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Comment ne pas transmettre ses blessures d’enfance ?

  • mis à jour le mardi 5 janvier 2021
  • 6 Min de Lecture

/ 5.

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Vouloir être un bon parent ne va pas de soi

Quand vouloir n’est pas pouvoir

Quand nous sommes sur le point de devenir parent, un choix se fait. Reproduirais-je l’éducation de mes parents, ou ferais-je autrement ? Quand nous avons reçu une éducation jugée idéale, nous reproduisons le schéma familial sans nous poser de question. Mais si nous avons estimé ou conscience que nos parents ont commis des erreurs, des maladresses, des blessures, ce que l’on peut englober sous le terme de la maltraitance ordinaire, nous aspirons à devenir de meilleurs parents.

Malheureusement, vouloir être une meilleure mère ou un meilleur père ne suffit jamais. On ne se débarrasse pas de ses schémas familiaux aussi facilement : ils sont ancrés en nous, et ressurgissent sans qu’on y prenne conscience.

Le témoignage de Paula Thorès Riand

En témoigne Paula Thorès Riand, psychologue clinicienne et mère de deux enfants. Fait rare pour une psy, dans son ouvrage « Blessures de mères. Ne pas transmettre ses propres maltraitances », elle dévoile ses propres difficultés à instaurer une belle relation avec sa mère et son fils ainé. Elle n’a jamais pu comprendre la froideur de sa mère, et sans se rendre compte, elle va reproduire le même type de relation avec son fils.

Pourtant, au début, tout est merveilleux. Son fils est un bébé choyé et adoré. Mais très vite, les premières tensions apparaissent avec les premiers signes de désobéissance. Au fil des années, et de l’assurance que prend son fils, les affrontements vont être quasi quotidiens. P. Thorès Riand ne manquera pas de reproduire avec son enfant la maltraitance ordinaire qu’elle avait connue avec sa mère.

La maltraitance que nous connaissons parfaitement, c’est celle où sont négligés les besoins vitaux de son enfant, en plus d’être battu ou/et abusé sexuellement.

La maltraitance ordinaire, quant à elle, est moins évidente, mais elle contribue aussi à transmettre nos blessures d’enfance aux enfants . Afin de limiter qu’elle ne se reproduise et se répande, il est donc utile de bien la cerner et la connaitre.

Décryptage de la maltraitance ordinaire 

Définition de la maltraitance ordinaire

Contrairement à la maltraitance grave, la maltraitance ordinaire s’inscrit dans un contexte où le parent entend être un bon parent.

Mais devant le stress de la vie quotidienne, des gestes négatifs ou des paroles brusques vont venir s’installer progressivement dans la relation de la part du père ou de la mère (rarement les deux parents en même temps).

Si ces gestes et ces paroles sont répétés dans le temps, elles vont finir par impacter l’enfant sur son développement et son état de santé physique et psychologique.

A cause de son caractère « soft », la maltraitance ordinaire est rarement perçue comme de la maltraitance par la famille. Elle est donc invisible, mais elle peut se repérer dès lors que le parent fait passer en premier l’éducation qu’il tient à transmettre, sur l’affection qu’il porte à son enfant.

Les signes et les conséquences de la maltraitance ordinaire 

  • Le parent manifeste de la brusquerie dans ses gestes ou ses paroles.
  • Il manifeste de l’agacement ou de l’impatience vis-à-vis de son enfant. Il va le rabrouer, lui couper la parole, souffler fort, lever les yeux en l’air. Au fil du temps, il développe un esprit critique constant et systématique contre l’enfant.
  • Le parent hausse facilement le ton, jusqu’à crier de façon quasi systématique.
  • Le parent impose son rythme de pas de course et son organisation rigide à son enfant.
  • Le parent est fatigué, frustré, démoralisé. Ce qui peut amener un risque d’escalade dans la maltraitance.

Du côté de l’enfant, face à un parent énervé et mécontent, il va tacher d’arrondir les angles en tâchant de deviner et d’interpréter les attentes parentales. En cas d’échec, il développe un sentiment de culpabilité et de honte, qui s’inscrira durablement en lui. Enfin, on note également une distance affective de l’enfant vis-à-vis du parent.

Comment y mettre fin et éviter que nos petits héritent de nos blessures d’enfance ?

En comprenant les besoins de chacune des parties.

Soigner son enfant intérieur

Regarder son passé

Si, en tant que parent, nous avons tendance à glisser dans la maltraitance ordinaire, c’est que nous n’avons pas fait la paix avec un certain passé familial. La première chose à faire est donc de sortir de son déni, et de regarder dans son enfance ce qui a pu nous blesser.

Comme l’explique Paula Thorès Riand, le déni constitue des mécanismes profonds et massifs de protection psychique, qui permettent de ne plus rien (re)sentir. On est comme désincarné émotionnellement. Face à des adultes irresponsables, cet état permet à l’enfant de se protéger, mais s’il se poursuit à l’âge adulte, on est alors incapable de percevoir et de répondre aux besoins de son enfant.

Pour pallier à la désincarnation émotionnelle, on opère une détoxification émotionnelle. Cela consiste à aller habiter ses émotions, écouter, ressentir ses peurs. C’est la seule façon de se sortir de cette carapace, que l’on s’est construite et qui étouffe.

Un accompagnement par une thérapie est également conseillé pour comprendre et se défaire de son passé. Durant cette thérapie, on apprend l’art de la résilience, qui permet de se reconstruire, et de trouver la paix.

Pratiquer la résilience

La résilience, c’est l’art de mettre du sens dans une histoire décousue et chaotique. Boris Cyrulnik, neuropsychiatre et scientifique, a étudié les effets positifs et négatifs de nos parcours de vie sur la chimie de notre cerveau. Il a pu voir que certains épisodes et traumatismes du passé peuvent léser des zones de cerveau.

Mais il a aussi constaté que si nous changeons notre point de vue sur notre passé, en lui donnant du sens, de la logique et de l’espoir, les circuits neuronaux se reforment et les zones cérébrales guérissent progressivement.

Remettre intellectuellement de l’ordre dans son passé implique quelque fois des conséquences très concrètes sur notre présent. Par exemple, si on prend conscience que cela fait des années que nous entretenons une relation toxique ou mortifère avec un de ses deux parents, nous comprendrons qu’il est enfin temps de l’accepter et de prendre le large.

Cette prise de distance ne doit pas être vue comme un échec, mais comme un signe d’humilité où l’on reconnait que l’on ne peut pas changer les autres, encore moins quand il s’agit de son père ou de sa mère.

Quand on prend réellement soin de soi, en prenant réellement en compte ses besoins, on est plus apte à repérer et comprendre ceux de l’autre, en particulier celui de son enfant.

Comprendre les besoins de son enfant

Du temps et de l’espace

L’enfant n’est pas un adulte. Ses besoins et son fonctionnement cognitif sont différents. Mais débordés par l’urgence et les soucis du quotidien, nous avons tendance à l’oublier. Nous attendons d’avoir des résultats immédiats quand nous nous adressons aux enfants. Pourtant, c’est une grosse erreur : les enfants ont besoin de temps, ils perdent leurs moyens quand on les dépêche.

Nous ne prenons pas toujours le temps et l’espace nécessaire pour bien comprendre les besoins émotionnels de notre enfant . C’est pourtant nécessaire pour ne pas avoir à abuser de son autorité par les cris, les menaces ou les punitions.

L’équilibre entre sérénité et fermeté est délicat. Néanmoins, il existe quelques astuces.

Quelques règles pour bien se faire comprendre de son enfant

  • Être clair sur les règles de la maison et de la vie collective en oubliant les explications trop longues ou en faisant trop de règles, car l’enfant peut s’y perdre. Plus ces règles seront courtes et simples, plus elles seront efficaces.
  • Être sûr que l’enfant a écouté . Nous avons tendance à exiger que l’enfant soit à notre disposition immédiatement pour nous obéir. Or, il est possible qu’il lise un livre, ou soit en plein jeu. Complément focalisé, l’enfant pourrait ne pas avoir entendu de venir dîner.
  • Eviter de répéter 100 fois les demandes. Préférez la règle de 1,2, 3. Si à la 3e fois, l’enfant n’a pas obéit, sanctionnez-le. Et à ce propos, préférez des sanctions courtes et proches que des punitions lourdes et longues. Là encore, c’est une question d’efficacité.
  • Montrer l’exemple. Si vous attendez que votre enfant soit calme, soyez le en premier.
  • Parler de ses émotions, et reconnaitre ses torts quand vous vous êtes laissé emporter.

En cas de conflit, instaurez une distance physique. Cela peut être de laisser de laisser un tiers l’accompagner dans ses devoirs, ou de faire des dîners séparés. Cela a l’avantage de redonner à l’enfant la sérénité dont il a besoin pour mener sa vie et ses apprentissages.

Pour ce qui vous concerne, les dîners seront dès lors un moment privilégié pour vous retrouver avec votre conjoint. N’oublions pas que tout est une question d’équilibre : trouver de l’espace pour sa vie d’homme ou de femme  contribue à faire de chacun un meilleur parent.

Source : Paula Thorès Riand, « Blessures de mères. Ne pas transmettre ses propres maltraitances. », éditions Odile Jacob, 2019
écrit par

La rédaction

Famille

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