par signe, énergie par énergie. On a même interrogé le Yi King sur Trump et Macron. Les réponses étaient… disons… édifiantes.
🐎 Le replay de cette conférence est disponible ici, avec le mémo de synthèse de 11 pages et l’analyse signe par signe : 👉 Décryptage de l’énergie du Cheval de Feu — Replay avec Didier Colin
Ce que vous décidez d’en faire
En résumé : la géopolitique 2026 traverse une zone de turbulences majeures. Ce n’est pas une prédiction — c’est le journal de vingt heures.
Face à ça, trois postures sont possibles.
Le déni, d’abord : fermer les yeux, scroller, faire comme si. C’est confortable, certes. Toutefois, c’est fragile, et ça a une date de péremption.
La panique, ensuite : se noyer dans les fils d’info, rafraîchir compulsivement, vivre en apnée. C’est aussi utile que de vérifier son pouls toutes les trente secondes — ça ne vous soigne pas, ça vous épuise.
La lucidité, enfin : c’est la posture de BloomingYou depuis dix ans. Comprendre. Discerner. Et choisir.
Pourquoi comprendre est un acte de santé mentale
En psychologie, il existe un concept appelé l’impuissance apprise : quand, à force d’être dépassé par les événements, on finit par croire que rien de ce qu’on fait n’a de prise sur le réel. Alors on s’éteint, on se réfugie dans le bien-être comme anesthésiant, on respire profondément pendant que la maison brûle.
BloomingYou n’a jamais été un anesthésiant. Comprendre le monde, même quand c’est inconfortable, c’est un acte de santé mentale. En effet, le déni ne protège pas : il vous rend dépendant de ceux qui, eux, comprennent et décident.
Trois gestes concrets pour naviguer en 2026
Premièrement, diversifiez vos sources. Si vous ne lisez que des médias occidentaux, vous voyez le monde en deux dimensions — comme écouter un orchestre avec un seul écouteur. Cherchez donc des regards venus d’Asie, du Sud global, de chercheurs indépendants. Non pas pour adhérer, mais pour trianguler.
Deuxièmement, observez vos réactions. Quand une information vous fait peur, vous met en colère, ou au contraire vous rassure immédiatement — c’est un voyant qui s’allume sur votre tableau de bord intérieur, pas sur le monde. Le cavalier qui connaît ses propres réflexes ne se fait pas désarçonner.
Troisièmement, ne confondez jamais comprendre et subir. La lucidité n’est pas l’impuissance — c’est son exact contraire. L’impuissance, c’est nager sans voir la côte. La lucidité, en revanche, c’est nager dans la même eau, mais en sachant où est le rivage.
Pour aller plus loin : la conférence Cheval de Feu 2026
Si vous voulez comprendre ce que l’horoscope chinois 2026 et la géopolitique 2026 disent concrètement de votre année — signe par signe, énergie par énergie — le replay de la conférence avec Didier Colin vous attend.
2 heures. Un mémo de 11 pages. Une analyse du Yi King. Les prévisions signe par signe.
👉 Accéder au replay : Décryptage de l’énergie du Cheval de Feu 2026
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Prenez soin de vous. Et du monde. Parce que le monde, c’est aussi vous.
— Amal Dadolle, BloomingYou