back to top
Recherche
  1. Home
  2. /
  3. Entreprendre, Le sens, Réussite, Qualité de vie au travail, Bien-être au travail
  4. /
  5. Assistons-nous à la révolution spirituelle des entreprises ?

Assistons-nous à la révolution spirituelle des entreprises ?

  • mis à jour le mardi 10 septembre 2019
  • PREMIUM
  • 9 Min de Lecture

/ 5.

As you found this post useful...

Follow us on social media!

We are sorry that this post was not useful for you!

Let us improve this post!

spiritualité en entreprise

Peut-on parler de spiritualité dans l’entreprise ?

Ce que l’on comprend par spiritualité

Est-il incongru de parler de spirituel dans l’entreprise et le monde du travail en général ? Tout dépend ce que nous entendons par là, car très souvent la spiritualité est associée à la religion. Il est vrai que leur démarche commune est de chercher à répondre aux grandes questions existentielles qui donnent du sens et du relief à notre vie :

  • Qu’est-ce que je fais là ?
  • Et, les autres, qu’est ce qu’ils font là aussi ?
  • Quel est le sens de la vie ?
  • Pourquoi l’injustice existe ? Etc.

Nous pourrions écrire un essai en 5 volumes pour décrire les différences entre la religion et la spiritualité. Mais l’essentiel à retenir, c’est que la première est une affaire de civilisation et de culture particulières, inscrites dans le temps, avec ses textes, ses dogmes et ses rites. Les réponses qu’elle apporte à la quête de sens y sont donc assujetties.

La spiritualité est autre, ni sociale, ni familiale, elle est intime, la spiritualité pose la question du sens et de l’accomplissement de soi.

Le monde matérialiste nous a coupé de nous même, de notre dimension spirituelle. Dépression, addiction, burn out et suicide sont les maux de notre époque. « En nous coupant de nous-même, nous nous sommes également coupés de la nature et de ses lois et nous touchons aujourd’hui les limites de notre monde pour flirter avec notre propre disparition en tant qu’espèce. »

En quoi les entreprises sont-elles concernées ?

Les entreprises ont soif de sens

Les questions existentielles et donc spirituelles concernent tout le monde. Les comptables, les juristes, les hôtesses d’accueil, les dirigeants, etc., tout le monde s’interroge sur le sens de sa vie. Les changements que l’on peut voir à l’œuvre reflètent d’ailleurs le retour des gens aux questions fondamentales et l’évolution de leur état d’esprit.

En témoigne la promotion d’une organisation de travail horizontale, où les responsabilités de chacun sont renforcées, et non plus verticale où tout se déciderait d’en haut sans consulter personne.

Ou encore la volonté des collaborateurs de vouloir davantage concilier un meilleur équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Si les crises ont quelque chose de positif, c’est leur capacité à nous faire revenir à l’essentiel.

Aujourd’hui, plus personne ne trouve qu’il y ait de sens à consacrer ses efforts à sa carrière au détriment de ses autres sphères de vie, notamment familiale et sociale. D’autant plus quand ses valeurs et aspirations sont en contradiction totale avec la recherche à tout prix du profit et de la croissance illimitée des entreprises, dans un monde où les ressources fondent et où le temps pour soi est devenu un luxe.

Romain Cristofini, conférencier, coach et fondateur de Monasterra qui accompagne des coachs, des dirigeants et des managers dans des séminaires-retraites pose donc la bonne question dans son dernier ouvrage :

Et si les crises économiques, sociales et écologiques qui secouent notre époque avaient avant tout pour origine une crise spirituelle ?

Les défis du leadership d’aujourd’hui

Parce qu’il a prêté son oreille à de nombreux dirigeants et cadres supérieurs, R. Cristofini témoigne :

La cause d’un mal-être existentiel est de croire que nous pouvons mettre entre parenthèses un besoin essentiel lorsque nous franchissons le seuil de l’entreprise : celui du sens et de notre accomplissement profond.

Pour lui, le grand défi qui atteint les dirigeants est donc d’enfin intégrer notre soif d’accomplissement et d’épanouissement au cœur de l’activité de l’entreprise.

Retrouver un mieux-être dans les bureaux ne passera pas par des coups de communication qui ne font rien avancer, ni par l’embauche d’un Chief Hapiness Officer qui serait l’équivalent d’un pansement sur une fracture. Rapporter du sens passera par un véritable travail de fond. 

Les entreprises ne manquent pas d’intelligence, mais de sagesse.

Comment faire ? En commençant par soi. Ce que Cristofini appelle le leader éclairé, à savoir inspirant, chaleureux et efficace.

Les 7 aptitudes spirituelles du leadership

1. Cultiver un fort désir d’accomplissement existentiel au travail

Devenir (vraiment) ambitieux

La vision que nous avons de l’ambitieux aujourd’hui est somme toute paradoxale. Derrière un certain courage reconnu socialement, on a l’image d’un individu sans foi ni loi, aux dents longues, qui sacrifiera tout pour sa carrière professionnelle. Il en existe et R. Cristofini décrit chez eux ce qu’il appelle la fracture existentielle. La fracture représente ce « qui nous a coupé de l’autre, du collectif, de la Nature pour se plonger dans un individualisme exacerbé dans un monde en compétition. » La solitude, et son lot de mal-être ou de cynisme, sont le revers de la médaille du succès des carriéristes.

Pour un leader éclairé, qu’est ce qu’être vraiment ambitieux ?

Dans une société où le travail est la clé de voûte de notre vie quotidienne et où nous voyons plus souvent nos collègues que notre famille, la vraie ambition est donc de trouver son épanouissement au travail. Comme le note R. Cristofini, pour le « leader éclairé, le sens de sa vie et la direction de son engagement professionnel se rapprochent, s’alignent pour ne faire qu’un. »

Mais pour franchir le pas, il faudra aller au-delà des attentes de la hiérarchie, de ce qui nous est connu, et montrer la 1ère qualité du leader éclairé, le courage. Celui de renverser la table et de sortir de sa zone de confort.

Sortir de sa zone de confort

Pour pouvoir renverser la table au sein de son entreprise, il faut d’abord commencer par renverser son mental afin de trouver le courage de sa zone de confort. Ce qui signifie démarrer sa démarche spirituelle et partir en quête de soi. Très concrètement, cela signifie se poser les bonnes questions, celles qui piquent en nous montrant nos incohérences et nos contractions.

Voici les bonnes questions à se poser :

Cet article est réservé aux abonnés à la newsletter

Il vous reste 60% de cet article à lire
Vérifiez votre e-mail ou inscrivez-vous gratuitement !
écrit par

Camille

Entreprendre

Le sens

Réussite

Qualité de vie au travail

Bien-être au travail

2 commentaires
  • Répondre Eric
    • mercredi 4 septembre 2019
    • 11 h 54 min

    Désolé de casser l’ambiance, mais ne peut-on pas voir aussi le verre à moitié vide et se dire que mettre de la spiritualité dans l’entreprise est un moyen trouvé par le capitalisme pour permettre aux salariés de se sentir mieux dans des environnements de plus en plus durs, au lieu d’essayer de changer l’entreprise et le monde économique ? Comme d’hab, changer l’homme plutôt que les structures. En outre, je suis assez suspicieux face à des entreprises qui proposeraient d’organiser cette spiritualité comme cela s’est passé chez Google qui a embauché un spécialiste (gourou ?) de la méditation pour ses salariés.
    Le débat est ouvert !

  • Répondre Christophe
    • jeudi 5 septembre 2019
    • 16 h 13 min

    Merci Eric. Et ce débat me semble essentiel. Il peut-être également complémentaire. On ne peut nier que certains individus aient cette volonté de donner davantage de sens à leur action et activité professionnelle. Qu’à leur niveau ils puissent faire bouger les lignes au sein de leurs équipes ou de leur organisation dans une orientation systémique. Parfois c’est la Patron qui instaure cette orientation spirituelle et là tout peut aller plus vite avec la vigilance que tous les salariés n’auront pas envie de suivre cette direction. Après l’exploitation des concepts RPS, QVT, Bien être au travail et bonheur au travail est courant, souvent du soupadrage pour faire passer la pillule, voir comme Google introduire dans l’entreprise cette notion de plaisir individuel à venir travailler dans le seul but en effet e faire du chiffre sans aucun envie d’aller chercher un sens plus profond et spirituel au service de quelques chose qui est plus grand que nous. A mon sens tout est là. Merci de vos retours.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *




envoyer
Articles Similaires
Instapics

Restez connecté ! RECEVEZ QUOTIDIENNEMENT LES DERNIERES NEWS PLEINES DE BONHEUR !

Restez connecté !

Recevez quotidiennement les dernieres news pleines de bonheur !