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Les 5 grandes lois du leadership créatif

  • mercredi 29 août 2018
  • 4 Min de Lecture

RÉCONCILIER LA PERFORMANCE ET L’HUMAIN

Peut-on concilier objectifs chiffrés, et bien-être de ses collaborateurs ? Absolument, et c’est même la principale caractéristique qui définira l’entreprise du XXIème, selon Jean-Luc Pardessus. Ce coach pour dirigeants et formateur à HEC et Polytechnique, a travaillé pendant 20 ans au sein de la direction de grands groupes comme Bongrain, Campbell ou MW Brands, avant de fonder son cabinet de conseil en management.

Tout au long de sa carrière, un de ses objectifs premiers a toujours été de (ré)concilier la performance et l’humain, persuadé que : « pour qu’une entreprise vive bien, il faut que les collaborateurs y vivent bien. Que les relations soient belles. » Peu de dirigeants vous diront aujourd’hui le contraire, mais pour notre coach du jour, peu d’entre eux y parviennent. Car, le bien-être en entreprise ne peut s’imposer par la voie des comités éthiques, ou se décréter via une méthode ou au martèlement de belles valeurs.

Pour Jean-Luc Pardessus, concilier humain et performance n’est possible que si l’entreprise s’inspire de la nature, et de ses écosystèmes, dont l’agencement ressemble effectivement à un vaste bordel bien organisé.

L’entreprise organique, une entreprise à l’image de la nature 

Dans ce beau capharnaüm qu’est la nature se cache un subtil et harmonieux équilibre. Chaque insecte, chaque arbre, chaque prédateur a son importance pour son écosystème, et chacun a une certaine liberté d’action. C’est ce même principe qui réapparait dans l’entreprise organique, et implique qu’à l’instar des cadres, les premiers échelons d’une entreprise ont leurs responsabilités, et peuvent être en mesure de prendre des responsabilités. Ainsi, au lieu d’être dans le contrôle, les dirigeants apprennent à déléguer, ce qui est en soi un art délicat. Ai-je choisi la bonne personne ? Est-elle assez bien préparée ? Lui ai-je donné les moyens de réussir ? Etc…. Mais c’est payant, et rentable. Comme le rappelle Jean-Luc Pardessus : « la psychologie positive a déjà démontré depuis dix ans qu’il y a un lien entre le fait qu’un individu puisse agir efficacement sur ce qui lui arrive, l’optimisme, le bonheur et la performance. »

Déléguer avec intelligence, et favoriser les prises d’initiatives, est donc l’un des grands principes de l’entreprise organique.

Un autre grand principe, est celui de faire de la créativité le cœur de fonctionnement de l’entreprise. Pour ce faire, point de méthodes, mais de la volonté, et quelques pratiques, comme celle bien connue du brainstorming, où il s’agit de multiplier les idées, de les mettre en relation, ou non, pour rebondir dessus, et en faire jaillir de nouvelles. Peu importe la qualité des idées, l’idée est d’en produire le plus grand nombre, jusqu’à faire preuve de fantaisie, où c’est souvent ici que se niche l’idée de l’année.

Pour que la créativité, et la confiance (cruciale pour pouvoir déléguer) règnent harmonieusement au sein de l’entreprise, il est nécessaire que les employés jouent le jeu, en s’épanouissant et en donnant le meilleur d’eux-mêmes. Pour Jean-Luc Pardessus, le manager est donc la clé de voûte. Il doit prendre à cœur la qualité des rapports humains, en prenant en compte les cinq grandes lois du leadership créatif.

1. « Connais-toi toi-même ».

Eh oui, c’est important de bien se connaître, pour repérer ses défauts, comme ses qualités. Si on est trop dans l’affect, ou trop rigide, en être conscient est important pour pouvoir réajuster son comportement. Par ailleurs, on ne peut arriver à gérer ses semblables, que si l’on se gère soi-même. Pour trouver la juste posture, Jean-Luc Pardessus invite à la rétrospection, en se rappelant les raisons qui nous ont motivé à choisir cette voie professionnelle, et ce qu’elle nous apporte à titre personnel.

2. Adapter son style de direction 

Délégatif, participatif, directif. Certaines situations requièrent d’agir vite, et dans l’urgence, être directif dans ses décisions est souvent la meilleure solution. Néanmoins, diriger au sein d’une entreprise organique, c’est avant tout déléguer. Quand un collaborateur vient vous exposer un problème, au lieu de vous concentrer sur la solution, déléguez-lui cette tâche. Puis discutez-en ensemble, même si une solution n’est pas la bonne, elle comporte toujours des aspects intéressants. « Le leader créatif n’est pas celui qui apporte les meilleures solutions, son rôle est de poser le problème avec du recul, de l’intention, et de permettre aux options de fleurir avec vigueur. ».

3. Être vrai.

Ce n’est qu’ainsi qu’un leader inspire ses troupes.

4. Être ouvert et à l’écoute.

Le leader d’une entreprise organique interagit beaucoup avec les collaborateurs. Tout comme il peut être un sujet inspirant pour eux, à son tour il se nourrit aussi de leurs apports, arguments, réactions, etc… De plus, en étant à leur écoute, il installe un cadre de confiance, et les rapports humains s’épanouissent mieux. Ce sont des hommes et des femmes, avant d’être des employés, ou une équipe. C’est pourquoi il est aussi important d’être attentif au cadre de travail. De beaux locaux, où l’on peut travailler en paix, jouent sur les performances des collaborateurs, et leur bien-être.

5. Etablir du lien.

Pour que s’installe une culture organique, il est nécessaire d’établir du lien, et de créer une meilleure interaction entre les collaborateurs. Pour que cette culture s’implante, il ne faut pas hésiter à recourir à des programmes de formations, comme les Pratiques Narratives, que nous avions eu l’occasion de découvrir à travers l’Arbre de Vie. Souvenez-vous, il s’agissait de dessiner un arbre, avec racines, feuilles et branches, qui représentent notre passé, notre histoire, nos réussites, nos envies, et qui contribuent à remettre du sens dans notre vie.

Joie de vivre, et bien-être, font maintenant partie de l’entreprise. Et notre expert nous le certifie : « des sourires aux lèvres sont garants de bons résultats financiers. »

Pour aller plus loin : Jean-Luc Pardessus, « Eloge du bordel organisé en entreprise », InterEditions, 2018 

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