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Oser dire « non »

  • dimanche 23 septembre 2018
  • 3 Min de Lecture

Le pouvoir du « non » poli

Il y a tant de leçons à tirer de la vie et plus nous avançons sur le chemin de la transformation intérieure, moins nous résistons à ces apprentissages. Cependant, certaines leçons sont plus difficiles à assimiler que d’autres.  Personnellement, l’un des apprentissages les plus difficiles fût celui d’apprendre quand et comment dire « non ». 

Par le passé, dès qu’on me faisait une demande, qu’on m’invitait à un événement, qu’on me sollicitait pour un service, pour du temps ou de l’argent, je ne pouvais refuser. Ainsi, que ce soit par obligation, par culpabilité ou par manque de confiance en moi, j’ai acquiescé à tant de demandes que j’aurais dû décliner que je n’ose même plus les compter. 

Peu importe si j’étais à bout de ressources ou pas, combien de fois ai-je acquiescé à une demande, de peur de blesser l’autre ou de passer pour une égoïste ? Combien de fois ai-je accepté des invitations alors que je n’en avais pas envie ? Combien de fois ai-je fait la sourde oreille envers mes propres besoins pour ne pas déplaire à quelqu’un ?  Tant de fois que je n’ose même plus les compter. Mais chaque fois, j’en payais un fort prix en temps, en énergie et en estime de moi.

Il y a plusieurs années déjà, les choses ont changé. À l’époque, j’avais passé beaucoup de temps à travailler sur un projet qui me tenait à coeur et j’étais épuisée. Alors que je m’apprêtais à me reposer, le téléphone a sonné. Une collègue de travail m’invitait à participer à un évènement de dernière minute. 

Bien entendu, je n’avais pas l’énergie pour me rendre à cette soirée, mais par conditionnement et par culpabilité, je m’apprêtais à dire oui lorsque ma gorge s’est serrée. Clairement, mon corps me conseillait de dire « non ». J’ai hésité un instant, puis j’ai compris que si je disais oui à cette invitation, ce serait au prix de ma santé et de l’estime de moi. 

Le courage, c’est la grâce sous pression. Ernest Hemingway

Cette réalisation m’a donné le courage nécessaire. J’ai respiré un grand coup, puis poliment, j’ai décliné cette invitation. Ouf ! J’en tremblais intérieurement, mais aujourd’hui, je sais que cette prise de conscience m’a transformée. Elle m’a permis d’établir mes limites, d’être intègre face à moi-même, de respecter mes capacités physiques et surtout d’être authentique envers l’autre. 

Depuis, je me donne le défi de prendre le temps de respirer avant d’accepter ou de décliner une requête ou une invitation. Je me demande : 

« Est-ce que j’accepte par culpabilité, par obligation ? Est-ce que je décline par manque de courage ? Quel sera le prix de ce oui ou de ce non ? Qui en paiera la note ? »  

Aujourd’hui, ce questionnement continue de me guider intérieurement. Et devinez quoi ? Chaque fois que je réponds avec authenticité à une demande, que ma réponse soit positive ou négative, celle-ci est généralement bien reçue par l’autre parce qu’elle provient directement de mon coeur.

Bien entendu, ce n’est pas facile de s’écouter intérieurement, car cela demande du courage. Mais, il importe de comprendre que de dire « non » ne veut pas dire que l’on n’aime pas l’autre ou que nous sommes égoïstes ou indifférents. Cela signifie simplement que ce n’est pas un bon moment ou que pour l’instant, nous n’avons ni les ressources physiques, émotionnelles, financières ou autres pour répondre adéquatement à cette demande. 

Dorénavant, ayez l’intention de vous consulter intérieurement avant de prendre une décision. C’est la meilleure façon d’être en harmonie avec vous-même, avec les autres et avec la vie.

écrit par

Nicole Bordeleau

Mieux-être & Réussite

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