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Stop au burn-out : les 7 actions-clés

  • mercredi 10 octobre 2018
  • 4 Min de Lecture

Mieux vaut prévenir que guérir

La souffrance au travail n’est heureusement plus un sujet ignoré des médias et des politiques. Pour les premiers, ils ont été nombreux à relayer les résultats de l’étude de 2017 de Technologia, cabinet d’expertise agréé par le ministère du Travail, disant que près de 3,2 millions d’actifs seraient en risque élevé de burn-out. Pour les seconds, Muriel Pénicaud, ministre du Travail a lancé au côté de sa collègue Agnès Buzyn, ministre de la Santé, une mission sur la santé au travail dont les résultats sont attendus fin mai. Les consciences se réveillent donc. Il était temps car les conséquences de la souffrance au travail ne se limitent pas à la sphère professionnelle, elles bouleversent tout autant la vie personnelle.

De notre côté, nous avions déjà évoqué la souffrance au travail à travers le brown-out , une autre forme de souffrance au travail. Pour rappel, nous en distinguons actuellement 3 formes :

  • Le burn-out, un état dépressif dû à l’épuisement professionnel.
  • Le bore-out, un état dépressif qui apparaît suite à l’ennui, s’accompagnant d’un sentiment d’inutilité et d’une image profondément dégradée de soi-même.
  • Le brown-out, où l’état de dépression est la conséquence d’une prise de conscience que son travail n’a pas de sens. Quand celui-ci est mécanique et abrutissant ou va à l’encontre de ses valeurs.

Pour les employés conscients de voir leurs collaborateurs souffrir sur leur lieu de travail, ou désireux de prévenir tout risque de burn-out, bore-out et brown-out, nous avons pour vous une bonne nouvelle. Vous pouvez agir dès maintenant pour le bien-être de vos employés en mettant en place les 7 actions-clés suivantes pour prévenir, sinon éradiquer toutes formes de souffrance au travail.

1. Veiller à la faisabilité des tâches

Pour qu’une personne puisse bien accomplir son travail, encore faut-il qu’il soit faisable. Ce qui sous-entend qu’il faut mettre à disposition du collaborateur du temps, des outils, des supports, une formation si nécessaire et un cadre adapté pour qu’il puisse remplir au mieux sa mission. Cela vous paraît évident ? Oui sauf que beaucoup d’employeurs ignorent complétement cette évidence pour ne regarder que leurs relevés de compte et la cadence de leur productivité. En conséquence de quoi, les employés se retrouvent surchargés de travail, et risquent le burn-out.

2. Mettre en place une communication transparente

Avec les 5 grandes lois du leadership créatif, nous avions vu l’impact positif qu’engendrait une communication transparente sur le bien-être des collaborateurs. Les bénéfices sont doubles. D’une part, la communication transparente joue un rôle-clé dans la cohésion humaine, dans le sens où elle touche au sens d’appartenance et de valorisation de celles et ceux qui évoluent dans l’entreprise. D’autre part, c’est tout simplement une condition nécessaire pour faire son travail correctement.

3. Créer un milieu de travail sécurisant et valorisant

Cette 3ème action-clé, nous l’avions aussi abordé au côté du leadership créatif. De beaux locaux où l’on peut travailler en paix jouent leur rôle dans le bien-être des collaborateurs et leur performance. Toutefois, ils ne suffisent pas à rendre un milieu de travail valorisant. Il doit aussi s’accompagner de protocoles explicites et accessibles pour aborder de façon constructive toute difficulté, qu’elle soit d’ordre organisationnel ou relationnel.

4. Prendre grand soin de l’équité

Le respect de la personne humaine et un traitement digne et non-discriminatoire de tous les collaborateurs sont là aussi des piliers pour s’assurer de leur bien-être. Un règlement interne promouvant l’équité au travail ne suffit pas. Il faut veiller à ce qu’il soit appliqué en étant attentif au vécu des collaborateurs. Ce qui implique que toutes les inquiétudes et plaintes formulées au sujet de l’équité doivent toujours être prises en considération avec le plus grand sérieux.

5. Garantir des récompenses ainsi que le sens attribué au travail

Pour recevoir des collaborateurs le meilleur d’eux-mêmes, il est nécessaire de donner. C’est une loi naturelle. Cela passe évidemment par un salaire équitable en fonction du poste et du nombre d’heures de travail. Néanmoins, un salaire confortable ne met personne à l’abri du burn-out. D’autres récompenses matérielles ou émotionnelles comme un encouragement, des félicitations ou des remerciements créent également un milieu de travail engageant.

6. Valoriser l’autonomie et la responsabilisation

La psychologie positive a déjà démontré depuis dix ans qu’il y a un lien entre le fait qu’un individu puisse agir efficacement sur ce qui lui arrive, l’optimisme, le bonheur et la performance. C’est une donnée que nous avions vu avec les 5 grandes lois du leadership créatif. De fait, déléguer avec intelligence et favoriser les prises d’initiatives participent à l’épanouissement des collaborateurs.

7. Autoriser la flexibilité au travail

Enfin une certaine flexibilité consentie et réfléchie améliore la vie de travail. Qu’il s’agisse de pouvoir aménager ses tâches ou agencer ses heures de travail, la flexibilité s’inscrit dans la continuité de la faisabilité, de la récompense et de la valorisation du travail.

Ce qui nous amène à la conclusion que ces 7 actions-clés sont interdépendantes des unes des autres. Elles se complètent et agissent en synergie. Ce n’est donc qu’ensemble qu’elles peuvent prévenir efficacement tout risque de burn-out, brown-out et bore-out.

Source : Léon-Patrice Célestin, Smadar Célestin-Westreich, « Les face cachées du burn-out », InterEditions, 2018

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