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  5. Comment mieux vivre son incarnation ?

Comment mieux vivre son incarnation ?

  • mis à jour le vendredi 2 octobre 2020
  • 9 Min de Lecture

/ 5.

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Des difficultés de s’incarner : entretien avec Marie-Pierre Dillenseger et François Couplan

Vivre n’est pas simple

50 % de l’humanité croit en la réincarnation et au fait que notre existence ne soit pas un hasard de l’univers. Nous aurions donc une raison d’être et une mission de vie sur cette terre.

L’incarnation vient du latin « incarnatus » qui signifie prendre un corps de chair. S’incarner est donc une rencontre avec le corps. Or, c’est une expérience qui est loin d’être neutre, comme le montre l’avalanche de publications autour du body positive ou des pathologies liées à la relation au corps, type anorexie, boulimie ou obésité.

A cette première difficulté pour bien-vivre son incarnation, s’en rajoutent deux autres :

D’abord, les injonctions familiales, les croyances limitantes et les dogmes du milieu socio-culturel qui nous contraignent à « rester à notre place » même si celle-ci n’est pas taillée pour nous.

Ensuite, notre système économique et social nous pousse à choisir la sécurité et le confort plutôt que les risques et les mystères qui font partie de la quête de soi. Les révolutions technologiques et scientifiques ainsi que les choix de modèle économique nous ont enchaîné à nos peurs, nos désirs et nos exigences, tout en niant notre condition de mortel. Pourtant, il est étrange que la mort, l’une de nos rares certitudes dans ce monde, soit autant absente de nos systèmes de pensée.

Une boussole dans la jungle

Ce déni et cette méconnaissance de soi et de notre écosystème se paie cher tous les jours. Nous sommes arrivés au bout du paradigme matérialiste. Notre société se meurt un peu plus chaque jour de rester sur le mode de la consommation, du pouvoir et de la logique mercantile. En témoigne la dépression qui est l’une des grandes maladies de ce siècle.

Heureusement, il est possible de retrouver notre réelle raison d’être, car nous possédons tous une mesure qui nous est propre et à laquelle il est important de rester fidèle si nous voulons avoir une vie bonne et heureuse.

C’est ce que nous voyons avec Marie-Pierre Dillenseger , spécialiste de la pensée chinoise et François Couplan ethnobotaniste spécialiste des plantes sauvages comestibles. La première est également l’autrice des livres la « Voie du Feng-Shui » et « Oser s’accomplir », et le second, l’auteur de nombreux ouvrages à succès sur les plantes comestibles, la nature et la santé dont « Ce que les plantes ont à nous dire ».

Comment définir l’incarnation ?

Être dans le corps et dans le monde

  • Marie-Pierre Dillenseger

S’incarner c’est être dans la chair. L’incarnation pose la question de notre rapport au corps, de notre acceptation d’être dans un corps, d’être limité par un corps et du soin que nous en prenons.

 » Ce qui implique qu’avant de se poser la question de savoir ce que nous sommes venus faire ici, et d’entrer dans l’aspect spirituel et intellectuel de l’affaire, il est impératif de prendre soin du corps en veillant à avoir un bon sommeil, une bonne digestion et une bonne capacité à être mobile.

Je le constate en 25 ans de consultation et d’accompagnement, plus notre corps a notre attention, moins nous allons donner prise à des angoisses existentielles. »

  • François Couplan

S’incarner c’est le fait de venir sur Terre, dans ce monde. Cela implique non pas seulement la relation à mon corps, mais à l’ensemble du monde. S’incarner suppose aussi des angoisses existentielles communes à tout le monde : Qui-suis-je ? D’où viens-je ? Où vais-je ?

« Pour la théorie, la mienne est que tout vient de l’unité. En tant qu’êtres humains, nous sommes des êtres d’unité qui ont été incarnés dans la dualité. Parce que c’est notre nature, nous avons envie de retrouver cette unité avec le désir d’atteindre la perfection. Vivant dans la matière, dans un monde concret, palpable et touchable, j’expérimente le plaisir et la douleur, et je constate que toute chose est opposable à une autre. Ce n’est pas seulement mon corps, c’est aussi mon âme, mes ressentis et mes perceptions qui sont duaux et généralement opposés.

Toute la création provient de l’interaction multiforme du yin et du yang. Nous vivons tous le beau et le laid, nous sommes tous gentils et méchants, on vit ses contradictions et cela évoque la souffrance que l’on cherche à apaiser en retrouvant l’unité. »

Faire l’expérience de la dualité (yin / yang)

  • François Couplan

« Pour mieux vivre cette dualité (yin/yang) et donc l’incarnation, on peut avoir recours à la pensée paradoxale. C’est un moyen pratique, simple, concret et efficace de retrouver cette unité.

La pensée paradoxale, c’est le fait de se rendre compte que lorsqu’une chose est vraie son opposé l’est aussi. Je désire la perfection, mais je sais bien que je ne peux l’atteindre dans cette vie. La pensée paradoxale enseigne le détachement, cela permet de prendre du recul.

Le paradoxe n’est pas l’opposition. Le paradoxe réunit ce qui est opposé, alors que la contradiction renforce la déchirure.

Selon Frédéric Grolleau : « Un vrai paradoxe confronte deux visions défendables et contradictoires mais au-delà de leur opposition problématique il pointe leur harmonie ». Quand on reste sur une seule affirmation, oui ou non, on ne peut pas comprendre les choses en profondeur.

De plus, la pensée paradoxale permet de se plonger dans le moment présent qui est une unité de temps. Il n’y a plus de passé ou de futur. Et ce n’est pas juste une vue de l’esprit, c’est un ressenti.

Enfin, une autre façon de vivre l’unité dans la dualité du monde incarné passe par l’orgasme. »

  • Marie-Pierre Dillenseger 

« Tout ce que nous vivons au quotidien (quel que soit le sujet) est lié au frottement continuel des deux forces yin et yang. Y compris au niveau de l’individu, puisque dans la pensée chinoise, l’âme est considérée yang alors que le corps est considéré yin.

Le but est de rendre le frottement le moins rugueux possible dans la vie et même d’aller vers une alliance harmonieuse entre les deux.

Comment ? En acceptant ce qui nous a été donné : notre physique, famille, nationalité, etc. »

Le but et les obstacles à l’incarnation 

Comment comprendre qui on est, prendre notre place et notre chemin ?

  • Marie-Pierre Dillenseger

« Ce n’est pas tant qui on est qui importe, mais de savoir ce qui conforte et remplit son taux de vitalité. Être en vie c’est ça qui compte.

L’objectif de notre incarnation est de prendre, le plus possible, la place qui nous est donnée. Pas pour prendre celle des autres, mais pour déployer tous les jours un petit peu, les quelques qualités qui nous ont été données.

La difficulté de l’incarnation, c’est qu’on n’arrive pas avec le manuel d’utilisation. C’est un processus qui va s’appuyer sur des obstacles et difficultés, que nous allons vivre comme pénibles, mais qui sont des clés pour graduellement mieux nous positionner, comprendre ce pour quoi nous sommes faits. Très souvent, cela passe par la compréhension et l’identification de ce pourquoi nous ne sommes pas faits.

Prenons un obstacle parmi d’autre, la maladie. Les 1ers signes d’une maladie sont à lire comme potentiellement des indications pour oser repérer s’il n’y avait pas un aiguillage. Un train qui pourrait nous emmener vers une autre direction que ce que le formatage familial ou culturel avait prévu pour nous.

Plus nous faisons un travail de décodage des formatages multiples (familiaux, culturels, ancestraux) qui nous collent à la peau et nous enlèvent de l’énergie, plus on la retrouve et on va vers qui on est.

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Chaque jour, nous avons la responsabilité de nous mettre dans des situations qui nous mettent en joie, qui nous animent. La joie est un indicateur essentiel pour nous dire si on est sur le bon chemin ou non. Nous découvrons par le biais de cet effort qui nous sommes. Notre incarnation est une enquête dont il nous manque des clés, pendant longtemps ça ne sera pas clair, mais il nous faudra apprendre à tolérer l’inconfort de pas savoir tout en continuant de chercher. C’est une forme de lâcher-prise active. »

L’acceptation, la clé du bon chemin

  • Marie-Pierre Dillenseger

L’acceptation pour moi, c’est la prise en compte continuelle de mon environnement spatial, temporel, physique, humain. Quand je me trouve vraiment devant un obstacle, il est des cas où s’agiter pour passer en force va nous prendre plus d’énergie, plus de force plutôt que se dire ok j’ai intérêt à reculer. Reculer c’est protéger son énergie.

L’acceptation n’est pas la résignation. Celle-ci est utile quand elle nous fait renoncer à un chemin qui n’est pas le nôtre. Il y a une dévalorisation exagérée des techniques de fuite (faut pas perdre de temps, la face) alors que cela peut être aussi une preuve d’intelligence car on se montre opportun, sage, économe de son énergie et on gagne en longévité.

La vie ne peut pas être comparée à un fil qui se déplierait facilement dans le temps. La vie est une succession de phases qui parfois nécessite des seuils inconfortables ou difficiles (dois-je divorcer ou non, changer de boulot ? de région ?), où la personne se transforme vers un état suivant d’elle-même. Il y a plus à gagner d’accepter le passage de seuil plutôt que de résister.

François Couplan

« Il ne faut pas confondre acceptation et résignation. Quand Gandhi parlait de non-violence, il n’entendait pas de se laisser marcher dessus mais d’avoir une approche non agressive qui est d’ailleurs beaucoup plus impactante et efficace. C’est une attitude active, et non passive comme une résignation. »

L’influence la mémoire transgénérationnelle sur notre incarnation 

  • Marie-Pierre Dillenseger

« Repérer une mémoire transgénérationnelle qui nous dessert n’est jamais facile. Tous ceux qui sont investis dans un travail transgénérationnel en psycho-généalogie, en constellation familiale vont arriver graduellement à faire des liens entre une phobie particulière, un dysfonctionnement et des liens avec les ancêtres.  On ne peut avancer là-dessus sans l’économie d’une recherche personnelle.

Quand on fait des recherches sur notre famille, on tombe souvent sur des personnes qui ont été interrompues dans leur processus d’incarnation (une mort survenue trop tôt, un empêchement de faire des études, etc.).

Etant liés à ces ancêtres, nous sommes naturellement porteurs des mémoires, des histoires et objets transmis, mais aussi à leurs propres incarnations, à leurs échecs et accomplissements.

Parfois l’échec d’un ancêtre n’est pas moins perturbant que le succès d’un aïeul quand celui-ci était PDG et tous les enfants n’ont jamais pu faire aussi bien. Il faut accepter le fait que nous soyons le fruit d’histoire d’incarnations précédentes qui se sont plus ou moins bien passées.

S’interroger sur ses origines familiales et sa propre identité (qui suis-je) a plusieurs avantages. Etant des énergies résiduelles (ADN) de ceux qui nous ont précédé, on évite de passer à côté de notre vie à faire ce que tel ancêtre n’a pas fini. De plus, ce travail permet de distinguer qui nous sommes des précédents. On délimite son territoire et on mène sa vie pour soi et non pour les ancêtres. »

  • François Couplan

« Pour la question du transgénérationnel, il est important d’être capable de s’affranchir des exigences sociales. Que cela soit l’accomplissement ou l’échec de l’aïeul, il faut bien voir qu’il s’inscrit dans un contexte culturel et historique précis. Ce sont des choses qui se transmettent.

Pour moi, en trois générations, ma famille est passée du stade de paysan au stade de grand bourgeois. Elle n’est pas la seule à avoir connu cette ascension sociale. Or, c’est une pression énorme qui est mise sur la tête, les épaules, le cœur, l’âme de tous les individus qui forment nos sociétés. Si on ne tient pas compte de ce facteur, et de cette autonomie qu’il est nécessaire d’avoir, il est difficile de s’incarner et de bien dormir. »

Quelques chiffres en lien avec la transmission des mémoires

  • Une expérience surprenante démontrant que des souris conditionnées à associer la douleur d’un choc électrique à l’odeur d’amande présentent ensuite une réaction de peur après la seule inhalation de l’amande, et ce, sur 5 générations.

Par ailleurs, le docteur Ariane Giacobino, généticienne et chercheur à l’université de Genève, a observé que les traumatismes  laissaient une trace biologique dans l’ADN, particulièrement dans celui de la troisième génération issue du traumatisme.

  • Marc Frechet, psychologue clinicien de l’hôpital Debrousse à Villejuif et inventeur de la théorie des Cycles Biologiques Cellulaires Mémorisés, démontre que chaque fait marquant de la vie est gardé en mémoire par notre cerveau telle une base de données à laquelle celui-ci va se référer en permanence. Les travaux de Marc Frechet démontrent que le cerveau passe son temps à chercher des similitudes dans le passé avant de créer de nouveaux circuits neurologiques. Il conclura qu’il est important de déprogrammer les situations douloureuses au risque de les revivre à des dates clef.

Encore un immense merci à Marie-Pierre et François !

Les recommandations de lecture de Marie-Pierre Dillenseger et François Couplan

  • Se libérer du connu de Jiddu Krishnamurti 
  • l’individuation dans les contes de fée de Marie-Louise Von Franz 
écrit par

Amal Dadolle

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