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Qu’est-ce que la gratitude et quels sont ses bienfaits?

  • mis à jour le jeudi 21 janvier 2021
  • 6 Min de Lecture

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quest-ce-que-la-gratitude-et-quels-sont-ses-bienfaits

La gratitude n’est pas une politesse

Sur le plan collectif, 2020 a été une année éprouvante et il apparaît peu probable que le reste de cette décennie soit plus douce. Comment ne pas succomber à la dépression générale qui s’annonce ?

Le déni peut être une réponse pour certains, mais pour ceux qui aspirent à s’ancrer dans le réel, la gratitude est un choix bien plus pertinent.  Sujet récurrent du développement personnel, la gratitude n’est pourtant pas toujours bien définie et par conséquent bien comprise.

Rébecca Shankland, psychologue, chercheuse au laboratoire inter-universitaire de psychologie, maître de conférences à l’université Grenoble-Alpes et vice-Présidente de l’Association française et francophone de psychologie positive, s’est consacrée à cette notion dans son ouvrage « Les pouvoirs de la gratitude ».

Tout d’abord, la gratitude se distingue de la politesse, qui est une convention sociale régie par un ensemble de règles de comportements et de langage à adopter en société. En ce sens, la politesse est attendue et automatique. Elle peut être impersonnelle et distante, ce qui est loin d’être le cas de la gratitude.

« La gratitude est une émotion agréable que l’on éprouve lorsqu’on reçoit une aide ou un don d’autrui et qu’il s’agit d’un geste intentionnel et désintéressé. »

« La gratitude est un mélange subtil de surprise, de joie, d’émerveillement et […] la prise de conscience que les êtres humains (ou encore Dieu et la nature) peuvent être une source de bien-être pour les autres. […] Philip Watkins, chercheur à l’Université East Washington, parle ainsi de la gratitude comme d’un amplificateur du positif ».

Selon cette définition, l’apparition de la gratitude n’est possible qu’à deux conditions. Que celui qui rende service et celui qui reçoit soient sans arrière-pensée. On est dans le gratuit pur. Ce qui est peut-être assez difficile à appréhender dans une société stressée, compétitive et marchande.

Qu’est-ce qui empêche d’éprouver de la gratitude ?

Le sentiment d’obligation et le devoir

« L’intention que nous détectons derrière le geste détermine en partie notre réaction. Si nous percevons l’acte comme fondamentalement bienveillant et désintéressé, cela aura tendance à générer une émotion de gratitude (qui n’implique pas nécessairement le sentiment de devoir rendre la pareille). Si nous démasquons une intention égoïste (même une simple quête de reconnaissance), cela entraînera plutôt un sentiment d’obligation. »

Or, le sentiment d’obligation, ou de dettes, est l’exact opposé du sentiment de gratitude. « Dis merci à la dame », « Après tout ce que j’ai fait pour toi ». Au lieu de nous remplir de reconnaissance, nous tombons dans une espèce de gêne inconfortable avec l’envie de nous éloigner au plus vite de notre « bienfaiteur ».

« Quand on se croit obligé d’exprimer sa gratitude, on perd la moitié de sa joie. » disait l’écrivain René Barjavel.

Le plus important, ce ne sont pas les actes mais l’intention. Ce n’est pas ce qu’on donne, mais la façon dont on le fait. Ce n’est pas le « faire » mais l’« être » qui détermine la générosité et la beauté d’un geste.

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Il arrive également que cela soit celui qui reçoit l’aide qui bloque toute gratitude. Ce comportement est étroitement lié à la légende du self-made man, de celui qui a réussi sans rien devoir à personne. Il y a ici l’idée que la réussite ne serait légitime et réelle que si nous l’avons forgée seuls. C’est une vision égotique, illusoire et qui montre encore toute la pauvreté d’une pensée binaire. On peut très bien être aidé et être méritant.

Le phénomène d’habituation

L’habitude, la routine, ce qui est pris pour acquis et autres phénomènes d’habituation tuent la gratitude. Parce que cela fait partie de la norme, nous ne percevons plu les intentions bienveillantes derrière les actes. C’est vrai au sein de la famille, du couple et dans le milieu professionnel. C’est d’ailleurs au bureau où le manque de gratitude et de reconnaissance est le plus décrié et nous fait penser que notre société est déshumanisée.

Il y a en effet chez certains clients ou responsables une tendance à primer la fonction avant la personne. Sous prétexte d’être payée, je ne suis plus Madame Unetelle, mais une caissière, une infirmière, une comptable etc. Ma contribution et mes efforts sont « normaux » parce que rémunérés. Mais c’est oublier que le salaire n’est rien d’autre qu’une ressource indispensable (et maigre quand on est infirmière ou caissière) pour se loger, se nourrir, se soigner et offrir quelques petits plaisirs à ses proches.

Il faut prendre donc du recul, prendre conscience de ce que fait l’autre fait pour moi. Pour que cette prise de recul soit possible, certaines conditions doivent être réunies.

Quelles sont les conditions pour ressentir de la gratitude ?

Humilité et empathie

L’humilité n’est pas se rabaisser, c’est rester factuel. « C’est une perception équilibrée des forces et des faiblesses, des réussites et des échecs, tout en maintenant une bonne estime de soi. »

L’humilité nous sauve des dérives du « self-made man » parce qu’elle nous amène à accepter une réalité fondamentale : sans les autres, on ne va pas bien loin et on n’est pas heureux. Vivre en groupe, pour, avec et par les autres fait partie de notre nature fondamentale. Il y a une interdépendance inévitable, c’est le propre de tous les animaux sociaux. Le psychologue Robert Emmons va même jusqu’à dire : « Tant que nous n’admettons pas cette dépendance, la gratitude reste au mieux une potentialité ». Cela le mérite d’être clair.

Aussi indispensable que l’humilité, l’empathie permet de comprendre et percevoir le coût de l’acte. Plus on accorde de la valeur au geste et au bénéfice reçu, plus la gratitude a de chance d’éclore.

Ces comportements ou attitudes seront d’autant plus naturels si on canalise son attention sur un mode que les psychologues appellent l’orientation reconnaissante.

L’orientation reconnaissante

L’orientation reconnaissante, c’est une démarche active et engagée, visant à percevoir son environnement ou son histoire sous un angle différent en prenant le temps de repérer tous ceux qui ont pu ou qui jouent un rôle dans notre bien-être. Pour le dire simplement, c’est la capacité à voir le verre à moitié plein. Y compris quand les circonstances sont douloureuses.

A part l’horreur ultime, toute expérience désagréable et difficile contient son lot de bénéfices, d’enseignements, de forces acquises et de profondeur d’âme. On évolue rarement dans l’insouciance et le confort, mais toujours dans l’étude et la souffrance. Il ne s’agit pas de glorifier ou de nier la douleur, mais de faire la part des choses. On en revient encore une fois à l’humilité.

Par ailleurs, l’orientation reconnaissante est une attitude salvatrice lors des deuils. Après la phase de déni, de colère et de désespoir, il y a celle de la reconstruction. C’est durant cette dernière phase que l’orientation reconnaissante et la gratitude jouent un rôle important. Au lieu de se focaliser sur notre perte, on se concentre sur les cadeaux acquis, sur les amis qui nous ont soutenu durant notre deuil et sur toutes ces petites choses du quotidien qui ont contribué à nous faire sourire et à redonner du sens à notre vie.

Il y a les larmes de joie, de tristesse, de colère, il y a aussi celles de la gratitude, celles où l’on honore les disparus et les vivants. C’est ce qui fait dire à Robert Emmons que la gratitude, c’est aussi la mémoire du cœur, et rien ne nous fait plus de bien que de nous connecter à cet organe vibrant.

Quels sont les effets de la gratitude sur le bien-être ?

Shankland rapporte qu’une méta-analyse a réuni près de 50 études sur la gratitude, réunissant de 4 000 participants et démontrant que la gratitude est l’un des moyens les plus efficaces pour améliorer son bien-être sur différentes échelles :

La santé physique

La gratitude réduit le stress, et avec lui tous les risques d’inflammation terreau de toutes les maladies . La gratitude améliore également la vitalité , la qualité du sommeil, et booste le système immunitaire .

La santé mentale

La gratitude est un rempart contre la dépression en nous faisant prendre conscience des aspects positifs de notre vie. Les émotions qui s’accompagnent permettent de mieux s’accepter, d’accueillir la vie sans chercher à la planifier en plus de développer un sentiment d’autonomie.

A l’Hôpital général du Massachusetts à Boston, le médecin Jeff Huffman a mis en place des pratiques de gratitude auprès de ses patients à risque suicidaire qui se sont révélées très bénéfiques. Ses patients ont retrouvé un degré d’optimisme et réduit leur désespoir et l’envie d’un passage à l’acte fatal.

Le bonheur collectif

La gratitude réchauffe les cœurs et procure un sentiment d’appartenance plus solide et tangible que ne le fera jamais la politesse. La gratitude permet de développer des comportements altruistes et prosociaux, reposant sur la confiance, la proximité et le soutien. Et comme toutes les émotions qui nous font du bien, nous la recherchons activement une fois que nous y avons goûtée.

L’écrivain américain William Arthur Ward n’exagérait donc pas quand il affirmait que la gratitude pouvait transformer notre routine en jour de fête. Ne nous contentons pas de le croire, testons et observons autour de nous quels cadeaux la vie, à travers les autres, nous a fait. Nous verrons alors si Noël peut durer plus qu’un jour.

Source : Rébecca Shankland, Les pouvoirs de la gratitude, éditions Odile Jacob, 2016
écrit par

Amal Dadolle

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