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Pourquoi les hommes ont-ils peur des femmes ?

  • mercredi 28 mars 2018
  • 40 Min d'écoute

Raphael Liogier, descente au coeur du mâle

« L’essence même du machisme vient du regard des hommes sur le corps des femmes, sur ce qu’est un corps de femme. Les milliers de témoignages du #metoo concernent uniquement cela. »

« Contrairement à ce que l’on entend, #Meetoo n’est pas de la chasse à l’homme. Sur 5 millions de témoignages, il n’y a même pas 0,1 % de dénonciation. »

« Les rapports hommes / femmes sont d’une stabilité affligeante depuis des dizaines de milliers d’années. On peut dire c’est l’inégalité la plus forte, la plus intériorisée et la plus longue de l’Histoire de l’humanité. Elle est tellement profonde et puissante, qu’à un moment donné, elle n’est même pas perçue. »

« Au Paléolithique, les femmes ont été d’emblées exclues de la nourriture carnée et protéinée, de graisses et de lipides, pour les inférioriser en terme de statut, même symboliquement. […] Elles étaient exclues de la nourriture, en particulier quand elles étaient enceintes, ce qui provoquait des carences extrêmement fortes. C’est ce qui a provoqué une pression évolutive, imposée par les hommes, qui les ont rendues plus petites et plus fragiles ».

« Il y a un sentiment originel d’angoisse de l’impuissance chez les hommes face au corps des femmes. Les hommes sont impressionnés et angoissés par la capacité reproductive des femmes. Ils la voient comme un privilège naturel de contrôle de la lignée. Ils sont aussi complexés par la capacité de jouissance du corps des femmes ».

« Au XIXème siècle, le mot hystérique apparait et vient d’utérus. Cela veut dire que le corps des femmes serait potentiellement maladif. Il serait grevé d’une capacité de jouissance infinie à tel point que la femme en deviendrait folle. »

« La violence, c’est le contraire de la force. Quand est sûr de sa force, on est pacifique parce qu’on n’a rien à prouver. Or une des caractéristiques de la virilité, c’est d’avoir tout le temps le sentiment de prouver. D’où l’invention de la compétition de mesurer la grosseur de son sexe, sa montre, sa maison, etc… Et ce besoin de prouver quelque chose vient de ce sentiment d’impuissance. »

« Contrairement à ce que pensait Freud, je crois que ce sont les hommes, et non les femmes, qui ont un complexe de castration et vont imposer l’image de la supériorité du phallus. A force de cultiver cette image, les femmes vont l’accepter aussi ».

« Pour percevoir un sentiment viril, certains hommes ont besoin de soumettre et d’humilier des femmes pour exister dans leur virilité, et c’est le cœur du cœur du mâle, et c’est typiquement l’attitude Weinsteinienne. »

« On ne peut pas être heureux seuls. Parce que la solitude absolue, c’est l’étouffement. Les humains sont heureux avec. Le problème des hommes est qu’ils ont construit monde « viriliste », un monde en compétition permanent contre eux-mêmes et contre les femmes. Les hommes doivent réapprendre à jouir de la relation humaine. »

« Il faut ne pas se prendre au sérieux. Il y a dans la virilité et l’onanisme l’invention de l’esprit de sérieux. La cruauté est une forme de sérieux poussé à l’extrême. Or le sérieux c’est aussi du complexe, et quand on se libère de la prise au sérieux de son phallus, on peut jouer de façon beaucoup plus libre, y compris sexuellement, mais aussi dans la vie en règle générale ».

Pour aller plus loin : Descente au coeur du mâle, Raphael Liogier aux éditions les liens qui libèrent.

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