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Les enfants et les réseaux sociaux

  • jeudi 1 février 2018
  • 3 Min de Lecture

A quand une éducation digitale ?  

Facebook, Twitter, Instagram et autres font partie de la vie de la grande majorité d’entre nous. Ils font également partie de celle de la grande majorité des enfants ! Et ce, en dépit de l’âge minimum d’autorisation d’accès (13 ans pour Facebook). Aussi pratiques et ludiques que soient ces outils, nous connaissons tous leurs revers néfastes (frustration, excès de narcissisme). Mais qu’en est-il des enfants ? Que leur apportent les réseaux sociaux ? Est-ce bon pour eux ? La science, prise de cours par le succès des réseaux sociaux auprès des enfants, n’est pas encore en mesure de nous fournir une réponse claire. Toutefois, depuis 2017, il existe trois études de la Commission des droits de l’enfant du Royaume-Uni qui se sont penchées sur la question.

Les deux premières publiées en 2017, Growing up Digital & The Case for a UNCRC General Comment on Children’s Rights and Digital Media, se consacrent aux adolescents. La plus récente Life in « likes » a été présentée ce 4 janvier par Anne Longfield, la Commissaire aux droits l’enfant. Cette étude traite de l’expérience des réseaux sociaux d’une trentaine d’enfants âgés de 8 à 12 ans, venant de milieux géographiques, religieux et socio-économiques différents. Le rapport examine leur accès et leur utilisation des réseaux sociaux, les émotions vécues et les interactions en ligne. Plus intéressant, l’étude examine aussi l’évolution de l’utilisation des réseaux sociaux en fonction de leur âge. Il peut apparaître évident qu’un écolier et un collégien n’utiliseront pas les réseaux sociaux de la même manière.

Que sont les réseaux sociaux pour les enfants ?

Pour les plus jeunes, ils sont justes des outils de loisirs, amusants et stimulants. Pour les pré-ados, ils utilisent déjà les réseaux sociaux comme un outil pratique, notamment pour rester en contact avec leurs amis ou leur famille éloignés. La lettre, en dépit de son charme, est limitée en spontanéité. Evidemment, l’ego se construisant, les pré-ados ne manquent pas de tomber dans l’entretien de leur image, de ce qu’ils sont et ce qu’ils font. Ils accordent de l’importance aux commentaires de leurs camarades, et lorgnent sur l’étalage d’une vie riche mais aventureuse, donc cool. Néanmoins, le tableau n’est pas si noir.

Enfin, d’après l’étude, les enfants seraient réticents à voir leurs parents partager des photos d’eux, tout en n’osant rien leur dire…

Des groupes de devoirs se forment spontanément pour s’entraider à propos d’un devoir à la maison. Les épreuves, ça soude.  Par ailleurs, les réseaux sociaux sont aussi une source d’informations précieuses en matière de santé ou de sexualité. Enfin, pour les plus exclus d’entre eux, ceux qui se sentent marginalisés, les réseaux sociaux sont un moyen de tisser des contacts et des liens avec d’autres enfants dans leur même situation, et qu’ils n’auraient pas pu connaitre autrement. Bien sûr, on pense tous aux risques, à savoir les prédateurs sexuels et aux dangers de surexposer sa vie privée…

L’éducation digitale complétée avec la responsabilité des adultes

En plus de son étude, la Commission des droits de l’enfant a exposé dans son rapport Life in ‘likes’ une série de recommandations à destination des parents. Ce sont des clés pour les aider à instruire leurs enfants à utiliser internet à bon escient.

A savoir instaurer un temps d’usage de connexion et leur faire exercer une activité physique ou artistique, pour les couper du monde digital. De plus, veillez à ce qu’ils n’utilisent pas votre compte sur les réseaux sociaux. Votre copain le plus salace pourrait poster une blague de mauvais goût. Enfin, d’après l’étude, les enfants seraient réticents à voir leurs parents partager des photos d’eux, tout en n’osant rien leur dire… !

Mais avant les parents, ceux que le rapport de la Commission vise en premier sont les multinationales des plateformes digitales. Anne Longfield les exhorte à prendre plus de responsabilités, comme :

  • Rehausser le niveau de contrôle en conformité avec les restrictions d’âge. Tout en veillant à rendre les plateformes de réseaux sociaux plus sécurisantes, plus amicales et plus saines pour les enfants, comme pour tout le monde !
  • Adapter les conditions générales en fonction de l’âge de l’utilisation. Qu’elles soient claires et compréhensibles afin que l’enfant comprenne dans quoi il s’engage.
  • Défendre avec davantage d’acharnement le droit à la vie privée, en particulier pour les plus jeunes.
  • Accorder aux utilisateurs le droit de conserver leurs propres contenus et ou d’enlever des articles qu’ils ne considèrent plus comme appropriés. Nous serons tous amenés à utiliser les réseaux sociaux tout au long de notre vie, et forcément nous évoluons avec le temps….

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