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Courir comme on médite

  • mercredi 20 septembre 2017
  • 4 Min de Lecture

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Courir comme on médite

Avoir un esprit sain dans un corps sain

Courir comme on médite ? L’une de ces activités nous invite à bouger, quand l’autre nous demande d’être immobile… Cependant ces deux activités se rejoignent dans les exigences et les efforts qu’elles vont nous demander. C’est le constat de Sakyong Mipham, un Rinpotché (maitre bouddhiste), héritier des principes de la Lignée Shamballa.

La Lignée Shamballa, c’est quoi ? Une tradition du bouddhisme tibétain, apparue à la fin des années 1930, et dont l’enseignement repose sur l’idée que nous avons, tous et toutes, une source de sagesse en nous. Cette sagesse, il faut la découvrir et la cultiver. Comment ? Par la méditation, naturellement.

Au cours de sa pratique, le méditant va connaitre 4 phases, baptisées selon 4 animaux, symboles des paliers de son évolution intérieure. Quand Sakyong se met à courir, c’est pour maintenir sa forme physique. Il se rend vite compte de la difficulté des débuts, et s’interroge : serait-il capable de courir un marathon de 3h, de 5h ? Notre Rinpotché comprend que la course exige un état d’esprit similaire à celui de la méditation, et que l’on peut appliquer les 4 phases et les principes de la méditation de la Lignée Shamballa au running !

Phase 1 : Le tigre

Courir, comme méditer, n’est pas du tout confortable au début. L’inconfort du silence, et l’inconfort de la douleur demandent l’un comme l’autre de la patience et de l’endurance. Cette gêne est normale, puisqu’on se forge une nouvelle base, un peu comme quand on « fait » ses nouvelles chaussures. Pour le corps, on se forge une base qui passe par le renforcement des os, des tendons et des muscles. Pour l’esprit, les débuts seront de faire attention au souffle, et aux pensées qui viennent perturber le vide mental.

La phase 1 est la phase la plus difficile, celle où l’on est le plus susceptible d’abandonner. Pour tenir dans le temps, il faut donc y aller avec lenteur et douceur.

Méditer ou courir trop longtemps, dès le début, alors que vous n’avez pas du tout l’habitude, risquerait de vous dégoûter !

Phase 2 : Le lion

Cette phase commence quand aller courir ou méditer ne devient plus un exercice « obligé », mais une source de plaisir. Plus heureux et mieux disposé, il n’y a plus de lutte avec soi-même pour prendre ses baskets ou s’installer pour méditer. On est pleinement conscient des bienfaits de la méditation comme videur de stress.

Quel est l’objectif de cette phase ? Vu qu’il n’y a plus à lutter intérieurement, on peut enfin se concentrer sur l’extérieur. Ainsi, la seconde phase demandera de sortir de sa bulle quand on court, et de faire attention au paysage qui nous entoure. On établit une relation avec l’environnement, en respirant, en regardant devant soi, en sentant l’air et ses odeurs, on prend conscience aussi de sa transpiration et des battements du cœur. Cette phase est certainement la plus sympa, celle où l’on savoure les fruits du labeur de la phase du tigre, et celle où, enfin frais et disponible, nous nous ouvrons, consciemment, au monde.

rawpixel/123RF

Phase 3 : Le Garuda

Le Garuda représente la phase des défis, où l’on sort de sa zone de confort. La première zone de confort étant le temps limité. Pour méditer, comme pour courir, l’un des défis sera de rallonger le temps de la séance, en passant de 20min à 1h, par exemple. Aller courir dans un nouveau cadre, faire un marathon, ou inclure quelqu’un que vous aimez dans votre méditation, sont d’autres exemples de défis.

Le risque du Garuda, et du défi en général, c’est la possibilité de perdre de vue l’essentiel. Si on médite, c’est pour se sentir mieux, être connecté à sa vie et à son corps, or si on s’isole, en s’enfermant dans sa méditation, on ne se sent pas mieux et encore moins connecté aux autres. Bref, on passe à côté du but de la méditation. De même, pour le running, si on court en se mettant en danger par défi, notre corps risque de le payer.

Il est important de garder en tête l’idée que méditer ou courir reste un plaisir, pas une obligation ou une compétition en plus dans votre vie !

Phase 4 : Le dragon

A ce niveau, l’esprit et le corps sont déjà très bien entrainés. Vous avez une parfaite connaissance de vous-mêmes et de vos qualités physiques. Dans la tradition Shamballa, le dragon symbolise l’étape où le guerrier accède à une sagesse intimement comprise, elle n’est plus un concept abstrait tiré des livres. La course et la méditation deviennent des moments où l’on se relie aux chapitres importants de nos vies, qui nous définissent et nous rendent singuliers, en tant qu’individu.

Mieux connecté(e) à soi et aux autres, la méditation devient alors un outil au service des autres, de même que courir. Quand le sage a tout, il ne le garde pas pour lui, il en fait profiter les autres. Durant cette phase 4, vous ne courrez plus pour vous, ou votre forme physique, vous l’avez déjà, vous courrez pour des causes caritatives, pour les autres, comme Sakyong Mipham !

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à vous promener sur le web www.sakyong.com, www.shambhala.org, www.runningmind.org, ou en librairie, « Courir comme on médite », Sakyong Mipham, Guy Trédaniel éditeur, 2017

Bloomingyou : Votre blog santé & nutrition. Courir comme on médite. Cliquez ici pour plus d’articles.

écrit par

Amal

Santé & Bien-être

Sport

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