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Comment coacher une personne efficacement et l’aider à réussir ?

  • mis à jour le mardi 21 avril 2020
  • 5 Min de Lecture

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Les clés du coaching professionnel

Dans un monde où les mentalités, les méthodes et les outils évoluent rapidement, le monde du travail est le premier impacté. Face à ces problématiques, différents métiers proposent des solutions. Parmi elles, la formation, l’audit ou l’appel à un coach.

Stéphane Seiracq, créateur et directeur du Master de Coaching de l’IAE de Bordeaux définit le métier de coach ainsi :

le coaching, c’est l’accompagnement, par un tiers, d’une personne ou d’un collectif, dans un but de changement, afin d’atteindre un objectif cadré dans le temps, que la personne ou le collectif s’est lui-même fixé.

Résumé plus simplement, le coach est un expert de la relation au changement.

Dans son ouvrage « Coacher, 6 étapes pour structurer sa pratique », Stéphane Seiracq dévoile les clés du processus pour aider une personne, ou un groupe, à atteindre le changement désiré. Des clés que même les coachs amateurs peuvent reprendre pour leur compte et le bénéfice de leur entourage.

Penser le changement

1ère étape : sollicitation

« La sollicitation englobe à la fois la façon dont le professionnel est sollicité, l’objet de la sollicitation et le contenu. » En clair, avant d’agir, on va réfléchir.

La première étape d’un bon coaching est l’analyse de la demande de la personne. Cette demande est-elle bien claire, structurée et faisable ? Car plusieurs confusions sont possibles : La personne est confuse dans ses propos et dans l’expression de son besoin. La personne alterne entre plusieurs demandes et besoins. Ou encore, la personne veut tout et son contraire.

C’est donc un travail d’exploration d’une jungle de pensées, où le coach va aider son client à clarifier son besoin.

Exemple de clarification :

  • Je viens vous voir parce que je voudrais changer plein de trucs.
  • Dans le plein de trucs, quel est celui que vous souhaiteriez aborder maintenant ?
  • J’ai un poste de cadre supérieur, cela se passe bien mais je n’ai pas confiance en moi. J’ai l’impression d’être un imposteur et que tout le monde va s’en rendre compte un jour ou l’autre.
  • En vous comparant aux autres, vous notez objectivement que vous vous en sortez aussi bien qu’eux, mais cela ne vous permet pas de bien définir votre place. Vous voudriez lever l’ambiguïté pour être plus serein dans votre travail, et en tirer un bénéfice ?
  • Oui exactement.

2ème étape : mission

Après la clarification du besoin, on continue l’exploration intellectuelle en s’intéressant à l’environnement dans lequel doit opérer le changement. Cette étape va permettre de définir les objectifs à accomplir pour remplir la mission du coach.

Tout environnement repose sur une structure et un mode de fonctionnement, que cela soit une famille, un groupe d’amis, une association ou une entreprise. Le coach doit en savoir le plus possible sur cet environnement, et le lien que son client ou coaché a développé avec lui.

Grâce à ce questionnement, le coach n’est pas seul à obtenir de précieuses informations pour cadrer sa mission. « En explorant ces éléments, le client comprend mieux les raisons de ses choix.

Cela peut aussi l’amener à modifier la façon doit il se représente la situation, apporter des éléments de perceptions qu’il n’avait pas pris en compte, ou la possibilité de mettre en lumière des croyances limitantes ou des impossibilités ».

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Initier le changement

3ème étape : Intervention

« L’intervention regroupe les objectifs poursuivis dans le cadre de la mission, la mise en place d’actions concrètes visant l’atteinte des objectifs ».

Il est difficile de passer à l’acte, encore plus de le réussir, quand on n’y croit pas. Par ses questions et exercices de pratique, le coach va venir bousculer le schéma de pensée de la personne en lui ouvrant des perspectives et en bousculant ses préjugés sur elle-même. « Le coach va focaliser son intervention sur le mode de pensée de la personne qu’il accompagne, entrer dans sa représentation du monde. »

C’est une étape subtile, car il ne s’agit pas de conseiller, et par là imposer une opinion ou un point de vue qui viendrait limiter le libre arbitre de la personne. Il s’agit de la faire réfléchir par des questions et un dialogue construit selon la maïeutique de Socrate.

Pour déconstruire une croyance limitante, qui fige la personne dans une représentation de soi étriquée, le coach va l’amener à penser et concevoir son contraire. Voici quelques exemples :

  • Si la personne se considère comme une incapable, le coach abordera les ressources qui peuvent être déployées.
  • Si la personne se considère comme anormale, le coach abordera ses représentations sur la norme.
  • Ou si la personne n’a pas confiance en elle, en estimant qu’elle n’a rien pour elle, le coach abordera la question de l’exception et de la singularité.

4ème étape : Projection

Cette étape consiste à « projeter la personne dans un futur proche ou plus lointain, afin qu’elle visualise concrètement la mise en place de son projet avec les contraintes, les inconvénients, mais bien évidemment les bénéfices et toutes leurs implications ».

C’est l’étape où on est confronté à la réalité, à ses aptitudes acquises et ses limites. Pour aboutir au changement voulu, le coach et son coaché vont décider ensemble des apprentissages, actions et pratiques à mettre en place. Celles-ci devront être répétées et ajustées (si besoin) pour répondre aux objectifs de la mission.

Cette étape est particulièrement critique. Devant l’effort à fournir, la personne peut perdre sa volonté et se démotiver. Dans ces moments difficiles, le rôle du coach va naturellement être de soutenir son effort et de lui donner quelques clés pour surmonter son abattement.

Consolider le changement

5ème étape : Consolidation

« Consolider, c’est rendre plus solide un élément existant, notamment ici les éléments représentatifs du changement qui s’opère. » Les éléments étant le comportement, les gestes, les sentiments et les points de vue nouveaux. Mais pour qu’ils s’inscrivent dans le long terme, il faut les ancrer dans l’esprit de la personne.

« Ne pas réaliser cette étape, c’est comme faire un marathon sans avoir de repère sur les kilomètres parcourus et encore à faire ». Avec un risque, celui que la personne ne voie rien de ces nouveaux changements. Trop focalisée sur les changements qui n’ont pas pu encore être opérés. Le coach va devoir alors lui en faire prendre conscience, et lui faire voir le verre à moitié plein.

C’est encore une fois via un dialogue constructif que le coach va y aboutir. Il va solliciter la mémoire de son client en lui faisant raconter quels changements concrets ont lieu suite à son changement d’état d’esprit ou de méthode. Cela peut être une meilleure ambiance dans le cadre du travail, ou des kilos perdus si on suit un régime.

6ème étape : Distanciation

La distance est de rigueur pendant toutes les étapes. Le coach n’est pas un gourou, et l’autonomie du client et le respect de ses ressentis et opinions est capital.  « Par son action et la distance que le coach va établir et maintenir tout au long du coaching, il va permettre à son client de se trouver ou se retrouver, de mieux comprendre ce qui l’anime, ce en quoi il tient profondément afin de réfléchir par lui-même ».

Pour marquer la distance, on s’appuie à la fois sur :

  • Le temps.

Le coach ne doit pas être là tous les jours, et l’accompagnement ne doit bien sûr par être éternel. Selon S. Seiracq, un coaching se limite entre 6 à 12 séances. Celles-ci peuvent être d’un rythme d’un jour par semaine ou par mois. Ainsi, le temps de coaching ne doit pas dépasser 1 an.

  • L’espace.

Dans un contexte professionnel, le coach n’est pas l’ami de son client. Une certaine distance est donc de rigueur sans qu’elle soit non plus trop importante.

Dans l’idéal, le coach et le coaché devraient faire leur séance dans un « espace à caractère neutre, qui permette un maximum de degré de concentration et de réflexion. »

Le mobilier serait essentiellement deux fauteuils identiques avec une table basse au milieu. Un conseil qui doit certainement s’inspirer d’un peu de feng shui !

Source : Stéphane Seiracq, « Coacher, 6 étapes pour structurer sa pratique », éditions Interéditions, 2019
écrit par

La rédaction

Entreprendre

Le sens

Réussite

Bien-être au travail

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