Angelina Jolie, to be of use

Être utile aux autres !

La philanthrope et avocate de la cause des femmes dans le monde Angelina Jolie nous rappelle dans ce magnifique discours le pourquoi de notre existence sur cette terre.

En voici un extrait :
« Ma mère m’a transmis que ma vie ne signifierait rien si elle n’était pas utile pour les autres. Pendant très longtemps, je ne savais pas ce que cela voulait dire.
Jeune, je n’étais préoccupée que par mes propres expériences, mes propres douleurs. Ce ne fut que lorsque j’ai commencé à voyager et à sortir de chez moi que j’ai compris la responsabilité que j’avais vis à vis des autres.
Quand j’ai rencontré des victimes de la guerre, de la famine ou de viol, j’ai appris ce qu’était la vie pour la plupart des gens dans ce monde, et la chance que j’avais d’avoir de la nourriture à manger, un toit au-dessus de ma tête, un endroit sûr pour vivre, et la joie d’avoir ma famille en sécurité et heureuse …. J’ai compris alors ce que ma mère voulait dire par « être utile »et faire du mieux que je peux dans cette vie pour être utile aux autres. »

Le pardon

Pourquoi pardonner ?

« Le pardon libère l’âme, il fait disparaître la peur. C’est pourquoi le pardon est une arme si puissante » Nelson Mandela.

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À l’occasion de la 4e édition des journées du Pardon qui auront lieu du 29 oct. au 1er nov 2016, Olivier Clerc nous éclaire sur la puissance du pardon.

  • Olivier Clerc, qu’est-ce que le pardon ? 

Bonne question ! C’est en effet un terme dont la définition varie énormément d’une personne à l’autre, selon l’éducation que l’on a reçue (religieuse, laïque, psy, etc.). Pour faire simple, j’ai pour habitude de dire que « le pardon, c’est la guérison des blessures du cœur ». C’est le moyen de sortir de la rancune, de la haine, de l’envie de vengeance. C’est donc ce qui permet de revivre, d’aimer à nouveau. Cela n’implique pas obligatoirement l’adhésion à une religion ou une voie spirituelle, même si cela peut aussi se faire dans ce contexte, bien entendu.

Autrement dit, le pardon c’est d’abord un cadeau que l’on se fait à soi-même. Alors qu’à l’inverse, ne pas arriver à pardonner, c’est se condamner soi-même à souffrir et même à se rendre malade, puisqu’il y a désormais des études statistiques, menées notamment à l’université de Stanford par le Dr Fred Luskin, qui montrent que les personnes qui ne pardonnent pas développent tout un éventail de pathologies (y compris des cancers) et ont en moyenne une durée de vie de 5 à 6 ans plus courte que les autres.

  • Il s’agit donc de pardonner  pour vivre mieux ?

Pour te répondre, j’ai envie de citer « Shantaram », ce formidable roman autobiographique, gros best-seller mondial, qui commence d’ailleurs par un paragraphe sur le pardon, de toute beauté. L’auteur, Gregory David Roberts, écrit à la fin du chapitre 17 : « C’est le pardon qui fait de nous ce que nous sommes. Sans le pardon, l’espèce humaine se serait annihilée dans des châtiments sans fin. Sans le pardon, il n’y aurait pas d’histoire. Sans cet espoir, il n’y aurait pas d’art, car toute œuvre d’art est d’une certaine manière un acte de pardon. Sans ce rêve, il n’y aurait pas d’amour, car tout acte d’amour est en partie une promesse de pardon. Nous continuons à vivre parce que nous pouvons aimer, et nous aimons parce que nous pouvons pardonner. » Magnifique, n’est-ce pas ?

Il suffit de lire les journaux pour voir à quoi conduit l’incapacité à pardonner. Mais j’ajoute aussitôt que pardonner ne veut pas dire cautionner : le pardon n’a pas vocation à nous rendre stupides, ni à nous mettre en danger. On peut pardonner… et intenter un procès s’il le faut. Mais sans haine. Parce que c’est juste. Parce que celui qui a enfreint la loi doit être confronté aux conséquences de ses actes. Le pardon n’est pas un acte de faiblesse.

  • Pardonner, est-ce oublier ?

J’ai traité cette question importante dans mon dernier livre, Peut-on tout pardonner ? (Eyrolles, 2015). Pour résumer, tout est affaire de discernement. Entretenir la mémoire de ce qui est arrivé de façon morbide peut faire obstacle au pardon, empêcher la cicatrisation de nos plaies, puisqu’on les exhibe à chaque instant. Mais, à l’inverse, oublier l’offense trop rapidement peut nous rendre inconscients, imprudents, et nous valoir de nouveaux ennuis. Jacques Chirac disait : « Je ne suis pas rancunier… mais je ne suis pas amnésique non plus ! ». On peut pardonner avec le cœur, tout en gardant en tête ce qui a été fait pour en tirer d’utiles leçons. Le véritable enjeu, c’est de parvenir à se libérer de la charge émotionnelle négative que contiennent certains souvenirs, plutôt que de les refouler et de tout oublier.

  • Peut-on tout pardonner ?

C’est sans doute la question qu’on m’a posée le plus souvent, depuis que je suis dans ce domaine. Voilà pourquoi j’en ai fait le titre de mon dernier livre. Le cheminement que je fais faire à mes lecteurs dans ces pages aboutit – attention, spoiler ! – à la conclusion que la question est en réalité mal posée ou, si tu veux, qu’elle reflète une ancienne manière de considérer le pardon : un pardon centré sur l’autre, notamment. Du coup, plutôt que d’y répondre par « oui » ou par « non », je propose deux autres questions à mes lecteurs, qui sont à mon avis celles qui nous importent vraiment.

La première, c’est : « Est-ce que je peux guérir ? ». Autrement dit, après avoir vécu ce que j’ai vécu, après les traumatismes, les souffrances que j’ai connues, est-ce que je vais pouvoir revivre, serai-je capable d’aimer à nouveau ? C’est l’écho de la question que se pose toute personne atteinte dans son intégrité physique, à cause d’une grave maladie ou d’un accident : est-ce que je vais vivre ? est-ce que je vais remarcher, etc. ?

Cette première question nous concerne nous-mêmes. Elle s’accompagne d’une autre question qui vise cette fois la ou les personnes qui nous ont fait du tort : qu’est-il juste que je fasse par rapport à elle/eux ? Est-ce qu’une réconciliation est envisageable ? Ou dois-je plutôt mettre un terme à cette relation (mais sans haine, si j’ai fait œuvre de pardon) ? Ou faut-il carrément déposer plainte au commissariat (mais aussi le cœur en paix) ?

Ces deux questions permettent de faire une double distinction entre ce qui se passe dans mon cœur et dans ma tête, et entre ce à quoi j’aspire pour moi (le pardon) et ce qu’appellent au besoin les actes de l’autre (la justice).

  • Comment pardonner à quelqu’un ?

C’est justement pour fournir une multitude de réponses à cette question que j’ai créé les Journées du Pardon avec mon épouse, Annabelle, en 2012. J’ai la chance d’avoir moi-même reçu un formidable moyen de cheminement vers le pardon, lors de ma rencontre avec Miguel Ruiz au Mexique, en 1999, après avoir traduit et publié son best-seller mondial, « Les quatre accords toltèques ». Mais il n’y a pas plus de panacées en matière de guérison du cœur que pour la guérison du corps. Ce qui marche pour toi ne marche pas forcément pour moi ; ce qui nous convenait hier ne nous convient peut-être plus aujourd’hui. D’où ce grand « menu dégustation » que sont les Journées du Pardon : il y a du sucré, du salé, de l’épicé, de l’amer, du cru, du cuit, pour tous les goûts ! L’idée est que chacun trouve au moins un outil, une approche, un moyen de s’avancer sur les voies du pardon qui sont libératrices. Et puis, c’est aussi un moyen de sortir des querelles de clocher : d’apprendre à travailler tous ensemble au service d’une même cause, même si nos approches diffèrent !

  • À qui s’adressent ces journées du pardon ?

À tout le monde, ou du moins à tous ceux et celles qui ont envie de faire un bout de chemin vers cette guérison du cœur. Il n’y a pas de prérequis. Qu’on soit religieux ou laïc, branché spiritualité ou non, chacun peut trouver chaussure à son pied à ces journées. Après, c’est affaire de sensibilité, d’envie, d’affinité, comme toujours. Mais de notre côté, nous avons voulu cet événement libre de tout dogme ou idéologie, donc très pluriel dans sa mise en œuvre et dans la diversité de ses intervenants, comme le reflètent les programmes des trois premières éditions.

Nous avons ainsi eu la chance et le bonheur d’accueillir des gens aussi différents que Jacques Lecomte, Valérie Tong Cuong, Marguerite Kardos, Maria-Elisa Hurtado-Graciet, Colin Tipping (US), Pierre Pradervand (Suisse), Phakyab Rinpoché (Tibet), Jean-Paul Samputu (Rwanda), Ginn Fourrie (Afrique du Sud), Michal Pundak Sagie (Israël) et Bassam Aramin (Palestine), et de nombreux autres.

A savoir : les 6 plénières des Journées 2015 ont été filmées et sont visibles en vidéo ici : C’est une bonne manière d’avoir un aperçu de ce que nous y vivons !

Merci Olivier Clerc 😉

Si vous souhaitez participer aux journées du pardon c’est ici !

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Manger healthy à petit prix !

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En descendant la rue Lafayette, j’observe une plaque avec inscrit « le centre de naturopathie ». Je suis curieuse, je sonne, je rentre, je traverse une jolie cour intérieure et là j’arrive dans un petit havre de paix, où l’on peut manger healthy pour seulement 10€.

Le menu unique préparé avec amour par Katarina, une naturo, est 100% végétalien et bio.

J’ai adoré, depuis j’y retourne au moins 1 à 2 fois par semaine seule ou avec des amies.

Le centre naturo c’est aussi un sauna et des massages que je n’ai pas encore testés mais cela ne saurait tarder ! 😉

L’ adresse : Centre de naturopathie

83, bis rue La Fayette (IXe). Tél.: 01 42 85 70 58.

Cultivons la joie : entretien avec Isabelle Filliozat

 

Les chemins de la joie : Soyons nous-mêmes, soyons libres, soyons joyeux !

Entretien avec Isabelle Filliozat.

Isabelle Filliozat

Isabelle Filliozat est une psychothérapeute qui diffuse depuis plus de vingt ans ses théories sur la liberté et le bonheur auquel chaque adulte et chaque enfant peut aspirer.
Son dernier livre «Les Chemins de la joie», aux éditions JC Lattès, explore les fondements de la joie, ses manifestations et la manière de la déclencher, afin d’en remplir son quotidien…

Qu’est-ce que la joie ?

L’émotion du sens de la vie.

L’émotion du sens de la vie. C’est-à-dire ? Vous dites p99 qu’ « avoir tout pour être heureux n’apporte pas de joie ». Alors quels sont les ingrédients de la joie ?

La joie ou l’émotion du sens de la vie se base sur 3 sens :

  1. La notion de signification de la vie ou la connexion avec quelqu’un.

La vie prend son sens lorsque nous signifions quelque chose pour quelqu’un. Par exemple : lorsque quelqu’un avec qui nous avons vécu nous quitte, nous disons souvent « ma vie n’a plus de sens ». Notre vie perd son sens lorsque nous perdons de la connexion.

  1. La notion de direction ou de réalisation de soi.

« Dans quel sens vas-tu ? ». La joie arrive lorsque nous arrivons à répondre à ces questions fondamentales de « Qui suis-je », « Où vais-je ? ». J’aime particulièrement la signification du verbe exister : ex- être vers l’extérieur, ister- être, exister c’est se dresser. Se dresser droit face à ses propres valeurs et se diriger dans sa propre direction.

La réalisation de soi passe aussi par le fait de prouver ses compétences, et passe donc aussi par l’effort absolument nécessaire à la joie.

La simple connexion ne nécessite pas forcément beaucoup d’effort, bien qu’il faille entretenir ses relations, alors que l’effort pour accomplir quelque chose va forcément créer de la joie. Ce qui explique qu’avoir tout pour être heureux ne procure pas forcément de la joie car parfois avoir toutes les conditions requises amène à faire moins d’efforts. Donc on se réalise moins, on éprouve moins son propre corps et la joie de la réussite n’est pas éprouvée. Quand on a déjà tout, il n’y plus rien à courir. Or courir donne de la joie.

  1. La notion sensorielle ou sentir la joie à l’intérieur de soi.

Elle est sans objet. « Je me sens vivre ». Le simple fait de sentir cette vie à l’intérieur nous procure de la joie.

Je souhaiterais revenir sur la question de réussite. Vous dites dans votre livre qu’ «avoir des buts, des objectifs, permet d’éprouver de la joie», pourtant nous connaissons tous des personnes qui réussissent beaucoup de choses et qui pourtant ne sont pas heureux. Alors qu’est-ce que la réussite pour vous ?

La réussite réside dans le sens de l’accomplissement de ses valeurs. Les gens qui réussissent et qui ne sont pas heureux sont des gens qui courent après des objectifs qui ne sont pas les leurs, en réalité. Ce sont des objectifs qui leur ont été fixés par leurs parents, par la société mais ce sont de faux objectifs car ils ne permettent pas le réel accomplissement de soi.

Alors comment peut-on distinguer les vrais des faux objectifs dans ce cas ?

Grâce à la joie ! Si, quand un succès arrive, j’éprouve de la joie, je suis sur le bon chemin, le mien. Si je n’éprouve pas de joie, c’est que je suis en train de marcher sur un chemin que quelqu’un d’autre a tracé pour moi.

Vous dites aussi que parfois l’échec est meilleur que la réussite. Pourriez-vous développer ce point qui nous intéresse tous ?

L’échec est mal vu en France car notre culture met souvent en avant le fait de montrer nos connaissances. D’ailleurs dans une école française nous n’avons le droit de lever la main que si l’on sait la bonne réponse…

Alors que l’échec nous apporte beaucoup ! Que ce soit un échec amoureux ou professionnel cela donne de l’information.

Surtout que parfois l’échec est seulement dû au fait que cela n’était pas notre route. Une partie de notre inconscient nous stoppe car finalement nous nous serions emballés un peu vite dans une histoire qui n’est pas la nôtre. Nous sommes soumis aux critères sociaux, à nos parents, tout un nombre de choses qui ne sont pas « nous ». L’échec nous permet de réaliser que finalement la voie empruntée n’était pas la nôtre.

Une femme m’avait contacté désespérée car elle avait loupé un examen important, un examen d’entrée dans une école de commerce prestigieuse. Alors qu’en lui posant quelques questions, ce n’était pas le rêve de sa vie car elle voulait être… sage-femme ! Elle n’avait pas vu cet échec sous cet angle et elle s’était limitée à se dévaloriser. Le commerce, elle s’était faite à l’idée que c’était pour elle, mais c’était en réalité ses parents qui le souhaitaient !

Donc l’échec peut nous permettre de revenir sur notre propre voie !

Quant au fait que l’échec nous fournisse de l’information, nous avons à apprendre d’un échec amoureux par exemple. Soit la personne ne nous convenait pas, soit cela nous donne de l’information sur nos manques de communication, une mauvaise dynamique de don perpétuel de soi qui a fait partir l’autre… On comprend ce qu’il s’est passé et cela nous enrichit personnellement. Cela nous donne de l’information sur nous-mêmes, les autres, la société… Cela nous permet d’approfondir et de mieux comprendre les lois de la relation…

Vous dites aussi que le stress est « le carburant de la créativité », jusqu’à quel point ?

Jusqu’au moment où le stress nous inhibe. Il y a le bon stress et le mauvais. Le stress est créé par un effort d’adaptation de l’organisme. Pour créer, nous avons besoin de nous adapter donc de stresser.

Le mauvais stress se produit lorsque nous nous déclenchons des réactions de stress majeur là où l’environnement ne le nécessite pas. Le problème est que nous avons conservé nos réactions de stress ancestral qui nous permettaient d’échapper aux tigres à dents de sabres qui nous couraient dessus ! À cette époque c’était utile de sentir toute cette adrénaline, notre cœur qui battait très vite… Aujourd’hui il y a beaucoup moins de tigres qui nous sautent dessus pourtant nous déclenchons un stress intense avec une envie de cogner, de courir ou de se figer totalement disproportionnée. Nous éprouvons cela face à un conjoint, à notre supérieur hiérarchique ou bien même à nos propres enfants.

Vous nous décrivez une expérience de Barbara Rhied, juge d’approbation, qui nous démontre l’impact que notre alimentation a sur notre capacité à être en joie. Est-ce vous pourriez nous expliquer cela ?

On estime de plus en plus que la joie est une émotion, une réaction physiologique qui a besoin de certaines hormones dans notre corps. Nous sommes des êtres électro-physico-chimiques. Nous avons donc besoin de certaines hormones dans notre corps et l’alimentation nous permet, ou non, de synthétiser ces hormones. Le travail de Barbara Ried, et de beaucoup d’autres anglo-saxons, commence à arriver en France.

Il y a un nouveau pan de la psychologie qui se nomme la psycho-nutrition qui permet de mettre en évidence l’impact de l’alimentation sur nos humeurs, notre état intérieur, nos sentiments, nos émotions.

Comment éduquer nos enfants à être en joie ? Quels seraient les grands principes à appliquer pour que nos enfants puissent vivre en harmonie ?

Ne pas les abîmer ! Quand on pense à la joie, instinctivement nous pensons à l’enfance. Par exemple nous voulions organiser un jeu-concours avec des photos qui illustrent la joie : il n’y a eu que des photos d’enfants ! Un enfant qui rit, c’est immédiatement de la joie. Par contre les adultes sont tout de suite… plus tristes.

Une chose intéressante à regarder est lorsqu’un adulte joue avec un enfant : il rit, éprouve de la joie puis d’un seul coup reprend un visage sévère. Pour dire « Maintenant on passe aux choses sérieuses. » Du coup l’enfant est en détresse immédiate, évidemment, et l’adulte ne le comprend pas, estimant que l’enfant n’en a jamais assez. Alors que cela vient de la brusque apparition d’un visage sévère, tout le tonus musculaire s’est effondré.

On ne guérit pas de cela : pour nous, être adulte signifie être quelqu’un de sévère, tandis qu’être enfant signifie être joyeux. Comme si l’adulte n’avait plus le droit d’être joyeux. Il faut supprimer cette croyance et permettre aux enfants de rester joyeux au maximum.

On va cultiver cette joie en leur donnant le maximum de libertés.

La première des libertés est une liberté corporelle : monter au toboggan par n’importe quel morceau du toboggan, en montant aux arbres (on connait aussi aujourd’hui combien monter aux arbres aide au développement du cerveau)… Non seulement cela les rend joyeux sur le moment mais cela décuple aussi les capacités de mémoire, ce qui les aide à mieux faire leurs devoirs après, un bénéfice net pour tout le monde !

Il faut aussi les laisser courir, les laisser marcher aussi, même bébé. Inutile de les enfermer dans des maxi-poussettes, des cosys ou des transats, encore utilisés dans certaines crèches.

Il faut permettre aux enfants d’éprouver leurs corps en ayant un maximum de libertés dans leur vie en général tout en ayant aussi le maximum de connexions. On pense encore que si on laisse les enfants vivre ils vont faire n’importe quoi, n’importe quand.

Non ! Quand il a une véritable liberté, l’enfant poursuit des objectifs et se met à se concentrer pendant des heures sur la même chose. Il s’investit, il apprend, il se développe, il n’y a d’ailleurs aucun problème de « l’enfant roi » ou d’un enfant qui ne pourra pas être canalisé.

Une idée fausse par ailleurs viendrait de la psychanalyse, selon laquelle l’enfant serait habité de pulsions : pulsions sexuelles, pulsions multiples qui nécessiteraient d’y mettre des limites et de les cadrer. Le fantasme de « l’enfant-tyran », de « l’enfant-roi » est étroitement lié à cette théorie psychanalytique.

Si en revanche on évoque la théorie de l’attachement, on voit que l’enfant a des besoins affectifs liés à des besoins de réalisations. Il va souvent se canaliser lui-même. Par exemple il va s’intéresser pendant des semaines à une fleur, chercher à savoir comment cela fonctionne, ce qu’est le pistil… Beaucoup plus d’ailleurs que si on lui fait un cours en classe sur ce sujet !

La joie se situe dans l’émotion de l’apprentissage, alors que nous, adultes, considérons que l’apprentissage « c’est normal » et que « c’est un mauvais moment à passer ». En réalité tous les adultes éprouvent beaucoup de plaisir à apprendre. Et les enfants de même !

Le seul moment où nous n’éprouvons pas de plaisir à apprendre est lorsqu’on nous y oblige, qu’il y a des contraintes d’horaires ou de dynamique. C’est donc l’école qui pose problème, telle qu’elle est conçue aujourd’hui dans sa majorité, mis à part certaines écoles. Elle est tellement synonyme de contraintes que cela efface le plaisir d’apprendre.

Les écoles aujourd’hui où les enfants sont heureux, où l’on a réaménagé la scolarité, seraient quels types d’écoles à votre avis ?

Toutes les écoles qui fonctionnent bien et qui rendent les enfants heureux sont celles où il y a beaucoup de libertés : où l’on a fait éclater les emplois du temps, où il n’y a plus une heure de maths, une heure de français, une de ceci puis une heure de cela. Des contraintes qui induisent de l’ennui et de la souffrance qui ont été suffisamment démontrés.

Il suffit que l’on supprime ces petites tranches, quelle que soit la pédagogie (Montessori, expérience du collège Anne Franck…). Toutes les écoles qui ont décloisonné les apprentissages, où les enfants choisissent d’avantage et surtout profitent de longues plages de temps pour apprendre, donnent de meilleurs résultats.

Je vous remercie Isabelle.

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À méditer

Pensée de la semaine

À méditer

Ne donnez pas plus d’importance aux choses qu’aux valeurs humaines, qu’à votre travail, à votre liberté et à la nature.
Rangez le désordre chez vous, jetez, donnez ou vendez ce que vous n’utilisez pas, ou ce qui vous laisse un mauvais souvenir, quelqu’un d’autre l’appréciera certainement plus que vous ! 😉
Faites de l’argent votre esclave et non l’inverse, économisez vos sous, évitez les crédits, sauf pour acheter votre maison, ne vivez pas au dessus de vos moyens, vous serez ainsi plus serein et plus libre d’être celui que vous avez envie d’être.
Préférez le cash au chéquier et à la carte bleu pour les dépenses quotidiennes.
Et puis lisez « l’art de la simplicité » de Dominique Loreau pour vous familiariser avec les vertus de la frugalité.

Tony Robbins: Pourquoi nous faisons ce que nous faisons

La force de l’intention

Tony Robbins, auteur et coach en développement personnel, est une véritable source d’inspiration pour beaucoup de gens dans le monde. Il a une énergie incroyable, je vous recommande de lire son livre « l’éveil de votre puissance intérieure », un must read !

Dans cette vidéo il décrit comment notre intention, nos émotions, nos choix, nos décisions déterminent notre vie.

Il est tout simplement inspirant ! J’adore!!!

Il parle un peu vite…mais bon c’est tellement utile que je vous invite à l’apprécier jusqu’au bout ! 😉

Bon visionnage !

Devenez l’as des sas ou comment décompresser avec Olivier Clerc

oc2Devenez l’as des sas !

Dans les profondeurs océaniques, lorsqu’on veut sortir d’un sous-marin ou y rentrer, il est indispensable de passer par un espace intermédiaire entre le milieu aquatique et le milieu aérien : le sas. C’est là, dans cet entre-deux, qu’on enfile ou retire masque, bonbonnes et palmes, tandis que ce lieu hermétiquement fermé se vide progressivement de son air pour se remplir d’eau (ou l’inverse au retour).

Le sas est la métaphore parfaite de toute transition. Ses trois lettres évoquent d’ailleurs ses trois étapes : l’état initial, la transformation intermédiaire, et l’état final.

Des transitions, justement, nos vies en sont constamment ponctuées. Il y en a des mineures : s’endormir ou s’éveiller, passer de la maison au travail ou l’inverse, partir en vacances ou reprendre le travail. Il en existe aussi de plus importantes : vivre une rupture amoureuse ; quitter un emploi ou en reprendre un nouveau ; ou encore passer d’un parent à l’autre en garde alternée, pour certains enfants. Et puis, il y a ces transitions majeures que sont un grave accident, un deuil, une émigration.

Notre difficulté à traverser la plupart des transitions que nous vivons tient à ce que nous ne savons pas prévoir un sas adapté à chaque fois : du coup, nous passons brutalement d’un état à un autre, sans avoir le temps de nous y adapter. Les rituels religieux peuvent jouer ce rôle de sas pour certains – il en existe pour tous les changements majeurs de la vie – mais notre société laïque requiert des solutions accessibles à chacun.

Le principe du sas est simple : il s’agit de vous réserver un temps d’adaptation, de transformation, entre deux états successifs différents.

Au coucher, par exemple, un sas de quelques minutes peut être consacré à faire le bilan de votre journée, à méditer un moment, à laisser les soucis de la journée avant de plonger dans un sommeil réparateur. De même, au lever, un bref sas au réveil – qui peut être l’occasion de dire merci pour la vie qui vous est donnée, pour imprimer une énergie positive à la journée qui s’annonce – peut totalement transformer votre manière de vivre cette journée, au lieu de tout de suite vous laisser assaillir par le stress, les enfants, les rendez-vous en attente.

De manière analogue, pour éviter d’emporter chez vous l’énergie, le speed et le stress de votre milieu professionnel, il vaut mieux vous créer un sas où changer vos vêtements de super-héros du travail contre la tenue de parent disponible : à défaut de cabine téléphonique (!), certains utilisent spontanément le temps de trajet pour faire cette coupure, d’autres vont marcher un moment ou encore boire un verre au bistrot du coin, avant de retrouver les leurs.

Pour les enfants en garde alternée, si un parent les dépose le lundi matin à l’école et que l’autre les récupère le soir pour la semaine (au lieu de faire l’échange en direct le dimanche), ils ont toute la journée en classe pour faire office de sas entre leurs deux parents, avant de rejoindre un domicile dont l’énergie et la dynamique sont différentes du précédent. C’est d’autant plus efficace si on leur explique ce qu’est un sas, à quoi ça sert, si on les aide à vivre cette transformation hebdomadaire qu’ils traversent.

À la fin de longues vacances, il vaut mieux rentrer le samedi et se laisser tout le lendemain comme sas, pour atterrir en douceur et se préparer à la rentrée, que d’arriver chez soi le dimanche soir et de retrouver l’école ou le travail sans aucun espace de transition : ça évite de prendre son prof ou son patron pour le mono de la station de ski ou pour le prof de surf, et surtout ça empêche un télescopage violent entre deux situations très différentes.

Les changements mineurs exigent en général un sas de courte durée. Les grandes transitions, elles, peuvent requérir des sas de plusieurs jours, semaines ou mois, comme lors d’un deuil. Une chose est sûre : à vouloir soi-disant « gagner du temps » en ne mettant pas en place ces sas, en passant trop vite à l’étape suivante, on finit toujours par en perdre beaucoup à gérer ensuite les conséquences fâcheuses d’une transition ratée.

Alors, essayez, identifiez les transitions petites et grandes qui jalonnent votre vie et utilisez votre créativité pour vous inventer les sas adaptés à chacune : loin de redouter les changements, comme tant de gens, vous les épouserez désormais d’autant plus volontiers que vous vous saurez capable d’en franchir à votre rythme les trois étapes successives.

Bonnes transitions à vous !

Olivier Clerc

Pour aller plus loin : Lâche ton trapèze et attrape le suivant ! Bien réussir les transitions de la vie, O. Clerc, Eyrolles 2014.

Marche en maître

Marche en maître !Marche en maître pas en esclave !

Beaucoup d’entres-nous se résignent à n’être, toute leur vie, que ce que les autres ont décidé qu’ils seront ; ils mènent une vie qui ne leur appartient pas, une vie que les autres, ou les « hasards » liés à la naissance ont tracé pour eux. Ils se perdent. Par peur sans doute. Par paresse peut-être.

Cette vie qu’ils n’ont pas choisie les conduit inconsciemment dans les méandres de l’égoïsme, l’amertume, la jalousie ou la haine de soi et donc de l’autre. Le monde en est rempli ! Quelle tristesse !!!

Vous qui me lisez,

Si vous ne faites que critiquer, vous indigner ou protester…

Si vous vous contentez de réclamer ou d’attendre une quelconque protection de la société, des politiques ou des autres…

Si vous mettez votre malheur sur le dos du hasard, de vos origines, de votre famille, de vos amis, de vos voisins, de la société…

Si vous pensez que vous n’avez aucun pouvoir sur l’essentiel de ce qui fait votre vie…

… alors vous vivez une vie d’esclave ! Vous ne réaliserez pas vos rêves, vous ne deviendrez pas l’architecte, le musicien, l’écrivain, l’artisan, le pâtissier, le médecin, l’entrepreneur… que vous avez rêvé d’être.

Je vous le dis ici, votre vie, votre bonheur est entre vos seules mains ! Vous seul avez le pouvoir d’éclaircir votre quotidien.

Libérez vous, reprenez le pouvoir, agissez comme si rien ne vous était impossible.

Soyez audacieux, faites vos erreurs, vivez vos expériences, ayez le courage de vous remettre en question, d’entreprendre, et de vivre libre !

Vous avez un génie en vous, une personne intelligente qui aime apprendre, enseigner, chanter, danser, peindre, sculpter, créer… et stimuler son esprit.

Prenez du temps pour les activités, les relations qui comptent beaucoup pour vous.

En agissant ainsi, vous vous donnerez de l’amour et l’amour appelle la joie et la joie appelle la réussite et pourquoi pas le succès ! 🙂

J’ai peur me direz-vous ! Tout le monde a peur, c’est naturel et normal ! Mais ces peurs ne doivent pas vous asservir.

Prenez du recul, dorlotez-vous, valorisez vous, soyez présent pour vous même. Personne ne sait mieux que vous ce qui peut vous rendre heureux.

Vous avez le pouvoir de changer radicalement votre destin, et par ricochet celui des vos proches et amis et des générations à venir.
Prenez le pouvoir sur votre vie, indépendamment de l’hypothétique action des autres.

Acceptez et appréciez cette responsabilité.

Marchez en maître, pas en esclave !

Découvrez les cures détox

Découvrez les cures détox

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Pourquoi faire une détox ?

On pense souvent aux maladies de carences mais trop peu de personnes connaissent en naturopathie la toxémie qui n’est autre qu’une surcharge de toxines ou encrassement de l’organisme qui génère de nombreux problèmes de santé. La suralimentation et l’alimentation déséquilibrée (trop riche en sucres, sels, farines, huiles raffinées et produits laitiers) en sont la cause.

Outre le jeûne ou la diète au bouillon de légumes, une cure détox, moins contraignante, permet aussi à l’organisme d’éliminer ces toxines. Une détox à base de jus de fruits de saison et de graines germées le matin, de jus de légumes à midi et de bouillon léger le soir, le tout accompagné d’infusions drainantes.

L’avantage d’une détox, c’est que nous permettons à notre corps de rester en situation nutritionnelle tout en économisant de l’énergie sur les fonctions d’absorption, de digestion et d’assimilation, réduisant ainsi la toxémie et recréant en nous un potentiel d’énergie physique et mentale. Il est conseillé de réduire progressivement son alimentation et de ne consommer que des fruits, des légumes, des poissons et des œufs quelques jours avant de commencer la cure détox.

On privilégiera les cures de jus et bouillons de légumes au printemps, et de raisins en septembre.

Un lavement rectal à l’eau légèrement salée, pour ceux qui le souhaitent, permettra le premier jour d’activer l’élimination des matières fécales qui risquent de stagner dans l’intestin, le bol alimentaire étant réduit.

Quelles sont les bienfaits d’une bonne détox ?

1. NETTOYER

En drainant les toxines vers l’extérieur par les différents organes émonctoires, foie, intestins, reins, poumons, et peau comme suit :

  • Stimulez les fonctions hépato-biliaires avec une ampoule de radis noir/jour et des infusions de romarin et artichaut
  • Boire 1 l d’eau tiède citronnée /jour
  • Assainissez l’intestin avec un composé de pectine de pommes, de céréales fermentées et de psyllium (léger laxatif) qui favorise la détoxication
  • Nettoyez le filtre rénal avec l’incontournable pissenlit (infusion ou gouttes en phytothérapie)
  • Eliminez au niveau des poumons les déchets gazeux et colles grâce à la marche active, la respiration consciente et l’oxygénation
  • Activez l’émonctoire peau : double porte de sortie qui rejette les déchets colloïdaux et acides par des séances sauna ou hammam

Pendant combien de temps ?  Idéalement une semaine mais quatre jours peuvent suffire…

2. RÉEQUILIBRER la flore intestinale et l’équilibre acido-basique
  • En respectant les règles d’associations alimentaires (voir la roue alimentaire ici)
  • En privilégiant une alimentation essentiellement végétale durant la cure pour stabiliser l’équilibre acido-basique
3. REVITALISER
  • L’absorption des nutriments sera meilleure au niveau des cellules détoxinées
  • Sur le plan alimentaire, graines germées, et jus permettront d’optimiser l’apport nutritionnel
  • Le green magma (jus d’herbe d’orge) est également fort intéressant par sa concentration nutritive
  • L’ergybiol sera une excellente source de minéraux et oligoéléments
  • L’acérola apportera la précieuse vitamine C
  • L’exposition au soleil souvent mais peu de temps apportera vitamine D qui permettra une meilleure fixation du calcium
4. STABILISER
  • Faire de l’exercice physique et mettre en place un bon plan anti-stress (relaxation massage)
  • Un sommeil régulier (repas du soir léger) accentuera les bienfaits de la cure
  • Adopter une alimentation vivante riche en graines germées, légumes crus (plus en été qu’en hiver), céréales non glutineuses (riz, mais, quinoa, millet, sarrazin) et protéines végétales et animales de qualité peu cuites (vapeur) + suppression des produits laitiers (principalement ceux issu de la vache) vous permettra de rester en forme
  • Boire une eau type Mont-roucous, Volvic ou Montcalm

Cette cure monodiète végétale vous permettra de vous désaccoutumer du sucre « véritable mal du siècle » et d’établir une relation avec la nourriture plus saine.

A vous la santé, la vitalité, le teint clair, la minceur, et la joie de vivre !!!

Merci à Françoise JADAS, Bionutritionniste Naturopathe

Pour aller plus loin : http://www.francoisejadas.fr/

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La roue alimentaire

Hygiène nutritionnelle : Les associations alimentaires

alimentaire

Les grandes familles alimentaires que sont les protéines, les farineux-amidons et les fruits se digèrent de manière très différente, tant au niveau de l’acidité nécessaire, que du lieu ou du temps de digestion.

Sont incompatibles:

MIEL, MELON, PASTEQUE doivent être consommés seuls et loin des repas.

Les FRUITS CRUS et le repas habituel. Il est préférable de les consommer seuls entre les repas.
Cuits, ils peut être envisagé de les consommer en fin de repas.

Les FARINEUX et les PROTEINES ANIMALES (Ex: viande et céréales, poisson et riz)

 Sont compatibles:

Les LEGUMES + tout (sauf miel, melon, pastèque)

Les PROTEINES ANIMALES et les AMIDONS
Ex: Poisson + un peu de pomme de terre, Oeufs + potiron…

Les CEREALES et PROTEINES VEGETALES
Ex: Riz + un peu de lentilles ou pois chiches

Entretien avec Isabelle Filliozat

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Appartenir et exister, deux besoins fondamentaux

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Isabelle Filliozat est une psychothérapeute qui diffuse depuis plus de vingt ans ses théories sur la liberté et le bonheur auquel chaque adulte et chaque enfant peut aspirer.

Son dernier livre « Les Chemins de la joie* », aux éditions JC Lattès, explore les fondements de la joie, ses manifestations et la manière de la déclencher, afin d’en remplir son quotidien.

Dans cette interview qu’Isabelle Filliozat a eu la gentillesse de m’accorder, j’évoque certaines thématiques chères à la fondatrice de l’école des intelligences relationnelle et émotionnelle.

Quel regard portez-vous sur cette partie de la jeunesse d’aujourd’hui qui se replie sur l’extrémisme, religieux ou sectaire ?

La question est en fait de savoir ce qui va motiver un jeune à se radicaliser. Pour moi, il y a deux raisons ; la première est son lien avec l’environnement extérieur. Parmi ces jeunes, il y en a qui n’ont pas assez d’attachement, qui se cherchent une place dans notre société. Ils manquent de connexion avec autrui.Ensuite, ils cherchent à donner un sens à leur propre vie. Ces jeunes vulnérables se tournent alors vers des personnes qui leur proposent un corpus de croyances cohérent dans lequel ces jeunes vont entrer progressivement.

Il faut avant tout chercher à donner de l’attachement à chaque enfant et lui permettre de se réaliser et d’avoir une place.
On a deux besoins fondamentaux : celui de connexion et celui de réalisation personnelle.
Soit on manque de connexion et on est vulnérable, soit on manque de réalisation et on est vulnérable.
Or les extrémistes proposent à la fois cette connexion, en introduisant dans leurs discours « nous on t’aime » « tu fais partie de notre famille » et cette réalisation, en prônant « tu peux être utile pour le monde », « tu peux faire la différence », « tu peux nous aider à lutter contre le méchant occident »…

Quelle est justement notre responsabilité en tant que citoyen ?

Une de nos responsabilités est de tisser le maximum de connexions et d’être attentif à ne jamais rejeter personne. Il faut rester conscient qu’un visage impassible envers un jeune est perçu comme un rejet. Cette attitude fermée l’exclut de l’appartenance à notre communauté, et atteint sa vulnérabilité.

Une autre responsabilité est de permettre d’avoir une société avec du sens. Aujourd’hui, on vit dans une société tournée vers l’argent, qui n’est plus attentive aux humains ; le choix proposé aux individus est toujours fonction du gain financier que cela peut rapporter et non plus sur les liens humains que cela peut permettre de construire.
De fait, de plus en plus de personnes ont l’impression de ne pas pouvoir participer à la société ; dans le contexte où le chômage augmente, il faudrait un revenu garanti inconditionnel ; une de nos responsabilités serait aussi de travailler intérieurement à changer notre représentation du monde. Passer du « j’ai parce que je mérite » à avoir de quoi vivre sans forcément travailler pour ça.

On entend souvent « L’enfant n’a que des droits ; les parents ont des devoirs », pensez-vous que l’enfant doit aussi avoir des devoirs ? 

Non, ce serait contre productif qu’il en ait.
Un devoir, c’est déjà une responsabilité, et cela n’a pas de sens de donner cette responsabilité à un enfant alors qu’il n’a pas encore les capacités cérébrales pour lui permettre de l’assumer.
Le seul devoir de l’enfant, naturel, est de grandir.

N’aurait-il pas le devoir de respecter l’adulte ? 

Respecter vient du latin « respectare » qui signifie regarder attentivement.Or, respecter l’adulte ne veut rien dire à l’enfant. Le respect va être une attitude naturelle de l’enfant lorsqu’il y a une connexion ; quand on dit qu’un enfant ne nous respecte pas, c’est souvent, nous, l’adulte, qui n’avons pas tissé de connexion avec lui.
Le souci est que, par manque de connexion avec les adultes, les enfants d’aujourd’hui n’écoutent plus les adultes et les enfants ont beaucoup plus de mal à se concentrer.

D’autres raisons à cela ?

La nourriture joue beaucoup dans l’hyperexcitabilité des enfants : trop de sucre, trop de produits transformés, trop de colorants alimentaires. Pour 19 colorants alimentaires, il doit être fait mention qu’ils sont susceptibles de provoquer de l’hyperactivité et un déficit d’attention chez l’enfant.
Le manque d’exercice physique contribue aussi à cette perte de concentration. Une étude américaine a démontré que des enfants qui apprennent debout, gagnent 7 minutes de concentration par heure par rapport à des enfants qui restent assis.
Il faut laisser les enfants grimper aux arbres, prendre des risques, se faire des égratignures. Il faut les encourager à tomber, à courir, à bouger.

En conclusion ?

Il faut autant que possible retrouver l’intérêt de jouer avec ses enfants (l’usage qu’ils ont des écrans diminuera de fait), tisser de nouvelles connexions, veiller à leur fournir une alimentation saine, la moins transformée possible et développer chez eux le besoin de bouger.
Il faut également faire attention à ne pas laisser les enfants seuls derrière leurs écrans et leur expliquer que les réseaux sociaux ne sont pas des espaces où l’enfant a son intimité ; c’est au contraire un espace public dans lequel les parents doivent être.

Merci Isabelle Filliozat

Pour en savoir plus : Je vous invite à lire ici le texte écrit par Isabelle Filliozat suite aux attentats du 13 novembre 2015.

*Les chemins de la joie. JCLattès

l’importance de la prévention face à la maladie avec le docteur Eric Menat

l’importance de la prévention face à la maladie avec le docteur Eric Menat

ERIC 2 08 2015 (2)

Sa bio !
Médecin généraliste homéopathe, phytothérapeute, spécialiste et passionné par la nutrition grâce à un naturopathe dont il a suivi l’enseignement, Robert Masson. Il a un diplôme universitaire de nutrition et a écrit une douzaine de livres dont la plupart parlent de ce sujet. Il est également diplômé en cancérologie avec un fort intérêt pour l’accompagnement des patients cancéreux.

Dans votre livre  » Cancer un accompagnement qui change tout ! »* vous insistez sur la différence entre dépistage et prévention. Pourriez-vous nous expliquer l’importance de cette distinction ?

Le dépistage fait monter le nombre de malades mais ne règle pas le problème de la maladie. On ne fait pas reculer la maladie.
Les gens qui sont des défenseurs du dépistage disent le contraire en expliquant qu’en dépistant les gens plus tôt, on peut mieux les soigner. C’est vrai pour certains mais faux pour d’autres et les statistiques (en particulier sur le cancer du sein et de la prostate) montrent que le dépistage n’a pas l’efficacité annoncée.

Pourquoi ?

En faisant trop de dépistages, on dépiste des gens qui n’auraient peut-être pas vu leur cancer se développer, qui vont être surmédicalisés, souffrir de leur traitement et parfois mutilés (cf. cancer de la prostate) pour rien parce qu’il ont un certain âge : pour eux, peut-être que le cancer aurait évolué très lentement sans intervention.

On dit souvent qu’aujourd’hui il y a plus de gens qui meurent avec un cancer de la prostate que de gens qui meurent à cause d’un cancer de la prostate !

Le plus important serait donc d’investir dans la prévention plutôt que dans le dépistage qui, à la vérité, coute très cher pour un faible résultat.

En effet, le dépistage rapporte beaucoup, pour les radiologues, les biologistes, les vendeurs de médicaments…, et parce que plus on dépiste, plus il faudra soigner ! Le système s’auto-alimente !

Le drame de la France, c’est que nous sommes dans les 5 premiers mondiaux en espérance de vie, mais que l’espérance de vie en bonne santé est médiocre puisqu’on doit être le 12ème pays européen sur ce critère. Nous avons certes beaucoup de « vieux » mais ils sont tous malades !

Comment expliquez-vous cela ?

Il y a en France 150 000 morts liées aux maladies cardiovasculaires par an, dont 1/3 peuvent être imputées à la « malbouffe », soit 50 000 morts.

En cancérologie, nous avons un ratio identique car l’académie de médecine nous explique que 30% des 150 000 morts par cancers sont en lien avec l’alimentation.

Ces 100 000 morts par an à cause de mauvaises habitudes alimentaires sont à comparer aux 4 000 morts par an sur les routes, drame pour lequel la prévention est depuis longtemps importante et régulière.

De même, il y a plus de messages nous incitant à manger des barres chocolatées ou des produits sucrés dont on connaît la toxicité, que de messages pour la promotion des fruits et des légumes.

C’est pourquoi je milite pour une communication beaucoup plus importante sur les bonnes pratiques alimentaires ainsi qu’un dépistage individualisé grâce à la médecine prédictive (test génétique, arbre généalogique, antécédent familiaux).

Quelles sont ces mauvaises habitudes alimentaires à éviter ?

Il y a 3 habitudes alimentaires qui ont un effet néfaste sur notre santé…

  1. Le sucre

Tous les sucres, y compris dans les pâtes, le pain blanc, les biscuits…

Il n’existe pas de bon sucre, il y a de très mauvais sucres et de moins mauvais sucres !

Le sucre n’a que 2 intérêts : Le plaisir et le carburant pour faire du sport (on ne devrait manger du sucre que sous condition d’une activité physique et/ou sportive régulière)

  1. Les aliments industriels

Il faut éviter les aliments transformés dans lesquels on trouvera de nombreux exhausteurs de goût, de conservateurs, colorants, de sucres, de graisses transformées…

Il faut privilégier des produits frais, bio, de saison : en cuisinant nous-mêmes la nourriture, nous évitons naturellement de nombreux pièges de l’alimentation moderne. Cette démarche permet également de réduire les laitages qui sont aussi nuisibles pour notre santé…

  1. Les mauvaises cuissons

Il est important de respecter les règles d’une cuisson en douceur afin de bénéficier à plein de tous les nutriments offerts par les aliments, et donc d’éviter toutes les « sur-cuissons » comme les grillades et fritures et de limiter les cuissons au four à plus de 250 degrés….

Pour les bonnes pratiques de cuisson, c’est ici !

Merci Docteur Menat

*Cancer, un acompagnement qui change tout ! » aux éditions La Source Vive (2015)