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A quoi ressemblera la ville de demain ?

  • jeudi 25 janvier 2018
  • 6 Min de Lecture

Benjamin Voron, Directeur de la Communication d’Indigo nous parle d’avenir 

Nous avions constaté lors de cet article « A quoi ressembleront les transports de demain ? » qu’évoquer les transports de demain, c’est aussi entrevoir la ville de demain. Logique, l’évolution des transports ayant un impact direct sur le paysage urbain. Un coup d’œil sur les photos des années 1880 de Paris, et même des années 1960, suffit à le démontrer. On s’y retrouve tout en ayant l’impression d’être tombé dans une autre dimension. La dimension qui nous intéresse aujourd’hui, est celle du futur. Pour cela, nous sommes allés voir Benjamin Voron, directeur de la Communication d’Indigo (anciennement VINCI Park), leader mondial du stationnement et de la mobilité individuelle. En quelques chiffres Indigo, c’est :

  • C’est 20 000 collaborateurs,
  • 16 pays.
  • 5 400 parkings et 3 000 km de places en voirie (une place = 5 m).

Bref du lourd, mais pourquoi sommes-nous allés nous renseigner spécifiquement chez Indigo ? Parce que d’après Benjamin Voron : « chez Indigo, nous sommes des précurseurs des évolutions, que ce soit dans les innovations, comme dans l’accompagnement et l’anticipation de ces évolutions. » Des éléments qui vont nous permettre de visiter la ville et les transports de demain.

La voiture aura encore de l’avenir en ville

  • Quelle est votre vision de la ville de demain et des transports ?
  • La ville de demain sera ultra mobile et ultra connectée. L’intérêt de la connectivité, c’est de faire en sorte qu’il y ait davantage d’interactions entre les différents modes de transports pour plus de fluidité et de simplicité d’usage. D’autant plus que les besoins de mobilité de demain seront de plus en plus importants.

Par ailleurs, Benjamin Voron rappelle que les enjeux des grandes villes comme Paris, Sao Paulo et New York ne sont pas les mêmes que celles des villes comme Metz, Saragosse en Espagne ou Gand en Belgique, où sans voitures on ne peut rien faire. D’autant plus qu’investir dans des infrastructures lourdes n’est pas à l’ordre du jour pour ces villes moyennes, faute de financement.

  • La voiture aura donc encore toute sa place dans la ville de demain ?
  • Aujourd’hui, la voiture pollue mais tous les ans déjà, les véhicules consomment de moins en moins d’essence, et cela va être renforcé avec l’arrivée de la voiture électrique, et même de l’hydrogène. La voiture est donc un moyen de déplacement d’avenir (3 milliards de véhicules dans le monde en 2050 vs 1.7md en 2017) car il va s’adapter pour gommer ses défauts (pollution, congestion, utilisation) et il va être complété d’une offre large de mobilités complémentaires. L’avenir, c’est plus de liberté et plus de choix, en fonction de ses envies du moment !

De plus, le temps d’utilisation de la voiture n’est pas optimisé, puisqu’elle n’est utilisée que 4 à 5% de son temps dans la journée, essentiellement pour faire des trajets aller-retour. A l’avenir, les usages seront multipliés, la voiture va devenir un bureau ou un espace de loisirs et de détente. (cf les dernières innovations du CES 2018). Tout cela, en plus d’être propre, autonome et connectée.

  • Que signifie une voiture autonome et connectée ?
  • Cela signifie que les voitures parlent entre elles, et si elles sont autonomes elles vont pouvoir exactement se réguler pour se suivre à moins d’1m sans se rentrer dedans. On considère que si tous les véhicules étaient connectés, cela optimiserait l’ensemble des usages, des feux, des croisements. Il n’y aurait plus de congestion et l’on pourrait mettre trois fois plus de voitures sur la circulation à Paris et à New York.

Pour se préparer aux enjeux de la voiture de demain, Indigo n’a pas attendu. Ils ont été les premiers à accueillir dans les villes des véhicules électriques avec des bornes de recharges au cœur de leurs parkings. Avec Sodetrel, une filiale d’EDF, ils renouvellent un partenariat pour installer 350 bornes dans pratiquement l’ensemble de leurs parkings des grandes villes.

Enfin, le groupe a lié des partenariats avec des voitures partagées, ainsi que Wattmobile « une entreprise qui fait de la location de véhicules électriques, deux roues inclus, dans toutes les grandes gares de France. Via une application, vous avez la possibilité de réserver une voiture de type Zoé, ou un scooter électrique ».

Qui dit voiture dit forcément parking, et comme nous commençons à l’entrevoir, ces derniers sont également voués à évoluer.

Les futures vies du parking

  • Comment réagissez-vous par rapport au taux d’occupation des parkings qui est en baisse ? 
  • A Paris un peu, mais à l’échelle mondiale, le taux d’occupation des parkings est en hausse parce que les besoins de mobilité sont plus importants. Pour le cas parisien, nous avons pu constater une certaine érosion dans la fréquentation des parcs. Cela va sans doute s’infléchir dans les prochaines semaines, notamment avec la nouvelle loi sur le stationnement en voirie qui va dans le bon sens. Pour qu’une ville soit agréable, il faut pouvoir trouver de la place facilement dans la rue pour de la courte durée (ex : aller chez son commerçant, sa banque ou chez le coiffeur) et stationner dans les parkings pour de la longue durée (+ de 1h30). C’est plus pratique et surtout moins cher, notamment à Paris.

Conclusion : Indigo est optimiste. D’autant plus que le groupe s’active à innover l’usage des parkings en proposant de nouveaux services pour optimiser leur utilisation et favoriser la fluidité des transports en rendant la ville plus agréable à vivre.

Ainsi les parkings seront aussi :

  • Des points d’ancrage dans la ville. Les parkings pourront aussi servir de relais de maintenance, de stockage et d’entretien pour les vélos en « free floating » INDIGO Weel.
  • Des lieux de stockage et de réception de colis, grâce à un partenariat avec InPost. Cela existe déjà à la Défense. Ceux qui y travaillent peuvent récupérer leurs colis à côté de leur bureau, ce qui est utile quand on y est en journée. Pour Benjamin Voron, ce n’est qu’un début : « Demain, on pourrait même imaginer d’ouvrir votre coffre pour y déposer directement votre colis. »
  • Des services de lavage et de maintenance de véhicules
  • Et enfin, des relais pour la livraison du dernier kilomètre. « Cela concerne les gros camions qui ne rentrent pas dans le centre de Paris et qui rencontrent des problèmes pour livrer les restaurants et les petits commerces. Souvent le dernier kilomètre coûte aussi cher que le trajet Le Havre-Paris. Nos parkings peuvent être des relais pour ça. Dans ce sens, on a un certain nombre de partenariats avec des véhicules électriques et des tri-porteurs. Cela évite aux gros camions de bloquer les rues. »

Par ailleurs, des applications liées aux services des parkings sont déjà proposées aux utilisateurs, comme l’entrée « mains libres » grâce à l’appli OPnGO.

Au-delà de ces nouveaux usages, certains parkings ont connu une reconversion radicale, un « nouveau look  pour une nouvelle vie ». C’est le cas, encore une fois à la Défense avec l’Alternatif. Ce nouvel espace culturel avec bar à la Défense, était initialement un parking de 350 places.

  • Comment s’est organisée la création de l’Alternatif ?
  • C’est le fruit d’une rencontre entre Marie-Célie Guillaume, Didier Gouband et notre Président Serge Clemente. Madame Guillaume est Directrice Générale de Paris La Défense (ex Defacto), elle souhaite moderniser le quartier de la Défense et en faire un quartier de vie, avec des lieux de rencontre, des bars, des restaurants et des lieux culturels. Didier Gouband est un professionnel de l’évènementiel, dont la spécialité est de chercher des lieux un peu décalés pour en faire des sites ouverts aux entreprises comme au grand public. De notre côté, nous étions intéressés par ce projet, car il correspond à notre volonté de faire évoluer les parkings.

  • Verrons-nous d’autres Alternatif à l’avenir ?
  • On a plein de projets dans Paris intra-muros, pas forcément du même type pour l’instant, bien que cela pourrait se justifier à l’avenir. Nos parkings sont aussi sollicités pour être des lieux des tournages de films, de défilés de mode ou de séances de shooting photo.

    Enfin, nos parkings pourraient être reconvertis pour d’autres usages, comme l’agriculture en centre-ville, pourquoi pas en champignonnières. Ce n’est pas encore fait mais il y a des fermes qui se développent dans Paris.

Une dernière question…

  • Pouvez-vous faire quelque chose pour les odeurs dans le parking ?
  • C’est un sujet sur lequel on travaille beaucoup et qui s’est franchement amélioré. Je suis sûr que vous l’avez constaté. Mais pour vous dire les choses un peu crûment, nos parkings sentent mauvais parfois parce que les gens pissent dedans. Hommes et femmes. Et pourtant nous nettoyons tous les jours, grâce à nos formidables équipes sur le terrain. Ce n’est pas évident, on se bat au quotidien et ça coûte très cher. Si nous faisions tous preuve d’un peu plus de civisme, tout le monde serait gagnant et nos parkings seraient encore plus agréables.

Alors à bons entendeurs…. 😉

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