Merci ! by Olivier Clerc

20160613_184419-Recovered

« Merci » : un mantra méconnu

« Dis merci à la dame ! » : c’est le genre de souvenirs éducatifs que peut évoquer chez beaucoup d’entre nous la notion de gratitude, vertu trop souvent sous-estimée, négligée, notamment dans notre pays où – comme le relevait Frédéric Lopez dans Voyage en Terre Inconnue – l’habitude de râler, de se plaindre et de rouspéter est un moyen courant de créer du lien social !

En réalité, la gratitude est une vertu fondatrice, à la base de tout cheminement spirituel, vertu dont on ne soupçonne pas la portée. Non seulement elle nourrit le cœur et le fluidifie, l’empêchant de se dessécher dans le mécontentement, mais elle peut changer notre regard sur ce qui nous arrive et même améliorer considérablement notre état de santé : parfaitement !

On va chercher en Inde et au Tibet de très beaux et puissants mantras (Om mane padmi Om ; Om namah Shivaya ; etc.), en ignorant que la répétition continue du mot « Merci » en fait un mantra aussi simple que profondément transformateur.

Faites l’essai : du moment où vous vous réveillez jusqu’à votre coucher – comme un jeu, au début – dites merci pour tout et rien, continuellement, et observez ce que cela déclenche en vous. Sentez comment ce mot apporte appréciation, joie, détente, comment il fluidifie ce qui s’était cristallisé, figé, coincé, comment il éclaircit les idées, nous ouvre des horizons intérieurs insoupçonnés.

Commencez par tout ce qui va bien : dites merci d’être en vie, d’avoir la santé, d’avoir un emploi, de vivre dans ce beau pays, dites merci pour vos amis, votre famille, merci pour ce blog où vous trouvez plein de belles choses 😊,etc. Puis, en douceur, essayez d’élargir à des choses plus délicates : merci d’être au chômage, merci de me retrouver seul-e, merci pour les retards de train, d’avion, pour les embouteillages, etc.

Ça vous paraît bizarre ?

Dire merci, c’est s’ouvrir à la possibilité que même les choses difficiles aient un sens qui, souvent, nous échappe au moment où elles nous arrivent, parce qu’on est sous le coup de l’émotion : on ne le discerne que plus tard, a posteriori. Au lieu d’asservir notre gratitude à notre compréhension – quitte à oublier de remercier quand on comprend enfin le pourquoi du comment ! – la clé est de remercier avant : c’est une sorte de « pari de Pascal » (moins faux-cul que l’original…) qui vise à postuler que tout a un sens, même quand ce sens dépasse provisoirement nos capacités de compréhension.

N’avez-vous jamais vécu un événement terriblement contrariant, catastrophique même… qui s’est révélé par la suite être une chance, une opportunité insoupçonnée ? Genre : « Zut ! À cause de ce pneu crevé, je viens de rater ma croisière en Titanic ! Quelle tuile ! ».

La gratitude est un antidote à l’arrogance et l’orgueil de notre intellect qui croit tout connaître, tout maîtriser et veut tout contrôler. Elle nous relie à plus grand que nous. Elle nous fait prendre conscience que notre vie s’inscrit dans quelque chose qui nous dépasse. Elle nous donne confiance dans le fait que les choses les plus contrariantes peuvent a posteriori se révéler des étapes indispensables à notre évolution. Elle développe en nous une forme de foi non confessionnelle, c’est-à-dire simplement une confiance en la Vie. Au lieu que notre cœur reste inféodé à notre petite compréhension des choses, nous apprenons à dire merci sans comprendre tout de suite… et ce merci-là nous ouvre précisément les portes d’une compréhension supérieure.

Sur un arbre, le fruit vient après les fleurs et les feuilles. De manière analogue, le fruit de la compréhension vient après les fleurs parfumées de la gratitude et les feuilles de l’acceptation.

Alors, bonne floraison à vous !

Olivier Clerc

Pour en savoir plus : http://www.olivierclerc.com/

Journée internationale du Yoga

770x231_yoga_day_2015__people2

Journée internationale du Yoga à Paris – Dimanche 19 juin 2016

Le Centre Sivananda de Paris, (c’est le centre où bloomingyou aime faire son yoga) organise un grand cours de Yoga sur l’esplanade du Trocadéro.

Le cours est totalement gratuit et ouvert à tous les niveaux de pratique. Plus de 500 personnes y sont attendues, à 7h45 du matin:)

Venez habillés en blanc et on vous donnera un T-shirt et un tapis de yoga.

Pour vous inscrire c’est ici, et pour en savoir plus c’est !

Fête des pères: OFFREZ-LUI DES CHAUSSETTES

lrm

 

HAPPY FÊTE DES PÈRES…

J’ai mis dans ma valise, mon écharpe cerise, mes balles et ma raquette, mes patins à roulettes…

Et des chaussettes rouges et jaunes à petits pois, lalalalalalala ! (copyright Club Dorothée pour les plus de 35 ans J))

J’ai toujours été particulièrement sensible aux textiles, aux tissus et particulièrement aux chaussettes.

En effet, la chaussette peut en dire long sur un homme : élégant, sportif, raffiné, fashion, sobre ou négligé…

J’ai pensé que cela pouvait faire une bonne idée cadeau pour la fête des pères, qui ont toujours besoin d’élégance ou de fantaisie.

Je vais donc vous parler d’une de mes récentes belles rencontres, en la personne d’un passionné, Fred, qui a monté en décembre dernier sa marque de chaussettes : La Rue Michel.

Allez voir son site, www.laruemichel.com , ses productions marient qualité et originalité, le tout 100% produit en France.

Faites moi vos retours, ma propre expérience est plus que très positive…

Amal_1

Mai, le mois de la betterave

20160527_195928

Ma vie en rouge !

Même si baromètre et thermomètre veulent nous faire douter que le printemps est arrivé, la nature verdoyante, les journées qui s’allongent et l’arrivée des légumes de saison chaude sur nos étales (origine France !) sont là  pour nous le confirmer.

Une des caractéristiques  du printemps  est l’apparition de la couleur rouge dans les fruits et légumes : fraise, cerise et betterave… C’est cette dernière que nous mettons à l’honneur ici car c’est au mois de mai qu’elle commence traditionnellement à être consommée et ce, jusqu’au mois d’octobre.

Feuilles et racines sont comestibles, les premières ont un goût amer tandis que les secondes sont sucrées.

Les vertus de la betterave sont pléthores. Sa coloration rouge provient du pigment bêtacyanine  (ou bétanine) qui agit comme un puissant antioxydant, très bien assimilé par le corps humain. Ce dernier associé à la forte teneur en vitamine C de la betterave permet de soutenir le système immunitaire, et aurait, d’après des études récentes, une action préventive contre certains cancers. La dégradation de ce pigment n’est parfois pas totale ce qui a pour conséquence de colorer en rouge selles et urines.

Dans les nombreux nutriments que contient la betterave, on retiendra principalement sa richesse en fer (qui en fait un allié contre l’anémie), en vitamine du groupe B, en acide folique (B9) particulièrement, dont plusieurs études américaines ont démontré le rôle important dans la fertilité et la formation du fœtus, et en minéraux (magnésium, phosphore, potassium, calcium) qui en fait un excellent reminéralisant et revitalisant.

La présence de nitrate dans cet aliment, transformé en oxyde nitrique dans l’organisme et  entrainant une dilatation des vaisseaux sanguins, lui confère ainsi des propriétés de diminution de la tension artérielle et d’accélérateur du flux sanguin. En conséquence, on lui reconnait des vertus pour augmenter les capacités à l’effort et la récupération après l’effort.

 Malgré sa forte teneur en sucre, qui adoucit plat et jus de légumes au palais, son faible indice glycémique permet aux diabétiques d’en consommer.

Pour connaitre la délicieuse recette de la mousse de betterave c’est ici !

Dominique Sol-Rolland et Isabelle Ravanas, naturopathe.

www.lecentrenaturo.com

Recette mousse de betterave

FullSizeRenderMousse de betterave*

Préparation : 10 minutes

Matériel : un mixeur

1 grosse betterave cuite

1 cuil. à café de purée de sésame (tahin)

3 cuil. à soupe de jus de citron

1 cuil. à soupe d’huile d’olive

1 cuil. à café de vinaigre de balsamique

1 cuil. à soupe de tamari

2 cuil. à soupe de graines de courge

2 cuil. à soupe de noix

Poivre

Mettez dans un mixeur la betterave coupée en petit morceaux, le tahin, le jus de citron, l’huile d’olive, le vinaigre, les graines, les noix, du poivre et le tamari.

Ajoutez un peu d’eau.

Mixez le tout jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène.

Rajoutez de l’eau s’il reste des morceaux de betterave ou si le mélange est trop épais.

Variante : Vous pouvez faire la même recette avec des betteraves crues

Pour comprendre pourquoi la betterave c’est bon pour nous c’est ici !

Isabelle Ravanas et Dominique Sol Rolland

le centre Tout Naturellement

*Tout naturellement veggie, Isabelle et Dominique Sol-Rolland, édition solar

Angelina Jolie, to be of use

Être utile aux autres !

La philanthrope et avocate de la cause des femmes dans le monde Angelina Jolie nous rappelle dans ce magnifique discours le pourquoi de notre existence sur cette terre.

En voici un extrait :
« Ma mère m’a transmis que ma vie ne signifierait rien si elle n’était pas utile pour les autres. Pendant très longtemps, je ne savais pas ce que cela voulait dire.
Jeune, je n’étais préoccupée que par mes propres expériences, mes propres douleurs. Ce ne fut que lorsque j’ai commencé à voyager et à sortir de chez moi que j’ai compris la responsabilité que j’avais vis à vis des autres.
Quand j’ai rencontré des victimes de la guerre, de la famine ou de viol, j’ai appris ce qu’était la vie pour la plupart des gens dans ce monde, et la chance que j’avais d’avoir de la nourriture à manger, un toit au-dessus de ma tête, un endroit sûr pour vivre, et la joie d’avoir ma famille en sécurité et heureuse …. J’ai compris alors ce que ma mère voulait dire par « être utile »et faire du mieux que je peux dans cette vie pour être utile aux autres. »

Le pardon

Pourquoi pardonner ?

« Le pardon libère l’âme, il fait disparaître la peur. C’est pourquoi le pardon est une arme si puissante » Nelson Mandela.

oc3

À l’occasion de la 4e édition des journées du Pardon qui auront lieu du 29 oct. au 1er nov 2016 au Val de Consolation (25), Olivier Clerc nous éclaire sur la puissance du pardon.

  • Olivier Clerc, qu’est-ce que le pardon ? 

Bonne question ! C’est en effet un terme dont la définition varie énormément d’une personne à l’autre, selon l’éducation que l’on a reçue (religieuse, laïque, psy, etc.). Pour faire simple, j’ai pour habitude de dire que « le pardon, c’est la guérison des blessures du cœur ». C’est le moyen de sortir de la rancune, de la haine, de l’envie de vengeance. C’est donc ce qui permet de revivre, d’aimer à nouveau. Cela n’implique pas obligatoirement l’adhésion à une religion ou une voie spirituelle, même si cela peut aussi se faire dans ce contexte, bien entendu.

Autrement dit, le pardon c’est d’abord un cadeau que l’on se fait à soi-même. Alors qu’à l’inverse, ne pas arriver à pardonner, c’est se condamner soi-même à souffrir et même à se rendre malade, puisqu’il y a désormais des études statistiques, menées notamment à l’université de Stanford par le Dr Fred Luskin, qui montrent que les personnes qui ne pardonnent pas développent tout un éventail de pathologies (y compris des cancers) et ont en moyenne une durée de vie de 5 à 6 ans plus courte que les autres.

  • Il s’agit donc de pardonner  pour vivre mieux ?

Pour te répondre, j’ai envie de citer « Shantaram », ce formidable roman autobiographique, gros best-seller mondial, qui commence d’ailleurs par un paragraphe sur le pardon, de toute beauté. L’auteur, Gregory David Roberts, écrit à la fin du chapitre 17 : « C’est le pardon qui fait de nous ce que nous sommes. Sans le pardon, l’espèce humaine se serait annihilée dans des châtiments sans fin. Sans le pardon, il n’y aurait pas d’histoire. Sans cet espoir, il n’y aurait pas d’art, car toute œuvre d’art est d’une certaine manière un acte de pardon. Sans ce rêve, il n’y aurait pas d’amour, car tout acte d’amour est en partie une promesse de pardon. Nous continuons à vivre parce que nous pouvons aimer, et nous aimons parce que nous pouvons pardonner. » Magnifique, n’est-ce pas ?

Il suffit de lire les journaux pour voir à quoi conduit l’incapacité à pardonner. Mais j’ajoute aussitôt que pardonner ne veut pas dire cautionner : le pardon n’a pas vocation à nous rendre stupides, ni à nous mettre en danger. On peut pardonner… et intenter un procès s’il le faut. Mais sans haine. Parce que c’est juste. Parce que celui qui a enfreint la loi doit être confronté aux conséquences de ses actes. Le pardon n’est pas un acte de faiblesse.

  • Pardonner, est-ce oublier ?

J’ai traité cette question importante dans mon dernier livre, Peut-on tout pardonner ? (Eyrolles, 2015). Pour résumer, tout est affaire de discernement. Entretenir la mémoire de ce qui est arrivé de façon morbide peut faire obstacle au pardon, empêcher la cicatrisation de nos plaies, puisqu’on les exhibe à chaque instant. Mais, à l’inverse, oublier l’offense trop rapidement peut nous rendre inconscients, imprudents, et nous valoir de nouveaux ennuis. Jacques Chirac disait : « Je ne suis pas rancunier… mais je ne suis pas amnésique non plus ! ». On peut pardonner avec le cœur, tout en gardant en tête ce qui a été fait pour en tirer d’utiles leçons. Le véritable enjeu, c’est de parvenir à se libérer de la charge émotionnelle négative que contiennent certains souvenirs, plutôt que de les refouler et de tout oublier.

  • Peut-on tout pardonner ?

C’est sans doute la question qu’on m’a posée le plus souvent, depuis que je suis dans ce domaine. Voilà pourquoi j’en ai fait le titre de mon dernier livre. Le cheminement que je fais faire à mes lecteurs dans ces pages aboutit – attention, spoiler ! – à la conclusion que la question est en réalité mal posée ou, si tu veux, qu’elle reflète une ancienne manière de considérer le pardon : un pardon centré sur l’autre, notamment. Du coup, plutôt que d’y répondre par « oui » ou par « non », je propose deux autres questions à mes lecteurs, qui sont à mon avis celles qui nous importent vraiment.

La première, c’est : « Est-ce que je peux guérir ? ». Autrement dit, après avoir vécu ce que j’ai vécu, après les traumatismes, les souffrances que j’ai connues, est-ce que je vais pouvoir revivre, serai-je capable d’aimer à nouveau ? C’est l’écho de la question que se pose toute personne atteinte dans son intégrité physique, à cause d’une grave maladie ou d’un accident : est-ce que je vais vivre ? est-ce que je vais remarcher, etc. ?

Cette première question nous concerne nous-mêmes. Elle s’accompagne d’une autre question qui vise cette fois la ou les personnes qui nous ont fait du tort : qu’est-il juste que je fasse par rapport à elle/eux ? Est-ce qu’une réconciliation est envisageable ? Ou dois-je plutôt mettre un terme à cette relation (mais sans haine, si j’ai fait œuvre de pardon) ? Ou faut-il carrément déposer plainte au commissariat (mais aussi le cœur en paix) ?

Ces deux questions permettent de faire une double distinction entre ce qui se passe dans mon cœur et dans ma tête, et entre ce à quoi j’aspire pour moi (le pardon) et ce qu’appellent au besoin les actes de l’autre (la justice).

  • Comment pardonner à quelqu’un ?

C’est justement pour fournir une multitude de réponses à cette question que j’ai créé les Journées du Pardon avec mon épouse, Annabelle, en 2012. J’ai la chance d’avoir moi-même reçu un formidable moyen de cheminement vers le pardon, lors de ma rencontre avec Miguel Ruiz au Mexique, en 1999, après avoir traduit et publié son best-seller mondial, « Les quatre accords toltèques ». Mais il n’y a pas plus de panacées en matière de guérison du cœur que pour la guérison du corps. Ce qui marche pour toi ne marche pas forcément pour moi ; ce qui nous convenait hier ne nous convient peut-être plus aujourd’hui. D’où ce grand « menu dégustation » que sont les Journées du Pardon : il y a du sucré, du salé, de l’épicé, de l’amer, du cru, du cuit, pour tous les goûts ! L’idée est que chacun trouve au moins un outil, une approche, un moyen de s’avancer sur les voies du pardon qui sont libératrices. Et puis, c’est aussi un moyen de sortir des querelles de clocher : d’apprendre à travailler tous ensemble au service d’une même cause, même si nos approches diffèrent !

  • À qui s’adressent ces journées du pardon ?

À tout le monde, ou du moins à tous ceux et celles qui ont envie de faire un bout de chemin vers cette guérison du cœur. Il n’y a pas de prérequis. Qu’on soit religieux ou laïc, branché spiritualité ou non, chacun peut trouver chaussure à son pied à ces journées. Après, c’est affaire de sensibilité, d’envie, d’affinité, comme toujours. Mais de notre côté, nous avons voulu cet événement libre de tout dogme ou idéologie, donc très pluriel dans sa mise en œuvre et dans la diversité de ses intervenants, comme le reflètent les programmes des trois premières éditions.

Nous avons ainsi eu la chance et le bonheur d’accueillir des gens aussi différents que Jacques Lecomte, Valérie Tong Cuong, Marguerite Kardos, Maria-Elisa Hurtado-Graciet, Colin Tipping (US), Pierre Pradervand (Suisse), Phakyab Rinpoché (Tibet), Jean-Paul Samputu (Rwanda), Ginn Fourrie (Afrique du Sud), Michal Pundak Sagie (Israël) et Bassam Aramin (Palestine), et de nombreux autres.

A savoir : les 6 plénières des Journées 2015 ont été filmées et sont visibles en vidéo ici : C’est une bonne manière d’avoir un aperçu de ce que nous y vivons !

Merci Olivier Clerc 😉

Si vous souhaitez participer aux journées du pardon c’est ici !

Si cet article vous a plu, partagez-le !

manger bio pas cher

Manger healthy à petit prix !

IMG_6384

 

En descendant la rue Lafayette, j’observe une plaque avec inscrit « le centre de naturopathie ». Je suis curieuse, je sonne, je rentre, je traverse une jolie cour intérieure et là j’arrive dans un petit havre de paix, où l’on peut manger healthy pour seulement 10€.

Le menu unique préparé avec amour par Katarina, une naturo, est 100% végétalien et bio.

J’ai adoré, depuis j’y retourne au moins 1 à 2 fois par semaine seule ou avec des amies.

Le centre naturo c’est aussi un sauna et des massages que je n’ai pas encore testés mais cela ne saurait tarder ! 😉

L’ adresse : Centre de naturopathie

83, bis rue La Fayette (IXe). Tél.: 01 42 85 70 58.

Cultivons la joie : entretien avec Isabelle Filliozat

 

Les chemins de la joie : Soyons nous-mêmes, soyons libres, soyons joyeux !

Entretien avec Isabelle Filliozat.

Isabelle Filliozat

Isabelle Filliozat est une psychothérapeute qui diffuse depuis plus de vingt ans ses théories sur la liberté et le bonheur auquel chaque adulte et chaque enfant peut aspirer.
Son dernier livre «Les Chemins de la joie», aux éditions JC Lattès, explore les fondements de la joie, ses manifestations et la manière de la déclencher, afin d’en remplir son quotidien…

Qu’est-ce que la joie ?

L’émotion du sens de la vie.

L’émotion du sens de la vie. C’est-à-dire ? Vous dites p99 qu’ « avoir tout pour être heureux n’apporte pas de joie ». Alors quels sont les ingrédients de la joie ?

La joie ou l’émotion du sens de la vie se base sur 3 sens :

  1. La notion de signification de la vie ou la connexion avec quelqu’un.

La vie prend son sens lorsque nous signifions quelque chose pour quelqu’un. Par exemple : lorsque quelqu’un avec qui nous avons vécu nous quitte, nous disons souvent « ma vie n’a plus de sens ». Notre vie perd son sens lorsque nous perdons de la connexion.

  1. La notion de direction ou de réalisation de soi.

« Dans quel sens vas-tu ? ». La joie arrive lorsque nous arrivons à répondre à ces questions fondamentales de « Qui suis-je », « Où vais-je ? ». J’aime particulièrement la signification du verbe exister : ex- être vers l’extérieur, ister- être, exister c’est se dresser. Se dresser droit face à ses propres valeurs et se diriger dans sa propre direction.

La réalisation de soi passe aussi par le fait de prouver ses compétences, et passe donc aussi par l’effort absolument nécessaire à la joie.

La simple connexion ne nécessite pas forcément beaucoup d’effort, bien qu’il faille entretenir ses relations, alors que l’effort pour accomplir quelque chose va forcément créer de la joie. Ce qui explique qu’avoir tout pour être heureux ne procure pas forcément de la joie car parfois avoir toutes les conditions requises amène à faire moins d’efforts. Donc on se réalise moins, on éprouve moins son propre corps et la joie de la réussite n’est pas éprouvée. Quand on a déjà tout, il n’y plus rien à courir. Or courir donne de la joie.

  1. La notion sensorielle ou sentir la joie à l’intérieur de soi.

Elle est sans objet. « Je me sens vivre ». Le simple fait de sentir cette vie à l’intérieur nous procure de la joie.

Je souhaiterais revenir sur la question de réussite. Vous dites dans votre livre qu’ «avoir des buts, des objectifs, permet d’éprouver de la joie», pourtant nous connaissons tous des personnes qui réussissent beaucoup de choses et qui pourtant ne sont pas heureux. Alors qu’est-ce que la réussite pour vous ?

La réussite réside dans le sens de l’accomplissement de ses valeurs. Les gens qui réussissent et qui ne sont pas heureux sont des gens qui courent après des objectifs qui ne sont pas les leurs, en réalité. Ce sont des objectifs qui leur ont été fixés par leurs parents, par la société mais ce sont de faux objectifs car ils ne permettent pas le réel accomplissement de soi.

Alors comment peut-on distinguer les vrais des faux objectifs dans ce cas ?

Grâce à la joie ! Si, quand un succès arrive, j’éprouve de la joie, je suis sur le bon chemin, le mien. Si je n’éprouve pas de joie, c’est que je suis en train de marcher sur un chemin que quelqu’un d’autre a tracé pour moi.

Vous dites aussi que parfois l’échec est meilleur que la réussite. Pourriez-vous développer ce point qui nous intéresse tous ?

L’échec est mal vu en France car notre culture met souvent en avant le fait de montrer nos connaissances. D’ailleurs dans une école française nous n’avons le droit de lever la main que si l’on sait la bonne réponse…

Alors que l’échec nous apporte beaucoup ! Que ce soit un échec amoureux ou professionnel cela donne de l’information.

Surtout que parfois l’échec est seulement dû au fait que cela n’était pas notre route. Une partie de notre inconscient nous stoppe car finalement nous nous serions emballés un peu vite dans une histoire qui n’est pas la nôtre. Nous sommes soumis aux critères sociaux, à nos parents, tout un nombre de choses qui ne sont pas « nous ». L’échec nous permet de réaliser que finalement la voie empruntée n’était pas la nôtre.

Une femme m’avait contacté désespérée car elle avait loupé un examen important, un examen d’entrée dans une école de commerce prestigieuse. Alors qu’en lui posant quelques questions, ce n’était pas le rêve de sa vie car elle voulait être… sage-femme ! Elle n’avait pas vu cet échec sous cet angle et elle s’était limitée à se dévaloriser. Le commerce, elle s’était faite à l’idée que c’était pour elle, mais c’était en réalité ses parents qui le souhaitaient !

Donc l’échec peut nous permettre de revenir sur notre propre voie !

Quant au fait que l’échec nous fournisse de l’information, nous avons à apprendre d’un échec amoureux par exemple. Soit la personne ne nous convenait pas, soit cela nous donne de l’information sur nos manques de communication, une mauvaise dynamique de don perpétuel de soi qui a fait partir l’autre… On comprend ce qu’il s’est passé et cela nous enrichit personnellement. Cela nous donne de l’information sur nous-mêmes, les autres, la société… Cela nous permet d’approfondir et de mieux comprendre les lois de la relation…

Vous dites aussi que le stress est « le carburant de la créativité », jusqu’à quel point ?

Jusqu’au moment où le stress nous inhibe. Il y a le bon stress et le mauvais. Le stress est créé par un effort d’adaptation de l’organisme. Pour créer, nous avons besoin de nous adapter donc de stresser.

Le mauvais stress se produit lorsque nous nous déclenchons des réactions de stress majeur là où l’environnement ne le nécessite pas. Le problème est que nous avons conservé nos réactions de stress ancestral qui nous permettaient d’échapper aux tigres à dents de sabres qui nous couraient dessus ! À cette époque c’était utile de sentir toute cette adrénaline, notre cœur qui battait très vite… Aujourd’hui il y a beaucoup moins de tigres qui nous sautent dessus pourtant nous déclenchons un stress intense avec une envie de cogner, de courir ou de se figer totalement disproportionnée. Nous éprouvons cela face à un conjoint, à notre supérieur hiérarchique ou bien même à nos propres enfants.

Vous nous décrivez une expérience de Barbara Rhied, juge d’approbation, qui nous démontre l’impact que notre alimentation a sur notre capacité à être en joie. Est-ce vous pourriez nous expliquer cela ?

On estime de plus en plus que la joie est une émotion, une réaction physiologique qui a besoin de certaines hormones dans notre corps. Nous sommes des êtres électro-physico-chimiques. Nous avons donc besoin de certaines hormones dans notre corps et l’alimentation nous permet, ou non, de synthétiser ces hormones. Le travail de Barbara Ried, et de beaucoup d’autres anglo-saxons, commence à arriver en France.

Il y a un nouveau pan de la psychologie qui se nomme la psycho-nutrition qui permet de mettre en évidence l’impact de l’alimentation sur nos humeurs, notre état intérieur, nos sentiments, nos émotions.

Comment éduquer nos enfants à être en joie ? Quels seraient les grands principes à appliquer pour que nos enfants puissent vivre en harmonie ?

Ne pas les abîmer ! Quand on pense à la joie, instinctivement nous pensons à l’enfance. Par exemple nous voulions organiser un jeu-concours avec des photos qui illustrent la joie : il n’y a eu que des photos d’enfants ! Un enfant qui rit, c’est immédiatement de la joie. Par contre les adultes sont tout de suite… plus tristes.

Une chose intéressante à regarder est lorsqu’un adulte joue avec un enfant : il rit, éprouve de la joie puis d’un seul coup reprend un visage sévère. Pour dire « Maintenant on passe aux choses sérieuses. » Du coup l’enfant est en détresse immédiate, évidemment, et l’adulte ne le comprend pas, estimant que l’enfant n’en a jamais assez. Alors que cela vient de la brusque apparition d’un visage sévère, tout le tonus musculaire s’est effondré.

On ne guérit pas de cela : pour nous, être adulte signifie être quelqu’un de sévère, tandis qu’être enfant signifie être joyeux. Comme si l’adulte n’avait plus le droit d’être joyeux. Il faut supprimer cette croyance et permettre aux enfants de rester joyeux au maximum.

On va cultiver cette joie en leur donnant le maximum de libertés.

La première des libertés est une liberté corporelle : monter au toboggan par n’importe quel morceau du toboggan, en montant aux arbres (on connait aussi aujourd’hui combien monter aux arbres aide au développement du cerveau)… Non seulement cela les rend joyeux sur le moment mais cela décuple aussi les capacités de mémoire, ce qui les aide à mieux faire leurs devoirs après, un bénéfice net pour tout le monde !

Il faut aussi les laisser courir, les laisser marcher aussi, même bébé. Inutile de les enfermer dans des maxi-poussettes, des cosys ou des transats, encore utilisés dans certaines crèches.

Il faut permettre aux enfants d’éprouver leurs corps en ayant un maximum de libertés dans leur vie en général tout en ayant aussi le maximum de connexions. On pense encore que si on laisse les enfants vivre ils vont faire n’importe quoi, n’importe quand.

Non ! Quand il a une véritable liberté, l’enfant poursuit des objectifs et se met à se concentrer pendant des heures sur la même chose. Il s’investit, il apprend, il se développe, il n’y a d’ailleurs aucun problème de « l’enfant roi » ou d’un enfant qui ne pourra pas être canalisé.

Une idée fausse par ailleurs viendrait de la psychanalyse, selon laquelle l’enfant serait habité de pulsions : pulsions sexuelles, pulsions multiples qui nécessiteraient d’y mettre des limites et de les cadrer. Le fantasme de « l’enfant-tyran », de « l’enfant-roi » est étroitement lié à cette théorie psychanalytique.

Si en revanche on évoque la théorie de l’attachement, on voit que l’enfant a des besoins affectifs liés à des besoins de réalisations. Il va souvent se canaliser lui-même. Par exemple il va s’intéresser pendant des semaines à une fleur, chercher à savoir comment cela fonctionne, ce qu’est le pistil… Beaucoup plus d’ailleurs que si on lui fait un cours en classe sur ce sujet !

La joie se situe dans l’émotion de l’apprentissage, alors que nous, adultes, considérons que l’apprentissage « c’est normal » et que « c’est un mauvais moment à passer ». En réalité tous les adultes éprouvent beaucoup de plaisir à apprendre. Et les enfants de même !

Le seul moment où nous n’éprouvons pas de plaisir à apprendre est lorsqu’on nous y oblige, qu’il y a des contraintes d’horaires ou de dynamique. C’est donc l’école qui pose problème, telle qu’elle est conçue aujourd’hui dans sa majorité, mis à part certaines écoles. Elle est tellement synonyme de contraintes que cela efface le plaisir d’apprendre.

Les écoles aujourd’hui où les enfants sont heureux, où l’on a réaménagé la scolarité, seraient quels types d’écoles à votre avis ?

Toutes les écoles qui fonctionnent bien et qui rendent les enfants heureux sont celles où il y a beaucoup de libertés : où l’on a fait éclater les emplois du temps, où il n’y a plus une heure de maths, une heure de français, une de ceci puis une heure de cela. Des contraintes qui induisent de l’ennui et de la souffrance qui ont été suffisamment démontrés.

Il suffit que l’on supprime ces petites tranches, quelle que soit la pédagogie (Montessori, expérience du collège Anne Franck…). Toutes les écoles qui ont décloisonné les apprentissages, où les enfants choisissent d’avantage et surtout profitent de longues plages de temps pour apprendre, donnent de meilleurs résultats.

Je vous remercie Isabelle.

Si cet article vous a plu, partagez-le ! 😉

À méditer

Pensée de la semaine

À méditer

Ne donnez pas plus d’importance aux choses qu’aux valeurs humaines, qu’à votre travail, à votre liberté et à la nature.
Rangez le désordre chez vous, jetez, donnez ou vendez ce que vous n’utilisez pas, ou ce qui vous laisse un mauvais souvenir, quelqu’un d’autre l’appréciera certainement plus que vous ! 😉
Faites de l’argent votre esclave et non l’inverse, économisez vos sous, évitez les crédits, sauf pour acheter votre maison, ne vivez pas au dessus de vos moyens, vous serez ainsi plus serein et plus libre d’être celui que vous avez envie d’être.
Préférez le cash au chéquier et à la carte bleu pour les dépenses quotidiennes.
Et puis lisez « l’art de la simplicité » de Dominique Loreau pour vous familiariser avec les vertus de la frugalité.

Tony Robbins: Pourquoi nous faisons ce que nous faisons

La force de l’intention

Tony Robbins, auteur et coach en développement personnel, est une véritable source d’inspiration pour beaucoup de gens dans le monde. Il a une énergie incroyable, je vous recommande de lire son livre « l’éveil de votre puissance intérieure », un must read !

Dans cette vidéo il décrit comment notre intention, nos émotions, nos choix, nos décisions déterminent notre vie.

Il est tout simplement inspirant ! J’adore!!!

Il parle un peu vite…mais bon c’est tellement utile que je vous invite à l’apprécier jusqu’au bout ! 😉

Bon visionnage !