Psycho-énergétique : Michel Odoul, du corps à l’âme
Publié le 10/02/2026
Podcast santé
Psycho-énergétique : Michel Odoul, du corps à l’âme
65 minutes min d'écoute
Pourquoi cette maladie ? Pourquoi maintenant ? Malgré tous les traitements, certains symptômes persistent tandis que d’autres personnes guérissent de façon inexpliquée. Michel Odoul, praticien en psycho-énergétique depuis plus de 30 ans, explore ces questions dans « Un corps pour me soigner, une âme pour me guérir » (Albin Michel, 2025). Dans cet entretien accordé à BloomingYou, il détaille sa vision du lien corps-esprit. Il évoque également les recherches sur les expériences de mort imminente (EMI) et les guérisons spontanées. Enfin, il explique comment articuler médecine traditionnelle chinoise et psychologie occidentale. Un échange exigeant, sans simplification, sur les limites et possibilités de cette approche pratiquée en France.
Nota bene : Les propos rapportés ici représentent le point de vue d’un praticien en psycho-énergétique. Ils ne constituent pas un avis médical. En cas de maladie, consultez toujours un professionnel de santé reconnu.
Les idées forces de l’épisode
Réédition apaisée : Michel Odoul a réécrit intégralement son livre de 2006. Il est passé d’un ton « accusateur » à une approche centrée sur la « fragilité » plutôt que la faiblesse individuelle.
Conscience cellulaire : Selon Odoul, les recherches sur les EMI suggèrent que la conscience ne serait pas uniquement cérébrale. Elle serait « intégralement cellulaire », présente dans tout le corps.
Guérisons spontanées : L’ouvrage documente des cas de rémissions inexpliquées. La science les qualifie « d’anomalies ». Elles surviennent après des EMI ou des changements de vie majeurs.
Non-culpabilisation : La maladie ne doit jamais être présentée comme une « faute ». Au contraire, elle constitue un signal invitant à explorer le sens de ce qui se passe.
Approche intégrative : La psycho-énergétique articule médecine traditionnelle chinoise (vision énergétique du corps) et psychologie occidentale (dimension émotionnelle et inconsciente).
Posture du praticien : Le rôle n’est pas de « donner le sens » de la maladie au patient. L’objectif est plutôt de l’accompagner pour qu’il le trouve lui-même.
Maladie = énergie : Odoul considère que créer une maladie nécessite une « puissance d’énergie inimaginable ». Par conséquent, cette énergie peut être redirigée vers la guérison.
Prix du changement : Guérir implique souvent d’accepter de modifier des comportements, des relations ou des situations de vie. Ces transformations ont un « prix » psychologique et pratique.
Psycho-énergétique : pourquoi réécrire ce livre fondateur ?
D’une approche accusatrice à une vision apaisée
En 2006, Michel Odoul publie pour la première fois cet ouvrage. Vingt ans plus tard, il le réécrit entièrement. Pourquoi ce changement ? Selon lui, la première version portait encore trop de colère et d’accusations envers les personnes malades. Comme si elles étaient responsables de leur état.
Avec le recul et l’expérience, il a souhaité adopter un ton plus « pacifié ». Il reconnaît désormais que derrière le fait de « ne pas savoir » ou « ne pas faire » ce qui maintient la santé, il y a souvent de la fragilité. Pas de la faiblesse morale.
Cette réédition intègre également deux dimensions absentes en 2006. D’abord, la notion de conscience (qu’est-ce que c’est ? où se situe-t-elle ?). Ensuite, deux phénomènes troublants que la science peine à expliquer : les expériences de mort imminente (EMI) et les guérisons spontanées.
Les enjeux épistémologiques de cette évolution en psycho-énergétique
L'évolution du propos de Michel Odoul sur 20 ans témoigne d'un passage significatif. Il est passé d'une posture accusatrice (qui pouvait renforcer la culpabilité des patients) à une approche plus phénoménologique et moins moralisatrice. Cette nuance est fondamentale en psychosomatique. En effet, la frontière est mince entre « comprendre le sens d'un symptôme » et « accuser la personne d'avoir créé sa maladie ».
L'ajout de la notion de conscience s'inscrit dans un contexte scientifique contemporain. Depuis les années 2000, les neurosciences (notamment via Jon Kabat-Zinn et la méditation, le sport du cerveau) ont commencé à étudier les corrélations entre états mentaux et modifications physiologiques. Cependant, passer de corrélations à causalités reste un saut épistémologique majeur. La science n'a pas encore validé cela de façon consensuelle.
« Entre temps, il s'est passé 20 années qui, avec les heures de vol que ça amène, a pacifié un certain nombre de choses. J'avais ressenti le besoin vraiment d'arrondir le propos. Pas de l'édulcorer. Mais en revanche, de comprendre que derrière le fait que nous ne savons pas ce qui convient pour maintenir l'état de santé en nous, il n'y avait peut-être pas simplement une faiblesse de la part de l'individu, mais peut-être une fragilité. »
— Michel Odoul
Noter cet article
0 / 5. 0
Pour lire cet article, abonnez-vous gratuitement ou connectez-vous