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Comment chacun peut gagner en autonomie ?

  • mis à jour le jeudi 19 novembre 2020
  • 4 Min de Lecture

/ 5.

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Pourquoi devenir plus autonome ?

Les enseignements du Covid-19

Bien que la crise sanitaire du Covid-19 semble s’éloigner de nous, elle aura mis en lumière le problème de la dévastation de l’espace naturel, et les prochains risques de recrudescence de nouvelles pandémies. Ne nous faisons aucune illusion, si on repart dans la logique de « produire et consommer toujours plus », le Covid-19 ne sera qu’un amuse-bouche.

D’autant plus que selon les dernières recherches scientifiques, la biomasse (c’est-à-dire l’ensemble des espèces vivantes) a chuté de 67 % en seulement 10 ans. Ce chiffre apocalyptique montre que cette catastrophe en cours est encore plus rapide que les pires estimations publiées jusqu’à présent. On peut aussi rappeler que les scientifiques appellent à l’état d’urgence planétaire depuis que le seuil de non-retour a été atteint, et cela plus vite que prévu.

Ces quelques données suffisent à nous faire comprendre que l’autonomie est un sujet pertinent, puisqu’en vue des crises certaines auxquelles nous allons devoir faire face dans les prochaines années, elle constituera une force absolument indéniable.

Pour s’y préparer, Marie-Pierre Dillenseger, l’une des spécialistes mondiales de la pensée chinoise et François Couplan, ethnobotaniste spécialiste des plantes sauvages comestibles nous dévoilent leur vision de l’autonomie, ainsi que de précieux conseils pour s’en approcher.

Comment définir l’autonomie ? 

Marie-Pierre Dillenseger : L’autonomie n’est pas l’indépendance totale dans la solitude, mais une capacité de fonctionner en respectant des règles qui nous sont propres (dont on a accouché après un travail intérieur de connaissance de soi) tout en restant connecté au monde extérieur.

On ne nait pas autonome, on apprend à le devenir en faisant un travail d’identification de ce qui nourrit vraiment notre vitalité et notre être. C’est un travail et une discipline puisque depuis notre arrivée sur Terre, nous sommes confrontés à des sollicitations, des modèles, des formatages qui tendent à nous faire croire que ce qui est bon pour nous a été décidé par un système éducatif, social etc. C’est un objectif et un travail pour arriver à sortir de cadres limitants.

Comment devient-on autonome ?

Devenir son propre parent

Selon François Couplan l’autonomie se passe à deux niveaux :

  1. Savoir évaluer ses besoins pour soi-même, et par soi-même avec ses normes sans être obligé de suivre celle de la société, pour pouvoir les prendre en charge.
  2. Être complètement prêt à vivre son destin, et donc d’accepter de mourir. Cela permet de se concentrer sur l’essentiel et de se souvenir qu’on n’est pas grand-chose. L’autonomie c’est être là, ici et maintenant, et l’accepter.

Selon Marie-Pierre Dillenseger : l’autonomie comprend aussi bien la question alimentaire qu’affective, culturelle, médiatique et corporelle. Prendre soin de soi est une condition de l’autonomie et cela demande de faire attention à :

  1. Avoir une bonne alimentation
  2. Avoir un bon sommeil
  3. A faire attention à ce que l’on « avale » en termes d’idées, de pensées, de contextes avec une atmosphère plus ou moins tendue ou chaleureuse.

A propos de l’autonomie affective

Marie-Pierre Dillenseger : Pour ce qui est de l’autonomie affective, on la développe souvent en passant par la case de la souffrance affective. Il faut se coltiner cette souffrance et s’interroger :

  • qu’est-ce qu’elle me dit ?
  • Qui est-elle ?
  • Que veut elle me faire comprendre ?

Par exemple, des relations à répétition qui se terminent de la même façon ont forcément un message à faire passer. Il n’y a pas de rencontre affective et de relation durable tant que nous ne sommes pas capables de nous satisfaire de nous aimer nous.

François Couplan : Personnellement, les plantes m’aident dans mon autonomie affective, j’ai des centaines, des milliers de copines. Or, tout le monde peut développer de véritables relations avec les plantes. Il suffit d’en avoir envie et de prendre le temps de le faire. Cela commence par les observer avec tous ses sens (la vue, l’ouïe, le toucher, odorat, le goût). On découvre tout un monde d’émerveillement qui comble et permet de développer une véritable autonomie affective.

Il faut du courage pour oser être autonome dans son opinion politique, au sein de son couple, de sa communauté. Le courage étant la capacité de décider de ne pas céder à des peurs qui sont induites (par les médias ou les proches).

Comment affronter ses peurs pour aller vers davantage d’autonomie ?

Selon François Couplan :
  • La relation au non-humain et au sauvage est très importante pour sortir de la peur.
  • Par ailleurs, au lieu de laisser flotter mes peurs de côté, je les regarde en face. Je vais jusqu’au bout de ma peur et la plupart du temps je vois que mes peurs ne sont pas fondées. Quand je vais très loin, je me rends compte que les petites peurs de la vie réelle cachent une vraie grosse peur : la peur de la mort.
Selon Marie-Pierre Dillenseger :
  • Quand la peur arrive, je conseille de toujours se dire « qui parle ? » : est-ce que ce sont les médias ? Est-ce le voisin, le cousin ? Où est-ce que je suis moi par rapport à ça ?
  • L’antidote à la peur, c’est de vaquer à des petites choses au moment où la peur survient. Cela peut être de faire le tour du pâté de maison. Cela ne résout pas la peur mais ça nous sort de l’état de sidération d’avoir appris qu’on va tous mourir d’un virus, qu’on a été licencié etc.
  • Inviter sa peur à boire un thé ou un café (pas d’alcool) le temps de 30min pour être présent à quelque chose d’impalpable mais qui est là.

Exercices pour développer son autonomie au quotidien

Exercice de François Couplan : partir sans nourriture, sans radio et téléphone, avec uniquement un sac de couchage et vêtements de pluie pendant une semaine en pleine nature. Cela permet de réévaluer ses besoins, et en tirer une certaine force.

Exercice de Marie-Pierre : pendant un weekend entier, on retire les horloges, les montres pour se déconnecter de nos repères horaires et s’en créer d’autres (par rapport à la position du soleil, chant d’un oiseau etc.)

On développe des capacités d’autonomie pour notre vieillesse. Par exemple, on risque de perdre un peu la vue. Pour s’y préparer, on peut se bander les yeux pendant 1h pour développer d’autres sens et se repérer autrement.

Le plus important à retenir est l’état d’esprit : accepter la réalité telle qu’elle est et être capable de vivre en faisant avec moins ou autrement.

Must read : Oser s'accomplir,12 clés pour être soi par Marie-Pierre Dillenseger chez Mama Éditions & François Couplan, « Ce que les plantes ont à nous dire », éditions Les Liens qui Libèrent, 2020
écrit par

La rédaction

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