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Comment être soi-même avec les autres ?

  • jeudi 8 juin 2017
  • 3 Min de Lecture

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Entre l’affrontement et l’effacement

Mal à l’aise en société ? Vous sentez que votre comportement ou votre voix sonne faux ? Trop timide ou trop exubérant ? Arrêtez-vous ! Nous allons voir comment être détendu(e)s et soi-même avec les autres !

La victoire du pragmatisme : l’exemple d’Alceste et Philinte

On ne peut pas toujours dire ce que l’on pense

Alceste et Philinte (Molière, Le Misanthrope, 1666). Deux protagonistes, deux amis, deux manières de se comporter en société, et à la cour plus précisément. Le premier, Alceste le misanthrope, exige « qu’on soit sincère, et qu’en homme d’honneur, on ne lâche aucun mot qui ne parte du cœur.” Alceste exprime un idéal de comportement, qui est celui d’être vrai, entier, soi-même à 100 %. Ce qui demande de dire tout ce que l’on pense, même si cela ne plaît pas toujours. Pour Alceste, s’employer à être honnête avec les autres, à laisser tomber le masque, c’est faire preuve de sincérité et de respect à leur égard.

Mais, les mœurs de la cour versaillaise étant ce qu’elles sont, son idéal est bien naïf, et même complètement hors de la réalité de la cour ! N’acceptant pas ce qui est, Alceste s’enfonce dans son intransigeance et son intolérance, au point de s’isoler.

S’adapter

Pour notre misanthrope, s’adapter, prévaloir les idées et les opinions des autres, dans le but de garantir une bonne paix sociale, c’est être un lâche. Alors que pour son ami, Philinte, s’adapter, faire preuve de pragmatisme dans son comportement et ses propos, c’est bien au contraire faire preuve de sagesse et d’intelligence. On peut regretter le comportement général de la cour, mais mieux vaut s’adapter que s’opposer systématiquement à elle. Il faut aussi comprendre qu’on ne peut pas avoir le même langage avec tout le monde. Philinte tient un langage franc et sincère à Alceste, qui le lui demande. Mais à la cour, il s’adapte aux coutumes et rituels sociaux.

D’ailleurs, Philinte fait remarquer à son ami que son franc parlé systématique ne contribue qu’à le ridiculiser. Ses agressives revendications de sincérité n’ont aucun effet, bien au contraire ! Contre le nombre, on ne peut pas grand-chose. La fin du Misanthrope, est d’ailleurs marquée par la victoire du pragmatique Philinte. Mais attention à ne pas tomber dans une autre extrémité : l’effacement !

Observer et comprendre                           

Doit-on tout copier, tout mimer pour s’adapter ? Dois-je partager les opinions politiques de mes amis rencontrés ? Dois-je parler un langage plus courant et familier avec des amis de mon quartier d’enfance ? S’adapter oui, mais dois-je pour autant me travestir et m’effacer ? Bien sûr que non, sinon ce n’est plus être soi ! Cependant, si vous êtes aussi dans cette démarche, il est intéressant de comprendre d’où vient cette tendance au mimétisme. Reprendre des codes verbaux ou des attitudes n’est, en effet, pas anodin. Cela veut dire que l’on recherche l’acceptation avant tout, l’envie de plaire et d’être aimé. Ce besoin d’être intégré, inconscient souvent, est révélateur d’une enfance où les parents ont fait sentir, subtilement ou non, à l’enfant qu’il fallait qu’il se conforme à un certain type de comportement sous peine d’être rejeté.

Dépasser la peur du jugement des autres

C’est dire, si au final, être soi-même avec les autres relève de l’art de l’équilibriste ! Si nous avons un côté caméléon, nous nous devons de nous défaire du besoin d’appréciation des autres, de la peur d’être rejeté(e)s par eux. Sans cet effort, comment se faire de vrais amis ou nouer des relations de qualité ? Dépasser cette peur est essentiel. Etre soi-même avec les autres est donc un exercice subtil où nous montrons patte blanche, qui nous sommes, ce que nous pensons, mais nous devons aussi être attentifs à nos interlocuteurs, être capables de comprendre avec qui on est en interaction.

Si vous vous comportez à la manière d’Alceste, sans l’empathie nécessaire et le bon sens de sentir ce qui choquera ou pas, ce qui sera accepté ou pas, tout ce que vous gagnerez c’est d’avoir mis votre auditoire mal à l’aise ! Il y a fort à parier que ce même auditoire vous rendra la politesse ! C’est en acceptant les règles et en le montrant, que nous sommes ensuite acceptés avec toutes les singularités qui nous caractérisent. Il faut toujours donner avant pour recevoir après ! Tout simplement !

écrit par

Camille

Relations interpersonnelles

Savoir être

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