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Les 8 lois à appliquer pour un monde meilleur

  • mis à jour le mercredi 10 juillet 2019
  • 7 Min de Lecture

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Une époque de défis

Où allons-nous ?

La nature, les mathématiques, les sages, et également l’Histoire nous l’enseignent : Tout est mouvement. Donc, même si une civilisation peut asseoir sa domination pendant un temps donné, elle n’est jamais éternelle. C’est un cycle : la naissance, l’apogée et le déclin. Ce dernier stade, nous sommes en train de le goûter, notamment par les changements climatiques, l’émergence d’Etats-entreprises et les nouveaux rapports de force internationaux. Ce cycle est le plus douloureux à vivre, son instabilité est source de stress, car nous ne voyons pas encore là où nous allons, et par quoi nous allons devoir passer.

Mais que pouvons-nous y faire ? Pas grand-chose à priori. Ce n’est pourtant pas l’avis du chercheur Stephan Schwartz, un chercheur historien et scientifique, enseignant à l’université Saybrook de Yale.

Les 3 moteurs du changement

Selon Stephan Schwartz, l’individu peut avoir un impact sur le collectif. En effet, selon ses recherches, « Au cours de notre Histoire, les sociétés ont évolué sous l’impulsion de trois facteurs :

1. Les avancées technologiques et scientifiques.

2. La force physique.

(Une armée plus puissante que la vôtre vous renverse et annexe votre pays).

3. Les choix insignifiants faits par l’individu en faveur de l’option la plus bienveillante et la plus compatissante.

Stephan Schwartz détaille :

Que cela soit l’abolition de l’esclavage, l’accès à l’école, le droit de vote des femmes, la protection environnementale, le gel nucléaire, ces acquis ne viennent pas forcément des gens qui ont gouverné au moment de ces changements. Cela vient de certaines personnes qui ont une « êtreté ».

Qu’entend le professeur par « êtreté » ?

La puissance de l’êtreté

D’une idée à un projet collectif

L’êtreté, c’est la qualité d’être en symbiose avec soi-même et ses idées. On incarne ce en quoi l’on croit. Or, cette capacité d’être « vrai » marque le collectif. « Le dénominateur commun le plus fondamental à tous ces changements est qu’ils ont été le fruit d’une transformation individuelle amplifiée par une intention collective. » Autrement dit, l’idée d’un seul homme ou d’une seule femme devient celle de plusieurs. L’Histoire ne manque pas d’exemples.

De Gandhi à Hitler

Stephan Schwartz prend comme exemples historiques Gandhi ou Benjamin Franklin qui ont eu cet « êtreté ». Ces deux dirigeants ont su mener une politique bienveillante, mais également incarner dans leur comportement leurs valeurs. Pas de doubles jeux, de faux discours, de langue de bois, ou d’hypocrisie, juste une sincère démarche authentique. Et si cette qualité d’être est aussi puissante, c’est parce qu’elle nous envoûte. Quand un discours sonne faux, nous pouvons le ressentir dans nos tripes. A l’inverse, quand il sonne juste, nous sommes touchés. Et quand celui qui le prononce nous donne, de surcroît, l’exemple, nous sommes naturellement plus enclins à le suivre. En clair, en politique, et dans la vie en générale, la sincérité est gagnante.

A ce titre, Stephan Schwartz note par ailleurs que si Hitler a pu envouter les foules, c’est parce qu’il avait aussi cette forme d’ « étreté ». Il a su incarner la rageuse soif collective allemande de retrouver un pays fier après avoir été humilié par la défaite et le Traité de Versailles. Idem pour Staline. Mais leurs projets n’incluant pas les 8 lois, ils ne pouvaient pas survivre à très long terme. Des lois qu’il est, justement, grand temps de découvrir.

Les 8 lois du changement pour un monde meilleur

Pour que nous puissions avoir un impact sur le monde, nous devons cultiver cet êtreté en suivant les 8 lois suivantes :

1. Les individus, individuellement, et le groupe, collectivement, doivent partager une intention commune.

2. Les individus et le groupe peuvent avoir des objectifs, mais pas de préférence en matière de résultats.

3. Les individus au sein du groupe doivent accepter au fond d’eux-mêmes l’éventualité que leurs objectifs ne soient pas atteints de leur vivant.

4. Les individus au sein du groupe doivent accepter au fond d’eux-mêmes l’éventualité qu’ils ne tirent aucune gloire ni reconnaissance de leurs efforts.

5. Chaque individu au sein du groupe, quels que soient son sexe, son âge, sa religion, ses origines ou sa culture, doit être sur un pied d’égalité, même si les différents rôles au sein de la hiérarchie sont respectés.

6. Les individus au sein du groupe doivent renoncer à toute forme de violence dans leurs actes, leurs paroles et mêmes leurs pensées.

7. Les individus au sein du groupe et le groupe lui-même doivent faire preuve de cohérence entre leurs prises de positions publiques et leurs vies privées.

8. Les individus au sein du groupe et le groupe lui-même doivent toujours agir en faisant preuve d’intégrité et de bienveillance dans leurs vies privées.

Gandhi et Benjamin Franklin, cités par Stephan Schwartz, ont exercé des postes à haute responsabilité, ce qui fait que nous connaissons tous leurs histoires. Pourtant, être célèbre n’influence en rien le succès d’un projet de changement en accord avec les 8 lois comme le démontre l’association BeadforLife, où l’on voit que même les personnes anonymes peuvent changer le cours des choses.

Le cas pratique de BeadforLife

Départ à Kampala

Après que leurs enfants aient terminé leurs études, Torkin Wakefield et Charles Steinberg plient bagages et s’envolent pour Kampala, capitale de l’Ouganda. Tandis que Charles, médecin-chercheur spécialisé dans le sida, travaillera au sein de l’Institut ougandais des maladies infectieuses, Torkin fera connaissance avec le pays. Elle a comme intention claire d’aider ses habitants d’une façon ou d’une autre, si le hasard le permet. Au cours d’une promenade dans un bidonville accompagnée par sa fille et une amie, Torkin est attirée par le curieux spectacle d’une femme fabricant un collier de perles magnifique au milieu de l’insalubrité.

Les colliers de perles de Millie

Les 3 Américaines abordent l’artiste. Elle s’appelle Millie et confectionne des colliers avec des perles qu’elle fabrique à partir de magazines et brochures imprimés en quadrichromie qu’elle trouve dans les poubelles. Millie n’a aucune intention de vendre ses colliers, ils sont sans valeurs. Ils représentent simplement son plaisir, sa bulle d’oxygène dans un quotidien difficile à supporter. Pourtant, les colliers de perles de Millie plaisent à Torkin et cette dernière décide de lui en acheter, et de les porter directement. Fait remarquable, quand elle se rend à l’hôpital pour retrouver son mari, beaucoup de femmes se retournent sur Torkin. « Mais où avez-vous trouvé ce si beau collier ? ». Le lendemain, les Américaines filent vers le bidonville pour retrouver Millie avec une petite idée en tête.

Et BeadforLife est née

Torkin retrouve Millie et lui demande tout de go : « avez-vous déjà essayé d’apprendre à quelqu’un à faire ces colliers ? ». Millie acquiesce, et Torkin lui propose de rassembler ces femmes. Elle a une idée qui pourrait les aider à mieux vivre. Ce sont 45 femmes et 50 enfants qui viendront au rendez-vous fixé par les Américaines, qui leur proposeront de vendre les colliers de perle qu’elles confectionneront. Nous sommes à la 1ère loi du changement, à savoir qu’une intention commune est partagée entre le groupe d’Africaines et les 3 Américaines. Les colliers sont confectionnés, rapportés en Amérique par l’amie et la fille de Torkin, où ils connaîtront un succès tel que Torkin décidera de créer une association BeadforLife.

Les lois en pratique

Torkin créa BeadforLife dans l’esprit de la 2e loi : elle n’avait aucune idée d’une structure entrepreneuriale particulière. Avec sa fille et ses amies, elles décidèrent de rester simple : on privilégie les relations cœur à cœur par la vente à domicile, en privilégiant l’intimité et la générosité des gens plutôt que le profit . Le discours est clair : quelques Américaines veulent aider des Africaines à avoir une vie meilleure et stable à long terme. Une démarche qui respecte les 4, 7e et 8e loi.

Avec l’argent gagné grâce aux perles, les Américaines vont ainsi offrir aux Africaines une formation d’entrepreneur pour qu’elles puissent se mettre à leur compte. L’argent sert aussi à améliorer leurs habitations. En partenariat avec l’association Habitat for Humanity, les Africaines achètent 7 hectares de terrain sur lequel elles bâtissent un village donnant accès à des logements basiques et abordables en respect avec leur culture.

Une success-story

Aujourd’hui, BeadforLife permet à plus d’un millier de femmes de vivre leur vie décemment avec un revenu de 300 dollars par mois (dans un pays où le revenu annuel est de 490€/mois). Beaucoup de ces femmes connurent le succès et durent embaucher jusqu’à 5 employés. En clair, BeadforLife est une success-story.

Torkin n’avait pas plus de connexions, d’argent ou de réseaux que quiconque. Tout ce qu’elle a eu c’est une intention d’apporter son aide et de rester en harmonie avec ses valeurs de bienveillance et de bien-être collectif.

Pour suivre l’exemple de Torkin et vivre en symbiose avec les 8 lois, Stephan Schwartz préconise avant tout un nouveau changement d’état d’esprit.

Conseils pour s’approprier les 8 lois

Avoir de nouvelles valeurs

Pour Stephan Schwartz, si la période de transition peut se terminer sur une fin heureuse, ce n’est qu’à la condition de recodifier nos valeurs : « Nous sommes au beau milieu d’une crise de transition plus ou moins gérée. La plupart des tendances négatives recouvrent la même problématique : le profit est notre priorité sociale principale et souvent unique. Or, toutes les données nous indiquent que le bonheur ne dépend pas du profit mais de notre bien-être.»

Avoir le bon état d’esprit

Enfin, pour que la pratique des 8 lois du changement soit plus facile à intégrer dans sa vie quotidienne, Stephan Schwartz préconise de comprendre le pouvoir de notre conscience de méditer de trouver surtout le plaisir et l’épanouissement dans les projets ou les choix que l’on décide. Ce qui implique, souvent, de procéder à un changement intérieur, et de se rappeler les paroles de Gandhi :

Notre pouvoir ne réside pas dans notre capacité à refaire le monde, mais dans notre habileté à nous recréer nous-même.

Conclusion ? Pour changer le monde, commençons par changer ce qui ne va pas dans notre vie . A notre échelle individuelle, c’est la seule chose que nous pouvons faire. Le reste ne dépend pas de nous.

Garder la foi

Mais terminons avec une note d’espoir que nous rapporte Stephan Schwartz : « Une étude réalisée par le Social Cognitive Networks Academic Research Center de l’institut polytechnique de Rensselear nous propose une ligne de conduite empirique :

Pour changer les croyances de toute une communauté, il suffit que 10 % de la population se laisse convaincre par une nouvelle opinion. A partir de ce seuil, l’idée peut se répandre dans les réseaux sociaux et modifier les comportements à grande échelle.

Alors ne perdons jamais la foi !

Source : Stephan Schwartz, « Les 8 lois du changement », éditions Trédaniel, 2019
écrit par

Camille

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