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L’insolente sagesse de Mark Manson

L’art subtil de croire en soi

Quand on parle de bien-être et de mieux-vivre, on se retrouve face à deux discours. « Sois plus beau, plus riche, plus heureux » et « sois ce que tu es », ils sont en apparence proches, mais on sent quand même une subtilité. La première injonction procure du stress et un sentiment d’insatisfaction permanente, car il nous pousse au perfectionnisme. La seconde sous-entend que même les défauts, physiques ou de caractères, ont leur place. Voilà le constat de Mark Manson, auteur de « L’art subtil de s’en foutre » aux éditions Eyrolles.

Le développement personnel sans chichi

Peu connu chez nous, ce blogueur Américain d’une trentaine d’années, est suivi par près de 2 millions de personnes. Sa marque de fabrique est de traiter les questions du développement personnel sans chichi et avec humour, comme il le fait dans son livre au titre évocateur « l’art subtil de s’en foutre » Car être soi totalement et sans éprouver de culpabilité est effectivement un art délicat et de longue haleine.

Savoir distinguer l’essentiel du superflu

S’en foutre ne signifie pas être indifférent

Contrairement à ce que ce terme nous évoque immédiatement, « s’en foutre », ce n’est pas être indifférent et inconscient. Ceux-là, Mark Manson ne les porte pas d’ailleurs en haute estime :

« Les gens indifférents ont une peur bleue de leur environnement et des répercussions de leurs choix. Ils n’opèrent donc aucun choix important, se réfugiant dans une zone grise aseptisée où ils s’apitoient complaisamment sur leur propre sort, se dispensant de l’activité tellement chronophage, énergivore et contrariante qu’on appelle vivre ».

La messe est dite, les gens indifférents sont des trouillards qui cachent du mieux qu’ils peuvent leur manque de confiance en soi et surtout en la vie. Leur peur de vivre revient à leur peur de se planter dans leurs choix, ou de perdre quelque chose en assumant ces choix.

Qu’est-ce qu’ils redoutent tant de perdre ? D’abîmer l’image qu’ont leurs proches et leurs connaissances d’eux-mêmes, ou qu’ils pensent que leur entourage a d’eux-mêmes (car tous ne sont pas aveugles) ? Pour le dire plus simplement, ils se laissent menés par leurs émotions et pensées négatives. Ce qu’ils redoutant tant, c’est de froisser leur ego et de réveiller des émotions négatives liées à des souvenirs douloureux mis en sommeil.

S’en foutre, c’est fuir les histoires inutiles

L’art de s’en foutre, vous l’aurez deviné, c’est de savoir lâcher prise. Or celui qui nous en empêche dans les ¾ du temps, c’est un ego mal placé et un mental trouillard à souhait. Nous vivons pour promouvoir une image de soi déformée, et afficher une estime de soi factice pour être valorisé et aimé. Et comme aujourd’hui il n’a jamais été aussi difficile d’apaiser le mental et l’ego, nombreux sont ceux qui tombent dans ses filets.

Vous le voyez beaucoup dans les disputes, quand l’enjeu tourne autour de savoir qui a raison, et qui a tort. Ici, Mark Manson rappelle une vérité qui nous vient des Grecs :

« Plus tu recherches la certitude à propos de quelque chose, plus tu renforces en toi le sentiment d’incertitude et d’insécurité. Mais l’inverse est aussi vrai : plus tu consens à l’état d’incertitude, plus tu apprécieras le fait de progresser dans la connaissance de ce que tu ignores. L’incertitude désamorce les stéréotypes et les préjugés […] y compris sur soi-même. […] L’incertitude est la base du progrès et de la croissance. Qui croit tout savoir, n’apprend rien ».

Pour le dire autrement : « je sais que je ne sais rien », dixit Socrate.

Recadrer notre ego, se remettre en question, n’est pas une activité que nous faisons le plus naturellement du monde. Mais bien souvent la vie nous envoie des épreuves et des expériences douloureuses pour calmer le mental et l’ego.

Savoir s’en foutre n’est pas s’enfuir

S’en foutre ce n’est pas se cacher de ses problèmes ou de sa souffrance

Beaucoup de gens s’accommodent de vivre dans le déni, quand ils sont confrontés à une difficulté ou à une responsabilité qui les met mal à l’aise. Malheureusement, la politique d’autruche n’est qu’une politique de bombe à retardement. Laisser trainer les problèmes et les peurs, ce n’est pas les faire disparaitre.

écrit par

La rédaction

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