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Comment s’ouvrir au moment présent?

  • mis à jour le mardi 8 octobre 2019
  • 4 Min de Lecture

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Moment présent

Le mental : le coté obscur de la personnalité

Le mental vs le moment présent

Nombreux sont les ouvrages consacrés au pouvoir du moment présent . Il apaise nos angoisses, nos frustrations et nos jugements. Notre négativité laisse place à une paix intérieure et à une reconnexion à soi, nos besoins et désirs.

Vivre dans le présent ici et maintenant est donc magique, en plus d’être gratuit et accessible à tout âge.

Alors pourquoi ne vivons-nous pas perpétuellement dans l’instant présent ? Pourquoi est-ce aussi difficile de saisir « l’ici et maintenant » ? Certainement parce que cela nous demande un effort quasi insurmontable, celui d’arrêter de vivre dans notre tête envahie de pensées peureuses, toxiques, superficielles et redondantes. Elles sont les fruits du mental , père nourricier de notre ego et le Dark Vador de la spiritualité comme le définit Galdric Lhéritier.

Galdric Lhéritier, le scaphandrier

Dessinateur dans la publicité, le packaging, la BD et le monde de l’édition, Galdric Lhéritier a connu, comme n’importe lequel d’entre nous, son lot de souffrances et de mal-être. Raison pour laquelle il s’est mis en quête de réponses pour comprendre comment vivre plus heureux. Comme nombres de chercheurs, il a appris que s’ouvrir au moment présent était la clé pour sortir de son marasme. Une tâche loin d’être évidente !

Pour réussir à transmettre une idée, il faut savoir choisir les bonnes images, sélectionner les bons termes. Un défi d’orfèvrerie que Galdric Lhéritier a su relever en prenant comme symbole du mental l’image du scaphandrier.

« Comme chaque matin le Scaphandrier se lève persuadé d’avoir toujours été un scaphandrier, sa vraie nature. Il a vaguement la sensation d’être à l’étroit dans sa vie et d’étouffer dans son travail, et de ne pas être compris, et d’être ignoré, et de se sentir seul, et de ne pas avoir accès au monde, et de se noyer dans les larmes de son propre désespoir, et …, et…

Son scaphandre bien sûr le protège des intempéries…mais le rend étanche aux émotions que pourrait lui procurer le monde extérieur. Derrière son verre mal dégrossi, il déforme tout ce qu’il croit voir, toucher, sentir ou entendre. »

Cette petite introduction du mental décrit l’état d’esprit dans lequel nous vivons quand nous sommes sous son emprise. La vie est triste, terne, frustrante. Alors comment s’en dégager ? En apprenant, dans un premier temps, à reconnaitre les armes de notre Dark Vador intime.

Comment sortir de son mental et vivre le moment présent ?

Suis-je un Scaphandrier ?

Puisque le mental n’est pas une personnalité physique, nous ne pouvons bien sûr pas le voir, en revanche nous pouvons le reconnaitre grâce à ses armes.

« Panoplie complète du parfait scaphandrier (en vente dans toute société de consommation) :

  • Casque bien hermétique, idéal pour retenir les pensées et les faire bien mariner ; empêche l’intuition de s’infiltrer.
  • Doté d’un hublot unique pour rétrécir le champ de vision et d’un filtre parasite auditif.
  • Collerette : permet de renforcer la séparation du corps et de la tête afin de pouvoir fonctionner indépendamment et sans concertation. Accentue les maladies d’une part et les migraines de l’autre.
  • Les gants garantissent une insensibilité totale.
  • Les genouillères permettent de se lamenter et de faire pénitence à genoux. Pour jouer à la victime. Usage régulier voire professionnel.
  • Chaussures lestées pour être sûr de toucher le fond et d’y rester.

Totalement hermétique au monde extérieur :

  • Le tout renforce la lourdeur d’esprit et de corps
  • Empêche les maladies et symptômes divers de s’échapper en les maintenant à température idéale d’incubation. »

Si vous possédez un ou plusieurs de ces articles, c’est que vous êtes bien un scaphandrier.

La conjugaison du mental

Une des clés très importantes pour savoir exactement quand nous sommes dans le mental ou non, c’est de prendre conscience de la conjugaison de notre pensée. Pensons-nous présent, passé, futur ?

Pensez-vous à votre déclaration d’impôts pendant que vous flânez dans une libraire ? Stop, vous vous inquiétez pour vos obligations futures.

« S’inquiéter, c’est se projeter. Se projeter, c’est rater de vivre l’instant. »

Pensez-vous à hier, quand vous avez été trop sec avec votre enfant ? Stop, vous êtes dans le passé des regrets, et vous ressassez.

Pour se rendre compte que l’on patauge dans le mental, c’est donc aussi simple qu’efficace : ou vous vous inquiétez pour un futur hypothétique ou vous regrettez ce qui ne peut être changé.

Cette petite combine pour reconnaitre la marque de fabrique du mental n’empêchera pas le mental d’exister : il va falloir être constamment vigilant.

Des efforts constants mais payants

Rome ne s’est pas bâtie en un jour. Et bien, il en sera de même pour ce qui est de vivre l’instant présent. La persévérance est de mise, et explique pourquoi les écoles spirituelles ont mis l’accent sur la respiration et la méditation de pleine conscience  au centre de leurs discours.

« Lorsque je me lève, je reste vigilant. Mon yoga, ma méditation sont de chaque minute, chaque seconde, car je dois revenir à moi aussi souvent que possible. Et tant pis si je suis resté « inconscient » dix minutes, trois heures ou toute la journée. Petit à petit, je vais gagner en clarté, en espaces d’ouverture. »

La persévérance et la patience sont des qualités qu’il vous faudra donc cultiver pour ne plus vous noyer dans le mental. Si, un jour, celui-ci prend trop de place, si votre attention est trop dissolue, voici une petite astuce pour arrêter de vous prendre la tête :

Quand les pensées sont trop puissantes, qu’elles vous aimantent tellement vous les aimez, et bien vous aurez beau vous débattre pour vous en débarrasser, elles vous colleront d’autant plus à la peau. Le mental ne se libère pas de lui-même. Impossible de méditer ou de mener une activité intellectuelle ? Je vous propose d’aller faire un peu de ménage et de rangement. Pas dans votre tête. Laissez la tranquille. Sortez l’aspirateur, l’éponge et les chiffons, surtout si vous n’avez pas l’habitude de le faire. Effet bénéfique assuré, curieusement !

Source : Galdric Lhéritier, « Le scaphandrier apprend à s’ouvrir au moment présent », Editions Bussière, 2018
écrit par

Camille

Savoir être

Lâcher-prise

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