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Soigner l’endométriose grâce à son alimentation

  • mercredi 28 mars 2018
  • 5 Min de Lecture

Les conseils du diététicien et nutritionniste Fabien Piasco

L’endométriose est une pathologie féminine pouvant causer de l’infertilité. Fabien Piasco, nutritionniste dans un établissement thermal spécialisé en gynécologie à Challes-les-Eaux, en Savoie, a été sollicité, il y a plus de six ans pour traiter l’endométriose sous l’angle de la nutrition. Il a publié ses recherches dans un ouvrage dont le titre dit tout « L’alimentation anti-endométriose ».

Qu’est-ce que l’endométriose, et comment gérer soi-même sa maladie grâce à son alimentation ? Découvrez les conseils avisés du nutritionniste Fabien Piasco.

  • Qu’est-ce que l’endométriose et combien de femmes sont touchées par cette maladie ?

Au minimum, une femme sur dix serait atteinte d’endométriose. Mais cela peut être plus important, car quand elles en parlent et se plaignent de leur douleur à leur gynécologue, on leur dit que c’est normal (mais ça ne l’est pas !), et ces femmes ne sont pas diagnostiquées .

  • Quelles sont les causes de l’endométriose ?

Il y a plein d’hypothèses différentes, mais rien n’est encore entièrement prouvé dans ce domaine-là . Les hypothèses recensées actuellement sont :

  • Le flux rétrograde, autrement dit les règles remontent dans l’autre sens.
  • Le système immunitaire n’est pas assez performant pour pouvoir tuer les cellules quand elles ne sont pas au bon endroit.
  • Des facteurs externes comme les perturbateurs endocriniens (notamment la dioxine).
  • Des facteurs génétiques…

Néanmoins, tout le monde médical s’accorde sur les principales perturbations physiologiques de l’endométriose :

  • Une présence d’inflammation,
  • un stress oxydant,
  • un déséquilibre hormonal : une suractivité œstrogénique au sein des cellules endométriales et une résistance à la progestérone.

Les règles douloureuses est l’un des symptômes de l’endométriose. Cependant, il peut exister des femmes qui ont de l’endométriose sans avoir de règles douloureuses, mais le problème des règles douloureuses reste assez récurent. Les femmes atteintes d’endométriose le découvrent souvent avec l’infertilité, qui en est l’une des principales conséquences.

  • Quels sont les principes d’une alimentation anti-endométriose ?

Tous ses principes reposent sur le combat contre les symptômes que sont l’inflammation, le stress oxydant et le déséquilibre hormonale des œstrogènes, comme par exemple faire la chasse aux perturbateurs endocriniens dans son alimentation.

  • Pour combattre l’inflammation : 

Choisir les bons acides gras en oméga-3 et oméga-9, et limiter fortement les oméga-6 (certaines huiles végétales et les graisses animales), les acides gras trans, les acides gras saturés (acide palmitique). On privilégiera les aliments riches en oméga-3 comme les poissons gras. Préférez ainsi les sardines et les maquereaux, même s’ils n’échappent pas aux polluants. Leur gras retient très bien les perturbateurs endocriniens. Ils resteront quand même moins pollués que le thon contaminé au mercure.

Consommer des végétaux contenant naturellement des oméga-3 comme le lin, le chanvre, le colza, les noix. Mais attention, leur oméga-3 n’est pas l’équivalent de celui des poissons gras. Ce sont des « oméga-3 actifs en devenir », qui ne le seront complètement qu’après avoir été transformés par l’organisme. Si vous ne mangez pas de poisson, consommer des végétaux contenant des oméga-3 précurseurs ne suffira pas. Il vous faudra compenser avec des capsules d’huile de poisson décontaminée ou d’huile d’algue riche en DHA et EPA, pour avoir directement la forme active des oméga-3.

Eviter la viande rouge et la charcuterie (mauvaise graisse et dioxine) et préférer de la viande maigre comme le poulet. Eviter également les œufs normaux et préférer les œufs au label « Bleu-Blanc-Cœur ». Leurs poules sont nourries aux graines de lin, et font des œufs boostés aux omega-3, et font baisser par la même occasion les oméga-6. Vous les trouvez facilement en grandes surfaces.

Enfin, éviter l’alcool, qui est associé à une augmentation du risque d’endométriose. De même que le sucre et autres sucreries.

  • Pour combattre le stress oxydant : 

Choisissez des aliments riches en oxydants comme des légumes et des fruits colorés, des épices et buvez du thé vert déthéiné bio.  

  • Pour combattre le déséquilibre hormonal des œstrogènes :

Consommer des crucifères qui détoxifient les œstrogènes par le foie. Ce sont tous les choux , le radis, les brocolis, le cresson, le colza, la roquette, la moutarde etc. Grâce aux crucifères, notre corps va fabriquer des sous-produits qui vont être moins ostrogéniques. Ainsi, en gardant la même quantité, on abaisse le climat ostrogénique. Par ailleurs, en mangeant beaucoup de fibres, on va éliminer le trop plein d’œstrogènes via les sels […]

Une assiette anti-endométriose est une assiette composée à 80 % d’aliments d’origine végétal et à 20 % d’origine animale.

Enfin, il faut choisir des aliments bio dans la mesure du possible, afin d’éviter les pesticides qui sont des perturbateurs endocriniens .

Une étude japonaise a montré que les femmes qui consommaient le plus de soja étaient au stade d’endométriose le moins avancé. Les œstrogènes du soja sont des « œstrogènes moins forts » et rentrent en compétition avec les vrais œstrogènes. Ces dernières ne peuvent plus fonctionner à leur guise. Mais il y a plusieurs paramètres qui entrent en compte, et cela dépend donc de chaque femme : de quelle consommation de soja parlons-nous et depuis combien de temps ? Ses ovaires fonctionnent-ils ? Quel est l’état de sa flore intestinale ? Car certaines femmes ne peuvent pas assimiler les phyto-œstrogènes du soja au niveau de l’intestin. Pour les assimiler, il faut un enzyme particulier pour les libérer, qui ne peut être contenue que dans une bactérie qui n’est pas présente dans la flore intestinale de toutes les femmes. »

    • Enfin, si ce régime alimentaire ne suffit pas, il reste encore deux options :

Eviter le gluten. Une étude italienne a montré que 3 femmes sur 4 atteintes d’endométriose et qui consommaient sans gluten ressentaient une diminution drastique de la douleur.  Le gluten rend poreux l’intestin. Son éviction pourrait soulager en diminuant l’inflammation.

Eviter les produits laitiers. Certaines femmes sont soulagées d’arrêter les protéines laitières parce qu’elles ont une hypersensibilité immunitaire envers elles.

    • Quel serait le menu anti-endométriose sur une journée ?

  • Petit déjeuner :

    Boisson chaude : Du thé vert bio, ou mieux déthéiné, qui est une boisson très anti-oxydante.

    Un fruit pour les fibres.

    Des céréales sans gluten (au sarrasin ou à l’avoine par exemple)

    Des œufs si on veut opter pour un petit-déjeuner protéiné. Mais la dioxine se fixant très bien dans les protéines, évitez de trop en consommer. Tout comme le gras, qui fixe très bien aussi les perturbateurs endocriniens. Evitez ainsi le beurre, consommez des produits laitiers contenant le moins de matières grasses possibles. Le lait de chèvre ou de brebis peuvent être une option pour certaines (alors que d’autres seront mieux sans produits laitiers du tout).

    Note bene : Et le café ? Rien n’est démontré scientifiquement mais on peut l’éviter pour trois raisons :

    1. Le café est irritant pour l’intestin.
    2. La caféine augmente les œstrogènes.
    3. Le café est un possible mauvais facteur dans la fertilité.

  • Déjeuner :

    En entrée : des crudités assaisonnées de l’huile d’olive, de colza et de moutarde douce. Ou des légumes qui ont été cuits au cas où vos intestins sont fragiles.

    En plat principal : du poisson maigre (beaucoup moins pollué mais aura moins d’oméga-3), du poisson gras, ou encore du poulet. Souvenez-vous l’assiette doit être composée à 80 % d’aliments d’origine végétal et 20 % d’origine animal.

    Diner :

    Soupe, salade, légume à la vapeur ou légumes secs (selon tolérance intestinale).

    Enfin dernier recommandation de Fabio Piasco : « Contrairement aux médicaments, on ne prend aucun risque à changer son alimentation au niveau de sa santé. Ce n’est pas invasif. On y va progressivement dans le changement. Il faut le faire dans l’optique de prendre soin de soi et de son corps. Au niveau de la douleur, une de mes patientes m’a dit que ses douleurs avait tellement diminuées que sa consommation de médicaments antalgiques et anti-inflammatoires a été divisée par 3. »

  • Donc pourquoi ne pas essayer ?

Pour aller plus loin : « L’alimentation anti-endométriose » chez Testez Editions, Nutridoc (Editions Marco Pietteur). Une seconde version complétée de son livre sortira à la rentrée prochaine.
2 commentaires
  • Répondre Mélissa
    • mercredi 27 juin 2018
    • 17 h 16 min

    Plus de gluten et de produit laitiers : 80% de douleurs en moins ! Je revie !

    • Répondre Amal
      • mercredi 27 juin 2018
      • 18 h 03 min

      Et nous, ravis! 🙂
      Merci Mélissa pour ton partage

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