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Justice et injustice

  • dimanche 11 novembre 2018
  • 3 Min de Lecture

Théorie de la justice

Ce que, sur Terre, nous appelons « justice » n’est qu’une forme relativement policée de vengeance. La considérer comme un facteur de paix et d’unité serait oublier qu’elle repose sur les concepts ancestraux de bien et de mal, de faute, de culpabilité, d’actions subies, d’irresponsabilité et d’impuissance qui ont fort peu à voir avec l’amour divin.

Le récit de l’Évangile « Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre » illustre parfaitement l’inanité des principes humains de justice, qui octroient notamment à des personnes le pouvoir d’infliger des peines à d’autres, en fonction d’un code, d’une époque, d’une culture, de mœurs et de circonstances, bref d’un agrégat de paramètres subjectifs et évolutifs. Ce qui était interdit peut devenir obligatoire. Ce qui est autorisé à certains pourra être reproché à d’autres. Les délits d’antan, avortement, homosexualité, grève, par exemple ont pu devenir des droits actuels.

Beaucoup parmi nous déplorent ce qu’ils désignent comme des injustices en ce monde. Ce sont souvent les mêmes qui appellent « chance » une injustice dont ils profitent et « scandale » celle dont les autres semblent bénéficier. S’il est attendu un traitement « équitable » de la part d’un système fondé sur des concepts erronés, une grande frustration ne peut que résulter. Les lois humaines n’ont rien en commun avec les lois universelles, cela a déjà été dit. Dès lors qu’il est question d’attaquer en justice, de se défendre, de plaider coupable, de parties l’une contre l’autre, de répression et de réquisition, toute issue est la conclusion d’une bataille qui en appelle une autre.

Nous existons dans un monde de conséquences et observons, en chaque instant, les effets de nos pensées et de nos croyances. Réclamer qu’untel soit puni pour son acte jugé inacceptable est tentant. Pourtant, cela est persister à ignorer que la « punition » est contenue dans l’acte lui-même, telle une pierre lancée à la verticale dans le ciel et d’ores et déjà en train de retomber sur son lanceur.

On n’agresse, ne vole, ne blesse que soi-même.

Que la société demande réparation et que ses représentants administrent un châtiment est une chose, mais il est nécessaire que ces pratiques ne soient pas vues comme l’expression de la justice, au sens divin du terme. Par ailleurs, le fait que certains semblent, malgré la pluralité de leurs offenses à la vie, échapper à la justice humaine ne les dispense en rien d’un prochain apprentissage de la responsabilité. Ce système punitif est au mieux dissuasif, simplement par la peur qu’il inspire. Mais dissuader n’est pas enseigner, c’est juste un détournement provisoire de l’intention d’autrui.

dissuader n’est pas enseigner, c’est juste un détournement provisoire de l’intention d’autrui.

Vieille comme le monde, l’idée de la condamnation, ainsi que le nom l’indique, vise à envoyer en un « lieu » infernal tous ceux qui ont commis une « faute ». Qu’il s’agisse d’infliger un châtiment corporel, dont l’incarcération, d’appauvrir par une amende, de couvrir de honte, de bannir ou d’avilir publiquement, chaque peine est conçue pour soulager le désir de vengeance de la société, imprimer la notion de culpabilité en l’esprit de l’accusé et prévenir la récidive.

Censée conduire à la rédemption, la punition reste le choix privilégié de la plupart des humains dotés d’un semblant de pouvoir sur autrui : parents, écoles, religions, entreprises, gouvernements, etc. Bien que totalement inopérante, sauf pour entretenir un engramme de peur, la punition systématique est vue par un grand nombre comme un moyen d’induire de la sagesse et du discernement. Alors que, n’en déplaise à certains, il est nécessaire de pouvoir expérimenter librement les extrêmes pour trouver, par soi-même, le juste milieu. Et même si celui qui est constamment puni pour ses erreurs sera un temps tenté de se soumettre à la norme, il finira toujours par s’en dégager violemment.

Un être humain aligné sur la vérité de son cœur n’a nul besoin d’un code moral, éthique ou pénal pour connaître l’action juste, tout comme il ne ressent nul désir que d’autres que lui passent entre les mains de juges ou, à l’inverse, « obtiennent » justice. Il laisse cela à ceux qui limitent leur expérience terrestre à trois possibilités : ne faire que ce qui est expressément permis, s’autoriser tout ce qui n’est pas formellement interdit ou bien encore transgresser par réaction ou ignorance l’ensemble de la réglementation humaine.

Pour aller plus loin : Le feu de l'esprit - L'ultime effort est de n'en faire aucun de Gregory Mutombo aux éditions Guy Trédaniel
écrit par

GREGORY MUTOMBO

Mieux-être & Réussite

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