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Le devoir et le bonheur

  • dimanche 21 octobre 2018
  • 3 Min de Lecture

Remise en question des valeurs ou quand faire son devoir nous plombe !

D’où provient le concept d’obligation, de devoir et de contrainte auquel beaucoup souscrivent, malgré l’absence de toute forme réelle d’injonction ? Bien des existences sont ainsi échafaudées sur des « je dois » et des « il faut » qui ne sont jamais remis en question, malgré leur inanité manifeste. La pesante inertie de traditions, valeurs, rites, coutumes, habitudes et routines semble priver certaines consciences du discernement permettant la survenue d’un sursaut salvateur. Qui a été le premier à décréter telle obligation? Est-il toujours de ce monde? Pourquoi, des siècles plus tard, toujours obéir à un commandement dont l’origine s’est complètement perdue dans les brumes du passé? L’abdication de la conscience, qui entraîne celle du bon sens, conduit à mener des actions simplement parce que « tout le monde » fait ainsi ou que « quelqu’un », dont nul ne connaît ni le nom ni le visage, aurait dit de procéder de la sorte.

En quoi les choix de nos ancêtres seraient-ils plus éclairés que les nôtres? Qui sont ces fameux « anciens » qui, selon la croyance, savaient mieux faire que nous ? Ne sont-ils pas parmi ceux dont les choix, points de vue, idées, conceptions ont amené le monde dans son état actuel ? Permis que les organes génitaux de certaines femmes soient mutilés? Imaginé de machiavéliques plans de conquête? Écrasé des peuples autochtones? Fomenté d’interminables guerres? Induit dans les esprits l’injonction de l’effort, du sacrifice, voire de la souffrance ? Créé chacun des systèmes dans lesquels il est devenu obligatoire de s’oublier en tant qu’être divin incarné?

Devant les difficultés du présent, nous avons parfois tendance à idéaliser le passé. Cela ne signifie pas que les époques précédentes ne contenaient pas de sages, de guides et autres enseignants fabuleusement inspirés, mais plutôt que la guidance n’est pas à aller rechercher, par des procédés archéologiques, dans ce que le mental fantasme avec une nostalgie synthétique.

Pérenniser le passé et reproduire l’existant en mettant en avant l’unique argument que « cela a toujours été fait comme ça » est stupide. C’est cependant à cet ordre que beaucoup obéissent dans un nombre incalculable de circonstances : travail, famille, éducation, religion, politique, culture, etc.

Le seul devoir que nous ayons est celui d’être heureux, aimants, libres, en cohérence la plus totale avec notre voix intérieure et alignés sur le vrai désir de notre âme. Ce n’est pas un droit : c’est un devoir, et il ne peut être exigé que de nous-mêmes. Est-ce à cela, et uniquement cela, sans aucune équivoque possible, que nos ancêtres, aïeux et aînés nous ont éduqués? Si le legs est moindre que l’amour, alors il est nécessaire d’y renoncer, sans l’ombre d’un regret. À quoi bon hériter de pratiques et d’idées qui ont fait la preuve de leur incapacité à nous ramener à la plénitude de ce que nous sommes ?

Observons l’invraisemblable quantité de devoirs auxquels un grand nombre d’humains continuent de se soumettre, avant même celui de s’accorder l’essentiel : satisfaire les volontés multiples de géniteurs, suivre une voie d’apprentissage contre nature, ingurgiter des masses d’informations, trouver un travail, vendre une partie de son temps à un employeur, payer un tribut à la collectivité, rembourser des banques, voter pour élire des chefs, être compétitif, obéir aux tendances, faire passer les autres avant soi, tenir des promesses, remplir des obligations conjugales, familiales, sociales, etc. La liste est infiniment longue pour qui accepte, par loyauté, paresse, ignorance ou dépit un système de croyances oublieux de la nature humaine. Si, à la somme de toutes ces obligations, nous ajoutons en plus celle d’une allégeance à des ancêtres supposés plus sages et intelligents que nous, il va de soi que nous plaçons devant nous toutes les conditions nécessaires à la persistance du malheur.

Pour aller plus loin : Le feu de l'esprit - L'ultime effort est de n'en faire aucun de Gregory Mutombo aux éditions Guy Trédaniel
écrit par

GREGORY MUTOMBO

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