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Science : pourquoi la nature nous soigne et nous rend plus heureux?

  • mis à jour le vendredi 21 juin 2019
  • 30 Min d'écoute

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Mère Nature mérite son nom

Serait-il possible qu’elle nous aime ?

Comme une mère, la nature nous nourrit, nous soigne, nous protège et nous soutient moralement. Serait-il possible qu’elle nous aime ? Les nombreuses publications scientifiques consacrées à la nature ne répondent pas (encore) à cette dernière question. En revanche, elles mettent en valeur les nombreux bienfaits qu’elle offre à notre corps, notre cœur et notre esprit.

« Natura » de Pascale d’Erm

Ce sont ces trésors de la nature que Pascale d’Erm, journaliste spécialisé sur les sujets de nature et d’écologie, a mis en évidence dans « Natura », un documentaire sorti en 2018, et disponible aujourd’hui en ouvrage*. Vous pourrez, d’ailleurs, retrouver ci-dessus notre interview de l’auteur .

Loin d’elle, nous devenons fous

Ainsi, Pascale d’Erm révèle : « Depuis le début des années 2000, les troubles de l’anxiété de la population urbaine ont augmenté de 30 à 40 %, et les risques de schizophrénie sont 2 fois plus élevés en ville qu’à la campagne. » De quoi sérieusement s’inquiéter. Un mode de vie urbanisé, coupé de la nature, rendrait-il fou ? Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Mais l’auteure s’interroge en prenant le problème dans l’autre sens : près de la nature, serions-nous plus heureux et en meilleur santé ?

La Nature, notre premier médecin

Le bonheur est dans les prés

Selon une étude du Haut Conseil à la santé des Pays-Bas (2004) les personnes qui habitent les quartiers les moins verts ont 25 % de risques supplémentaires d’être dépressifs par rapport aux habitants des quartiers dotés d’arbres et de jardins. Ils tombent plus souvent malades et se déclarent eux-mêmes en mauvaise santé. Mais le cas des Pays-Bas ne fait pas exception !

En effet, Havard publie une synthèse de près de 300 études consacrées aux liens entre la nature et la santé sur plus de 20 ans. Toutes les conclusions convergent, il y a des  « corrélations fortes entre la présence d’espaces verts et une diminution des risques des maladies pulmonaires chroniques, du diabète et des maladies coronariennes, de l’obésité, de l’asthme, de la dépression et de l’anxiété. Les personnes vivant à moins d’1km d’un parc, d’un jardin ou d’espaces naturels ont 10 % de risques en moins de subir une maladie de civilisation. »

Le stress et les maladies de civilisation

Les maladies dites de civilisation étant principalement les maladies cardiovasculaires, dégénératives ou auto-immunes. Ces maladies trouvent leurs origines dans de nombreux paramètres, dont le stress . Nous n’en avons pas conscience sur le moment, mais le stress nous fait vraiment mal. Il produit du cortisol dans notre organisme, ce qui affaiblit notre système immunitaire en accélérant le processus inflammatoire de nombreuses maladies.

Pascale d’Erm rappelle en outre que le stress est la cause de nombreux troubles mentaux (schizophrénie, anxiété, dépression, burn-out, fatigue). En effet le stress augmente la sécrétion d’hormones qui affectent les structures sensibles du cerveau comme l’hippocampe et l’hypothalamus, proches des zones de production de sérotonine, l’hormone du bien-être.  Or, notre première alliée pour pallier aux effets nocifs du stress est la nature.

La nature, premier rempart anti-stress

Que la nature soit notre premier bouclier anti-stress, nous le savons depuis 1984 grâce aux travaux de Roger Ulrich, professeur en architecture, publiés dans « Science ». « L’une de ses plus célèbres expériences consiste à plonger des employés d’une usine dans un stress en leur montrant des images d’accidents industriels et des paysages urbains et naturels pour observer dans quelle condition ils retrouvent leur calme. L’analyse de leurs données physiologiques confirme que la contemplation d’images de nature les calme davantage que les autres images. Mais le plus remarquable, c’est que cet effet est préventif. En effet, des personnes exposées à des images de paysages naturels agréables pendant et après le choc du stress, ont une meilleure variabilité cardiaque  et leur activité parasympathique fonctionne mieux .

La nature soulage les douleurs

En outre, Roger Ulrich rapporte que les personnes hospitalisées bénéficiant d’une fenêtre avec vue sur parc guérissaient plus et consommaient moins d’antidouleurs. La raison en est que les plantes sont des antidouleurs naturels, elles favorisent la production d’endorphines dont la qualité naturelle d’analgésique accroît la résistance à la douleur.

Toujours selon les travaux d’Ulrich, une fenêtre sur la nature peut économiser une journée d’hospitalisation, en plus de réduire la tension et le stress du personnel hospitalier. De plus, quelques années plus tard, en 2014, une étude publiée par le Département de la santé britannique confirme la théorie d’Ulrich. Bref, accueillir la nature au sein des hôpitaux pourrait faire économiser des coûts de santé important au pays.

La Nature, notre premier soutien

Joie et paix intérieure

En 2006, 2010 et 2011, une série d’études sud-coréennes reprend l’expérience de Roger Ulrich avec les photos de paysages naturels et urbains. En effet, le but est de découvrir l’impact de la nature sur nos circuits neuronaux en utilisant des techniques d’imagerie cérébrale à résonnance magnétique (IRM). Les photos sont là aussi exposées très rapidement pour ne solliciter que le cerveau limbique inconscient et observer ses réactions spontanées. Les résultats sont :

  • Au contact de paysage  naturel

il semblerait que lorsque nous voyons des paysages naturels, l’activité du cortex cingulaire antérieur qui régit les émotions est stable. De plus, comme les souvenirs heureux, la vue de la nature active l’insula, une zone associée à des sentiments d’amour et de joie.

  • Au contact de paysage urbain

En revanche, les paysages urbains, stimulent l’amygdale, le centre de la peur et de la fuite, dont la fonction est de détecter les menaces. Une amygdale sur-sollicitée entraîne les troubles anxieux et une dépression.

L’angoisse urbaine

Aussi, en 2011, Andreas Meyer- Lindenberg, spécialiste international de l’imagerie cérébrale, travaillant à l’Institut pour la santé mentale à Mannheim, a publié une étude démontrant que plus nous habitons dans une grande ville, plus notre amygdale est activée. A la campagne, son activité est nulle. Par ailleurs, une autre partie de l’expérience s’est intéressée aux nourrissons. Les conclusions complètent celles de la première partie. A savoir que les personnes nées en ville ont la zone du cortex et de l’amygdale qui réagit plus vite et se calme moins rapidement que chez les personnes nées à la campagne.

En conclusion la nature nous fait du bien à tous, individuellement. Mais qu’est-ce que cela veut dire à l’échelle collective ?

Verdir les banlieues grises

En 2008, le prestigieux magazine scientifique The Lancet publie une étude de Richard Mitchell, chercheur de l’université de Glasgow, qui démontre les bienfaits de la nature sur notre santé. L’étude révèle que la fréquentation des parcs urbains diminue grandement les maladies cardio-vasculaires et les risques d’obésité infantile, soulignant que chez les populations les plus précaires, ces effets étaient encore plus marqués.

Conclusion ? Chez ceux qui connaissent un quotidien difficile, la proximité de la nature est encore plus nécessaire. Alors pour une meilleure cohésion sociale , pourquoi pas verdir les banlieues grises ?

La paix sociale

Qui dit meilleure cohésion sociale, dit moins de violence. Or, là encore les études semblent prometteuses quant au rôle-clé de la nature. « Deux chercheurs en géographie urbaine de l’université Temple à Philadelphie ont confirmé cette diminution du nombre de crimes et délits dans les quartiers verts, indépendamment du statut socio-économique des habitants. Vivre près de la nature, c’est le quadruple gain : meilleure santé mentale et physique, sécurité et qualité de vie supérieures. »

Devons-nous donc retourner vivre dans les forêts pour vivre heureux, et mieux vivre ensemble ? Pas nécessairement, qu’on se rassure. Il suffit en réalité d’intégrer dans son quotidien un petit tête-à-tête hebdomadaire avec la nature.

Un bain de nature par semaine

Les Japonais ont raison

Le bain de forêt , est une tradition japonaise qui consiste à effectuer une petite marche tranquille ponctuée de pauses contemplatives. Durant l’une d’elle, on organise une cérémonie de thé . Le but étant de se consacrer sur ses 5 sens pour faire le vide dans sa tête.

Toutefois, il existe une alternative à la cérémonie du thé.

Le conseil de Pascale d’Erm

Pour bénéficier des bienfaits de la nature, une marche de 40 min par semaine dans un bois ou un parc suffit. On retrouve le Japon dans l’intention, à savoir sortir de ses pensées ressassées et contempler la nature.

Il est, en effet, beaucoup plus facile de sortir de ses sombres pensées quand la beauté nous entoure.

*Source : Pascale d’Erm, « Natura. Pourquoi la Nature nous soigne et nous rend plus heureux ? », éditions Les Liens qui Libèrent, 2019
écrit par

Amal

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