« Mon sac, reflet de mon âme »

Par Barbara Sarre - jeudi 30 novembre 2017 - Temps de lecture: 4 minutes et 4 secondes -

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« Mon sac, reflet de mon âme »

Un art de vivre à portée de main

« Je veux qu’on m’enterre avec mon sac ! Pourquoi ? Parce qu’il y a tout dans mon sac : mon stylo, mon vernis, mes cigarettes… ». Propos d’une anonyme citée par Dominique Loreau, l’auteure de Mon sac, reflet de mon âme. Elle va même plus loin, en qualifiant le sac de jardin secret. Après tout, c’est vrai qu’il représente aussi ce que nous sommes et aimons (papiers d’identité, clefs de chez soi, encas, photos des proches, livres, maquillage, lunette, etc.). Même les femmes qui ne sont pas fans des sacs sont bien obligées d’en avoir un, car avant toute chose, c’est un objet essentiel.

Or, allier l’essentiel à la beauté, tel est le credo de Dominique Loreau, essayiste installée au Japon, et dont les livres sont une ode à l’essentialisme, un art de vivre du Japon ancestral.

L’essentialisme, comme son nom le laisse deviner, c’est l’art de faire du tri, et d’identifier ce qui compte vraiment pour nous, bref d’aller à l’essentiel.

La vie est courte, pourquoi s’encombrer ? En cela, le sac, est un excellent cas pratique. Ainsi, si vous avez les placards remplis de sac et que vous n’en pouvez plus, ou que votre sac est archi rempli et que c’est la galère pour chercher votre portable ou vos clés, nous avons des pistes pour vous. De même, nous en avons pour celles en quête du Graal, qui sont à la recherche DU sac de leur vie, qui serait leur porte étendard intime.

L’art de ranger et de vider son sac 

« Depuis la nuit des temps, le sac est le meilleur ami des femmes. Pourquoi ? Parce qu’il nous permet de nous déplacer avec tout ce qu’il nous faut ou presque ! », dixit un designer. Ce meilleur ami peut devenir un poison pour l’existence, quand on cherche désespérément son portefeuille au fond de son sac, pour payer à la caisse. D’où l’importance d’apprendre à désencombrer, et surtout à ranger votre sac. Utilisez différentes pochettes qui regroupent pour vous vos clés, vos accessoires numériques (chargeur, écouteurs), votre maquillage téléphone, etc..

Vous repérez plus vite ce dont vous avez besoin, et en plus c’est un gagne temps efficace, surtout si vous êtes du genre à changer souvent de sac.

Un autre point non négligeable pour vous faciliter la vie, c’est de vérifier le poids de votre sac. Tous les jours, un sac lourd, ce n’est pas bon pour votre dos. Essayez de l’alléger un maximum, en prenant de petits objets quand vous le pouvez (petit kit maquillage, petit carnet, un petit peigne etc..).

Attaquons maintenant un morceau plus gros que le sac, le placard. C’est la foire fouille là-dedans ? Videz tout ça et faites un point.

L’art du tri, c’est l’art de se poser de bonnes questions.

Combien de sac avons-nous ? Plus d’une dizaine ? Faites une liste. Les utilisez-vous tous ? Oui, et pourquoi ? Non, et pourquoi ? Posez-vous la question : De combien de sacs avons-nous vraiment besoin ? Selon l’expérience de Dominique Loreau, trois sacs combleraient tous nos besoins. Un grand, un moyen et un petit, encore faut-il qu’ils soient simples et beaux, pour qu’ils puissent aller partout, quels que soient le temps, l’activité et les circonstances. Et si on allait plus loin, en ne gardant qu’un seul sac ? Le sac idéal, c’est le moyen, (10x20x30cm), mais c’est plus qu’une question de taille bien sûr.

Son sac : rencontre avec soi

Cette évidence soulignée par l’auteure ne nous saute pas forcément aux yeux puisque d’après les propos qu’elle tient d’une vendeuse :

« A 90% , mes clientes se dirigent vers des pièces qui ne leur vont pas. »

LE sac existe-t-il ? C’est une quête du Graal, une quête de soi, comme dirait Dominique Loreau. Chaque quête demande du temps et un investissement, qui se situe ailleurs que financièrement. Pour bien choisir SON sac, il faut savoir respecter sa morphologie, ses besoins et surtout son style.

« Le style c’est trouver ce qui nous va, ce qui nous correspond, ce qui représente notre essence. »

Il faut donc prendre son temps, et s’impliquer, en ayant une bonne connaissance de soi.

Plaidoyer pour un retour à une juste consommation

« Le choix d’un sac qui dure, ne serait-il pas lui aussi, le besoin d’un retour à des valeurs de vérité, de nécessité, d’authenticité et de noblesse ? Une révolte secrète contre cette tendance éphémère du toc ostentatoire ? »

On ne peut être que d’accord avec Dominique Loreau, il est important de redonner aux choses leur valeur d’être. On dit bien qu’une vieille maison, ou des vieux meubles, ont une âme, quelque chose en plus, une odeur ou une vibration, que n’ont pas les meubles IKEA. C’est la même chose pour les sacs, le façonnage et le temps leur donne leur valeur.

C’est pour cela que le prix n’a pas beaucoup d’importance quand on sait que LE sac va être notre fidèle compagnon durant les 10, 20 ou 30 prochaines années. L’idéal, est d’aller le chercher chez un artisan, qui se consacre avec passion à son métier, et qui sera capable de vous raconter par cœur l’histoire de votre sac, de l’origine du cuir ou du pourquoi des motifs. Il en parlera, comme si c’était son enfant. On ne se rend plus compte, aujourd’hui, de l’énergie que dégagent des objets fabriqués avec amour. Un autre avantage de passer par un artisan est qu’en cas de besoin, il pourra réparer, ou retoucher votre sac.

C’est pour ça qu’il vaut mieux investir 1000 euros dans un très jolie sac venant d’une bonne manufacture, plutôt que d’acheter 5 sacs à 200 euros fabriqués par des petites mains mal payées et mal considérées, à l’autre bout du monde. Des sacs, qu’en plus, vous délaissez au fond du placard, au bout de quelques mois. Le gaspillage n’est pas la panacée de l’alimentation. Nous vivons dans une économie, où sont élus roi et reine, le jetable et la consommation à outrance. #BlackFriday. L’obsolescence programmée est leur éminence grise. Et cela, peu importe les conséquences humaines et environnementales.

« Le sac….sujet si futile en apparence… [est] l’aboutissement presque ultime du minimalisme, l’outil de la liberté, de la légèreté, celui de la dépossession. C’est aussi le compromis entre l’amour du beau et celui de l’utile, la quête de la sagesse et l’attrait de la fantaisie ».

Donc merci à Dominique Loreau, de nous rappeler une sagesse toute simple : la qualité surpasse la quantité. Elle nous ramène aussi à l’amour du beau et du bien fait, qui amènent du sens dans nos vies. Le sens, qui est l’essence même du bonheur.

Source : Dominique Loreau, « Mon sac, reflet de mon âme », Flammarion, Paris, 2017

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